De l'infiniment passé aux -13 700 000 000

HYPOTHÈSE -
Vers les 1827 :
. . "Objets inanimés, avez-vous donc une âme
. . . . qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?".
. . . . Alphonse de Lamartine, "Harmonies", 3,1, "Milly", 15-16.
Vers les 1853 :
. . "Homme, libre penseur, te crois-tu seul pensant
. . . . de ce Monde où la vie éclate en toutes choses ?
. . . . Respecte dans la bête son esprit agissant.
. . . . Chaque fleur est une âme à la nature éclose.
. . . . Un mystère d’amour dans le métal repose.
. . . . Tout est sensible et tout sur ton être est puissant.".
. . . . . . Gérard de Nerval, "Petits châteaux de Bohème", 3, "Vers dorés".
Vers les 1946 :
. . "Patron, regarde : les pierres, elles vivent !",
. . . . s’exclama l’ouvrier voyant ce qu’il avait heurté dévaler le versant,
. . . . . . dans "Alexis Zorba" de Nikos Kazantzakis.
Certes ces personnages n’étaient pas des philosophes.
. . Ils n’étaient que des poètes.
. . Mais, vers les - 500 déjà, Pythagore s’exclamait "Eh quoi, tout est sensible !"
. . Et vers les - 340, Aristote affirmait, généralisant Platon, (tous 2 faisant une erreur d’ailleurs)
. . . . que toute chose était une potentialité de l’Acte pur.
. . . . . . (Une erreur, parce qu’il y a incompatibilité totale entre l’infinivers et cet Acte pur.
. . . . . . Celui-ci est la seule spiritualité, celui-là, toute la matérialité, expliquée par cette spiritualité.)
Donc tout serait doté d’un psychisme ?
. . Déjà, il est généralement admis que les animaux et les plantes mêmes en disposent.
. . En revanche, pour ce qui est des entités physiques : guère.
. . Et on ne l’accepte pas pensant généralement que tout s’explique ici
. . . . par un simple enchaînement de causes purement physiques elles-mêmes.
Voyons ce qu’il en est.
D’abord : qu’est-ce qu’une entité ?
. . Me semble-t-il, essentiellement un regroupement de composantes.
. . . . À partir de l’infiniment petit, être, c’est se regrouper.
. . Donc reste une question : qu’est-il nécessaire pour qu’il y ait regroupement ?
. . La 1ère réponse qui arrive alors le plus souvent : le hasard.
. . Or qu’est-ce que le hasard ?
. . Le hasard, somme toute, c’est, hors toute intention,
. . . . la rencontre, la coïncidence, la concomitance de plusieurs mouvements de choses.
. . Alors il faut en venir à la cause de ces mouvements.
. . Bien sûr, existent des automatismes, des tics.
. . . . Mais le machinal, le mécanique, le spontané ont aussi une cause.
. . . . Simplement, nous n’en avons pas conscience ou ne la comprenons pas
. . . . . . et ce, le plus souvent parce que le geste est involontaire, habituel.
. . De toute façon, c'est un principe rationnel admis que tout a une cause.
. . Mais à vrai dire, ce qu’il faut comprendre aussi,
. . . . c’est que le processus à parcourir pour en arriver à un regroupement
. . . . . . implique déjà l’existence d’un regroupement.
. . . . Toutefois, comme il est impossible de résoudre ce mystère de l’infini,
. . . . . . nous en viendrons d’emblée à la description de ce processus.

