Des - 7 000 000 aux - 3 000 000

DÉSORMAIS : DES ANTHROPIENS -
Bien comprendre dès l’abord qu'avec les anthropiens,
. . va se substituer de plus en plus à l’hormonal, le cérébral.

CONDITIONS CLIMATIQUES -
Des - 7 000 000 aux - 6 000 000 : réchauffement en général.
Des - 6 000 000 aux - 5 400 000 : refroidissement en général.
Des - 5 400 000 aux - 4 000 000 : réchauffement en général.
Des - 4 000 000 aux - 3 500 000 : refroidissement en général.
Des - 3 500 000 aux - 2 800 000 : réchauffement en général.

ANTHROPOMORPHOLOGIE -
Ces anthropiens -
1t, sauf exceptions, ils sont petits, 1,30 environ.
2t, ils sont encore velus.
3t, vu l’appréhension des disettes, ils se font, si possible, rebondis,
. . et les femmes sont d’autant plus appréciées qu’elles sont d’autant plus replètes.
4t, ils sont devenus plantigrades permanents et aptes à la course.
. . Pourtant, éventuellement, ils grimpent aux arbres
. . . . et déjà, en zones équatoriales, du fait de la présence de grands carnivores,
. . . . chaque soir, pour y dormir dans une couchette de leur fabrication.
5t, ils meurent souvent ou enfant ou jeune
. . et, adultes, ils ne dépassent guère les 40 ans,
. . le tout à cause du manque de soins, des famines, des carnivores, des guerres.

ENVIRONNEMENT -
De toute façon, 1ère nécessité : la proximité d’un point d’eau.
En zones équatoriales et tempérées, ils vivent en forêts.
Pour ne pas avoir à se préoccuper de leurs arrières,
. . généralement, ils ont adossé leurs habitats à des falaises de vallées encaissées.
Dans les autres zones climatiques, leur environnement ne devait guère différer
. . de celui de l’Inuit ou de celui de l’aborigène namibien ou australien originel.

ORGANISATION SOCIALE -
Ils se sont certainement réunis en petits groupes de plusieurs générations.
Mais, de temps à autres, de tels groupes ont dû s’aborder
. . pour s'échanger des femmes.
Hiérarchie -
Sur gestes, mimiques : ententes diverses, notamment sur la chasse quotidienne.
Là était écouté le reconnu comme le plus rusé.
Là ètait apprécié le reconnu comme le plus fort.
Biens, femmes, enfants communs.
. . C'était les mœurs des bonobos.
. . Ce sera celles des Bigards, Turlupins, Anabaptistes et autres.
. . Les désirs sexuels, des hommes au moins, étaient devenus permanents.

NOTIONS -
Comme les animaux au moins, ils n’ont pas attendu Aristote pour raisonner logiquement.
Cependant, étant donné la diversité de leur chance à la chasse, ils en étaient sans doute arrivés
. . à la notion de faste et de néfaste, de bon sort et de mauvais sort.

TECHNIQUES ET ÉCONOMIES -
Dans la mesure où le temps qu’il faisait le leur permettait,
. . les hommes chassaient quotidiennement, en groupe ou non,
. . . . à l’affût, encerclant ou d’autres façons,
. . . . à l’aide de massues, de bâtons, de sagaies, bâtons rigides et appointis.
Ici non plus, comme les animaux au moins, ils n’ont pas attendu Archimède pour faire levier.
. . Simplement ils en ignoraient le principe et, donc, n’agissaient pas forcément rigoureusement.
. . De même, bientôt, n’auront-ils pas attendu de connaître le principe du cisaillement
. . . . pour affûter leurs outils.
En somme ils s'adonnaient sans doute déjà au bricolage d'entretien.
Et, dans la même mesure où le temps qu'il faisait le leur permettait,
. . et dans celle, aussi, où leur laissait du temps libre le souci des enfants,
. . les femmes cueillaient des fruits, déterraient des plantes.
. . En zones tempérées, en vue de l’hiver, elles faisaient des provisions
. . . . de châtaignes, noix, noisettes, etc.
. . . . De gros fruits évidés leur servaient de récipients.
Donc : de l’aléatoire.
. . Aussi, assez souvent : des crises de subsistance, disettes, voire famines.

PRATIQUES FUNÉRAIRES -
À la mort de l’un d’entre eux, comme déjà maints animaux : veille, "enterrement" sommaire.

DIVERTISSEMENTS -
Au retour de bonne chasse : festin, liesse, cris d’allégresse.

PRAGMATIQUE
Déjà, comme chez les animaux, certains ont dû se montrer inventifs, novateurs.
. . Mais aussi, comme souvent, ceux-ci ont dû avoir bien du mal à se faire entendre.
. . Ils ont même dû souvent être bafoués.
Peut-être, dès cette époque, a-t-on généralement compris qu'il ne faut jamais croire,
. . qu'il faut, au contraire, toujours douter et s'assurer.

ÉTHIQUE -
Peut-être alors, déjà, certains se sont-ils rendu compte
. . que d’autres étaient moins actifs, moins courageux, moins audacieux qu’eux-mêmes
. . et, donc, qu’ils profitaient d’eux,
. . tirant au flanc,
. . se montrant lymphatiques, mollassons, paresseux, fainéants,
. . ayant une trop forte tendance à se ménager, à s’écouter, à se laisser vivre,
. . aimant un peu trop se reposer, se prélasser, se la couler douce.
Et ils les secouaient.
Peut-être alors aussi, comme chez les animaux au moins,
. . existaient "entr’aides", réconforts mutuels.
Peut-être même alors, apparut la conscience morale,
. . à savoir la consciensce que l'acte et sa récompense ou sa punition
. . . . n'étaient pas forcément liés l'un avec l'autre,
. . la mauvaise conscience devenant ... remords,
. . la bonne, ... bonheur de vivre ... .

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