Des - 4 000 000 000 aux - 1 000 000 000

SUR TERRE AU MOINS, VERS LES - 3 400 000 000 PEUT-ÊTRE -
Les conditions physiques étant devenues favorables,
les composés chimiques carbonés, qui s’étaient complexifiés,
. . eurent l’idée d’une individualité et d’une pérennité plus sûres.
Et c’est ainsi qu’ils en arrivèrent à des acides aminés catalysant leur propre formation.
Alors ceux-ci, entre eux, ont décidé de se combiner.
. . Et ils sont devenus des protéines,
. . . . certaines sachant procéder à leur autoréplication.
. . . . C’est à dire déjà, ici, le désir de survivre après sa mort, d’avoir une progéniture.
Et ces protéines ont tant et si bien fait qu’elles ont créé les prions que nous connaissons.
. . Mais elles ont dû, pour ce faire,
. . . . et réussir des réactions chimique nécessitant des conditions physiques particulières,
. . . . et stopper la transmutation du C14,
. . . . et faire disparaître la chiralité des molécules,
. . . . et faire que les acides aminés ne dévient désormais la lumière qu’à gauche,
. . . . . . et les sucres d’ADN, qu’à droite.
Elles avaient créé la 1ère sorte de protistes.

VERS LES - 3 300 000 000 PEUT-ÊTRE -
Le prion se mit en route pour le virion,
. . qui comprit très vite les avantages du parasitisme.

VERS LES - 3 200 000 000 PEUT-ÊTRE -
Les virions se firent archées.
. . Ce n’étaient que des procaryotes, à savoir des cellules dépourvues de véritable noyau.
. . Pourtant elles réussirent à vivre dans les milieux les plus néfastes,
. . . . sursalés, ultrasulfurés, extrêmement chauds ou autres.
. . Et certaines surent même profiter de l’énergie solaire.
. . D’autres, des avantages de la symbiose,
. . . . ainsi la nanoarchée équitante avec l’archée ignicoccus.
Alors allaient se développer des fonctions
. . qui, en fait, remontaient aux 1ères entités
. . mais qui, dorénavant, allaient éclater au grand jour,
. . la fonction organisation qui aboutit aux systèmes endocriniens et nerveux,
. . . . mais, déjà, l’ADN, par l’ARN, envoyait des messages,
. . la fonction appropriation de matériaux et d’énergie,
. . la fonction redistribution
. . . . de l’eau de mer dans tout le corps via la nymphe puis, aussi, des vaisseaux,
. . la fonction mise en réserve,
. . la fonction élimination,
. . la fonction locomotion et préhension
. . . . (les anthropiens : environ 800 muscles fixés à quelque 200 os),
. . la fonction prévention et défense,
. . la fonction reproduction.
Au début, nombre de ces fonctions ne sont le fait que de la seule enveloppe.
. . Mais tout se diversifia.
. . Cependant, par exemple, une anguille, l’eptatitrus, se nourrit encore par la peau.
. . Et, chez l’anthropien actuel même, il reste des organes vestiges de ces fonctions :
. . . . les pores par quoi aussi il respire,
. . . . le tissu graisseux où aussi il emmagasine,
. . . . les glandes sudoripares par quoi aussi il élimine.
Ainsi ce directoire endocrinien et nerveux, tels les maîtres de la Chine ou de l’Inde actuelles,
. . finit par se retrouver à la tête d’une usine d’un milliard d’ouvriers et plus ... .

VERS LES - 3 100 000 000 PEUT-ÊTRE -
Et les archées se firent bactéries.
Celles-ci n’appliquent peut-être pas mathématiquement le principe des leviers (Fxl = Lxf)
. . mais, du moins, elles le connaissent et l’appliquent pratiquement.
Aussi, certaines se sont mises à émettre
. . de la lumière (comme le phosphore, du reste)
. . et des molécules-signaux.
Certaines pensèrent à se déplacer grâce à une flagelle ou plusieurs.
Les coccis trouvèrent bien de se regrouper.
. . Les bactéries amibes acrarialées, de s’agglomérer.
. . D’autres, de former des biofilms.
Une d’entre elles au moins a eu l’idée de vivre en symbiose,
. . ce avec le protozoaire rhizopode amibe.
Certaines se sont mises à fournir aux légumineuses de l’azote contre du glucose.
Quelque 200 espèces ont cru bon de vivre dans les intestins des mammifères.
Elles disposent toutes de molécules signaux.
Et, toutes, dans leur ensemble, comme leurs ancêtres, au demeurant,
. . ont réussi à traverser sans disparaître une multitude d’intempéries, de cataclysmes.
. . Elles ont inventé ou conservé, face à ceux qu’elles pensent nuisibles,
. . . . l’irritabilité, l’esprit de fuite.
. . Et, contrairement à tous les êtres qui sont venus ensuite, sinon, quelque peu, aux plantes,
. . . . pour résister aux dessiccations, aux élévations de température,
. . . . elles ont découvert la transformation en spores, en kystes.
Puis, pour survivre après leur mort, elles ont eu l’idée de la bipartition, de la scissiparité.
Et, tout de même aussi, elles essayaient de la retarder, cette mort.
. . Des chercheurs de l’université 2 de Boston ont observé
. . . . que des euchérichias se regroupaient autour de leurs congénères stressées
. . . . leur sauvant la vie ... .