PROCESSUS PROPOSÉ -

D’ABORD DOIT EXISTER UNE CAUSE FINALE PREMIÈRE -
Répulsivement, ce peut être
. . de l’odieux, de l’abominable, de l’atroce, de l’exécrable,
. . de l’horrible, du haïssable, du répugnant,
. . l’ennemi juré, du détestable, du repoussant,
. . du répulsif, du déplaisant, de l’indésirable,
. . ce qui ne nous pas plaît pas tellement.
Ce peut aussi n’être rien pour nous.
Et impulsivement, ce peut être
. . une "attraction", un attrait, ce qui pousse à ... , ce qui digue, un charme.
. . Dans le domaine des mathématiques,
. . . . c’est le point final positif de la pente, de l’inclinaison.
. . Dans le domaine gravitationnel,
. . . . c’est le futur point de chute,
. . . . . . tant des pierres que nous lançons que des ballets astronomiques.
. . Dans le domaine nucléaire,
. . . . c’est le nucléon visé.
. . Dans le domaine de l’électromagnétisme,
. . . . c’est l’endroit le moins négativement chargé,
. . . . ce sont les mouillures, les gouttes, les roches, les cristaux.
. . Dans le domaine du corporel,
. . . . c’est la survie.
. . Dans le domaine social,
. . . . c’est l’autre.
. . Dans le domaine psychique,
. . . . c’est tout ce qui va être dit au paragraphe suivant.
. . Dans le domaine sensoriel,
. . . . c’est la beauté.
. . Dans le domaine intellectuel,
. . . . c’est la vérité.
. . Dans le domaine de la technologie,
. . . . c’est un objet.
. . Dans le domaine économique,
. . . . ce sont les biens à acquérir, à épargner,
. . . . ce sont les débouchés, les "filons", les "intérêts", ... .

ET, FACE À CET OBJET, NOUS ADOPTONS UN CERTAIN SENTIMENT.
Ou nous l’abominons, l’abhorrons, l’avons en horreur, l’exécrons.
. . Nous nourrissons pour lui une haine féroce. Nous le vouons aux Gémonies.
. . Nous le haïssons. Nous le honnissons. Il nous répugne. Il nous fait horreur.
. . Nous n’en supportons pas l’idée.
. . Il nous sort par les trous de nez. Nous le débèquetons. Nous l’avons dans le nez.
. . Nous ne pouvons le voir (même) en peinture. Nous ne pouvons l’encadrer.
. . Nous ne pouvons pas le sentir, le blairer, le piffer.
. . Il ne nous inspire que du dégoût. Nous ne pouvons le gober. Nous le détestons.
. . Il nous déplaît souverainement.
. . Nous n’en voudrions pas pour un empire, pour tout l’or du monde.
. . Nous y somme hostiles. Nous l’avons pris en grippe. Il ne nous revient pas.
. . Nous lui battons froid. Nous témoignons pour lui de la froideur.
Ou il ne nous fait ni chaud ni froid, nous laisse indifférent.
Ou nous ne sommes pas chauds pour lui. Il n’est pas notre tasse de thé.
. . Nous ne nous en ressentons pas. Nous n’y tenons pas.
Ou nous y sommes sensibles.
. . Nous en sommes désireux. Il nous paraît plaisant, à notre goût. Il nous goûte.
. . Nous en sommes amateurs. C’est notre "fantaisie". Il nous tente.
. . Nous le trouvons appétissant, alléchant, affriolant. Nous en sommes devenus friands.
. . Nous en avons envie, l"aimons", le prisons, l’affectionnons.
Et voilà que nous en sommes férus, pris d’un intérêt passionné, sommes axés sur lui.
. . C’est devenu notre pôle d’attraction. Nous nous sommes laissés prendre au jeu.
. . Il nous accroche, nous branche, nous fait craquer.
. . Nous en sommes des fervents. Nous en sommes "chipés".
. . Nous le chérissons, nous l’Aimons, nous l’"adorons".
. . Nous en sommes démangés. Nous en raffolons.
. . Il nous passionne, nous enthousiasme, nous ravit, nous enflamme, nous fascine, nous exalte.
Et, même, nous en sommes devenus follement Amoureux, épris.
. . Nous en "raffolons". Nous en sommes devenus fous. Nous en sommes pris d’une passion folle.
. . Nous l’Aimons à la folie jusqu’à se languir, pleurer.
. . Nous en sommes en mal, avides jusqu’à en mourir, en crever d’envie.
. . Nous en sommes devenus des fanatiques, des fanas, des fan’s, des assoiffés,
. . . . des mordus, des tordus, des accros, des inconditionnels,
. . . . des fêlés, des cinglés, des givrés, des dingues, des foldingues, des enragés, des ravagés.
. . Nous n’avons désormais qu’une seule idée en tête et qui absorbe toute notre pensée.
. . Nous ne nous commandons plus.

