REMARQUES LIMINAIRES

Première : ce que je présente ici, c’est l’évolution réelle d’une psychologie. Ce sont les descriptions de ces instants privilégiés de la vie que, curieusement, parmi les milliers d’autres, nous conservons en mémoire. Et je me suis efforcé de les faire avec la plus grande exactitude, soit dans l’état d’esprit où, alors, je me trouvais. C’est pourquoi, par exemple, si tout sera bel et bien replacé dans son cadre, en revanche, ne sera donné aucun renseignement qu’à ce moment-là, j’ignorais.
Deuxième : de cette façon, si des intrigues se mêlent à ce récit, c’est tout à fait involontairement. Et ce ne peut être qu’en relation avec des questions que je me suis moi-même posées, ou avec des questions qu’en conséquence des faits racontés, le lecteur veut bien se poser.
Troisième et dernière, enfin : de même, si sont apportés, ici, des faits utiles, à tous les points de vue, pour la connaissance de l’époque d’alors, c’est encore sans le vouloir, c’est indirectement. Ce n’était pas le but, même si, pour autant, c’est un des intérêts de ce qui suit.

Par ailleurs, il peut sembler curieux que j’ai eu des souvenirs si lointains. En fait, je crois qu’il en est de même pour tous. Mais, généralement, on ne cherche pas à les retenir puis, ensuite même, à les noter.

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