VERS LES - 3 000 000 000 -
Le glucose venant à manquer, certaines bactéries découvrirent la photosynthèse.
. . Elles constituaient la 2ème sorte de protistes, les protophycées.
Beaucoup, pour mieux se déplacer, adoptèrent déjà la flagelle, une godille, en somme.
. . La diatomée, la poussée d’eau dans des canaux internes, le principe de la réaction, en somme.
. . D’autres, pour flotter, se constituèrent des vacuoles gazeuses, des bouées, en somme.
Les chlorophycées pensèrent à s’assembler entre elles.
. . Les cyanophycées, en filaments ou lames.
. . Les diatomées, autour d’un ancien.
Certaines s’incorporèrent à des éponges, leur apportant des substances carbonées
. . contre divers autres aliments.
Les diatomées pensèrent à orner finement leur coque.
Pour survivre à leur mort, elles se reproduisirent tant par spores que par œufs,
. . et tant alternativement que simultanément.
Et elles ne s’en tinrent pas là :
. . elles réussirent à se démultiplier en se maintenant en un même corps.
. . Elles étaient devenues des pluricellulaires, des phycées, des végétaux.

VERS LES - 2 700 000 000 -
Certaines bactéries, pour profiter de l’oxygène nouvellement apparu.
. . se fabriquèrent des organes respiratoires.
. . Elles étaient devenues des aérobactéries.

VERS LES - 2 500 000 000 -
Certains protistes, pour se nourrir, se tournèrent vers les corps en décomposition.
. . Ils étaient devenus les saprophytes qui, vers les - 600 000 000, furent les champignons.
. . Quelques-uns de ceux-ci, clitocybe, agaric, xylaire, émettent de la lumière.
. . D’autres, afin que leurs organes de reproduction ne soient pas mangés, inventèrent le poison.
. . D’autres ont trouvé bien de s’associer quand même à des photosynthétiseurs,
. . . . leur apportant de l’eau contre des nourritures consistantes.
. . . . Ils étaient devenus les lichens.
. . D’autres s’arrangèrent avec diverses espèces végétales,
. . . . jusqu’à 80% d’entre elles au moins, actuellement,
. . . . leur fournissant eau, sels minéraux, possibilité d’être terrestres, réseau de solidarité
. . . . . . contre des matières carbonées.
. . . . C’était vers les - 400 000 000.
. . D'autres, enfin, ont même fait de diverses bactéries des organites.

VERS LES - 2 000 000 000 -
Certains saprophytes réussirent à ingérer des corps non décomposés.
. . Ils étaient devenus une 3ème sorte de protistes : les PROTOZOAIRES, les premiers animaux.
. . Incroyablement, à l’époque de la reproduction, les mycétozoaires ont déjà pensé à se colorer.
. . La plupart des rhizopodes s’agencèrent des pseudopodes, protubérances de leur corps
. . . . leur permettant de se déplacer, de saisir des proies.
. . . . Les rhizopodes amibiens arcelles ont eu l’idée de se gonfler une bulle gazeuse dans le dos
. . . . . . pour arriver à se retourner sur le ventre.
. . La plupart des actinopodes radiolaires se fabriquèrent des squelettes très décoratifs.
. . . . Certains actinopodes héliozoaires ont eu l’idée de se protéger d’un squelette externe.
. . Les flagellés se sont munis d’un flagelle ou de plusieurs.
. . . . Certains flagellés sont photosynthétiseurs. D’autres sont chasseurs.
. . . . . . D’autres sont des parasites. D’autres sont symbiotiques.
. . . . Les flagellés se multiplient par bipartition excepté certains qui sont sexués.
. . . . Les noctilucidés et divers péridiniens émettent des scintillements
. . . . . . qui rendent parfois des mers phosphorescentes.
. . Les ciliés, pour mieux coordonner les fonctions de leurs organes,
. . . . ont voulu se doter de fibres nerveuses transitant un influx nerveux.
. . . . Et, pour se déplacer et capturer leurs proies, disposer de cils vibratiles.
. . . . Cependant les ciliés soleils attaquent parfois en troupe des larves.
. . . . En outre, nombre d’espèces ont préféré se faire parasites.
. . . . Certains, pour se dissimuler, ont réussi à prendre la forme des objets alentour.
. . . . Certains ont eu l’idée
. . . . . . de se blottir dans des habitacles en forme de tube, d’entonnoir, de pot.
. . . . Les stentors et les vorticelles se sont regroupés en colonies formant des voiles laiteux.
. . . . Enfin, tous, pour se reproduire, ont adopté la conjugaison sexuée.
. . Les acinétiens sont aussi ciliés, mais à l’état de larve seulement.
. . . . À l’état adulte, ils se sont pourvus de tentacules et d’un pédoncule qui les fixe au sol.
. . . . Ils savent paralyser leurs proies.
. . . . Mais la plupart sont des ectoparasites.
. . . . Comme les ciliés, ils ont adopté la conjugaison sexuée,
. . . . . . mais quelques-uns y ont ajouté le bourgeonnement.

VERS LES - 1 000 000 000 -
Certains protophytes, certains protozoaires ont eu l’idée
. . de se diviser en plusieurs cellules restant dans un même corps.
. . Ils étaient devenus des pluricellulaires métaphytes ou métazoaires.

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