"SUBSTANTIVEMENT", CELA DONNE -
Répulsivement -
. . L’"abomination". L’exécration.
. . La haine implacable, sans merci. L’extrême aversion. Le dégoût farouche.
. . La haine ordinaire. La répugnance. La répulsion. Le dégoût simple.
. . L’antipathie. L’aversion ordinaire.
. . L’inimitié.
Ni répulsivement, ni impulsivement -
. . La désaffection. La froideur.
. . L’indifférence.
Impulsivement -
. . L’intérêt que nous portons à ... .
. . Le goût simple pour ... . L’amateurisme.
. . La sympathie de la moins à la plus chaleureuse. L’amitié. L’affection.
. . Le coup de cœur pour ... . Le feu de paille.
. . La fouée. L’"effouque". La foucade.
. . Le goût prononcé pour ... . L’amour.
. . L’enthousiasme. L’emballement. L’engouement.
. . L’Amour. L’exaltation.
. . La passion, de la moins à la plus torride, dévorante, qui nous emporte.
. . L’"adoration". Le feu sacré.
. . La monomanie. L’obsession.
. . Le blocage. La polarisation. La focalisation. La fixation. L’idée fixe.

ET QUELS SONT LES PULSIONS QUI MÈNENT À CES SENTIMENTS-LÀ ?
AUTREMENT DIT, QUELS SONT LES CAUSES EFFICIENTES PREMIÈRES ?
Ce peut être,
soit une répulsion plus ou moins vive.
. . L’abjection.
. . L’hostilité.
Soit ni une répulsion ni une impulsion.
. . L’apathie.
Soit une impulsion plus ou moins pressante, irrésistible.
. . Un désidérata.
. . Une passade. Un souhait.
. . Un désir simple. Une fringale. Un élan passager.
. . Un vœu.
. . Une inclination. Une tendance. Un penchant. Une attirance.
. . Un besoin simple. Une aspiration.
. . Un "souci". Une "fibre".
. . Une envie folle que nous nous tapons de ... .
. . Un désir impérieux, brûlant, éperdu.
. . Une "fièvre" de ... . Une "soif" de ... .
. . Un élan impétueux.
. . Une "fureur" de ... . Une "rage" de ... .
. . Un besoin incompressible, incoercible duquel nous sommes la proie.
. . Une addiction. Une dépendance.

ET POUR QUELLES RAISONS ?
La conservation de nous-mêmes, présentement : la faim, la soif, l’"appétit" -
La conservation de nous-mêmes après notre mort : l’amour, l’Amour -

ET EN QUOI CONSISTENT CES CAUSES ?
En du semblable -
. . "Qui se ressemble, s’assemble."
. . "Dis-moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es."
. . La 1ère règle de l’Amour -
En du différent -
. . Avoir autre chose -
. . . . Le goût de la nouveauté, de l’aventure, le charme du dépaysement ... .
. . Être autrement -
. . Être autre chose -
En du contraire -
. . Le 2ème principe de la thermodynamique -
. . La 2ème règle de l’Amour -
Le tout selon la dialectique hégélienne : thèse, antithèse, synthèse.

ET REPRÉSENTATION DE CES PULSIONS ?
Pour tous : un vecteur.
. . L’origine : la pulsion nulle.
. . Le sens : négatif, vers l’abjection, positif, vers l’addiction.
. . La longueur : l’intensité.
. . La direction : le domaine en question.
 
ET NOUS NOUS METTONS À RÉVER,
non pas tellement du rêve de l’endormi
mais, surtout, du rêve de l’éveillé.
Notre imagination peut rester calme.
Mais elle est, le plus souvent, débordante, débridée.
. . Elle est alors vraiment "la folle du logis".
. . Des "idées" de toutes sortes nous trottent dans la tête.
. . Nous gambergeons de belle façon.
. . Nous inventons les plus grandioses extravagances.

MAIS IL SE PEUT QU’ALORS, NOUS NOUS POSIONS DES QUESTIONS.
Et nous délibérons, pesant sérieusement le pour et ce contre.
Et pointent la perplexité, la circonspection.
Et nous passons peu à peu du flou, du vague au clair, au net.
. . Nous nous expliquons de mieux en mieux la situation où nous nous trouvons.
Et nous organisons le futur.

NOUS FORMONS DES PROJETS.

ET NOUS NOUS APERCEVONS QUE CERTAINS SONT IRRÉALISABLES.
Ainsi celles auxquelles s’oppose la mort.
. . Le pauvre enfant de "La mort du Dauphin", un des récits des "Lettres de mon moulin",
. . . . ouvrage d'Alphonse Daudet, des 1867,
. . cet enfant, donc, fut complètement bouleversé de s'apercevoir
. . . . qu’étant fils d’un roi absolu, il ne pouvait rien là-contre.
Ainsi celles qui relèvent de l’impossibilité de l’ubiquité.
Ainsi en droit, les entachées d’empêchements, les rédhibitoires, les dirimantes, ... .
Ainsi les cas de force majeure.
Ainsi les "Il n’y a pas de danger que ... .", les "Nous aurons beau ... .".
Ainsi celles dues à notre inaptitude, incapacité, incompétence, ... .
Ainsi celles dues au fait que nous ne sommes pas à la hauteur, fichus de ... , foutus de ... .
Ainsi celles dues au fait
. . que "nous n’avons pas 4 bras",
. . que nous n’en pouvons mais, plus,
. . que nous sommes à bout de souffle, au bout du rouleau,
. . que nous sommes invalides, impotents, voire asthéniques, atteints de cachexie,
. . . . particulièrement à cause de l’âge. "Si vieillesse pouvait, ... , si jeunesse savait, ... .",
. . . . . . réflexion déjà connue au moins dès les 1850 et en Russie,
. . . . . . . . puisque Léon Tolstoï la cite dans "Jeunesse" contant sa visite chez Dmitri.
Ainsi, enfin,
. . parce que d’autres nous mettent des bâtons dans les roues,
. . parce que, pour toutes sortes de raison, nous sommes corsetés.
Bien sûr, on dit "À cœur vaillant : rien d’impossible.", "Vouloir, c’est pouvoir.".
. . Et, effectivement, l’énergie peut beaucoup, mais tout, non.
Bien sûr, on dit même "Impossible : non français."
. . Mais c’est une pure forfanterie des temps napoléoniens.
Bien sûr, on dit même "Nous allons faire l’impossible."
. . Mais c’est une hyperbole voulant exprimer une extrême bonne volonté.
Non : le plus courant des cas,
. . c’est ce que raconte un distique dû à la sagesse francophone
. . . . "On fait ce qu’on peut : on n’est pas des bœufs.".
Et se trouve rarement vérifié,
. . ce mot de Mark Twaïn ou de Bernard Shaw, ne sais à quelle occasion,
. . "C’était réputé impossible. Ils l’ignoraient. Ils l’ont réalisé !".
Donc, sauf exceptions, il faut se résigner, se faire une raison.
Et, hors la modestie, il existe de multiples façons d’y parvenir.
On le peut à la manière du renard d’Ésope,
. . repris par Phèdre, "Fables", 4, 3, puis Jean de la Fontaine, "Fables", 3, 11,
. . à savoir en se mentant à soi-même et déclarant
. . . . "Après tout, ces raisins, ils sont verts et bons pour des goujats."
. . Et c’est ce que font ces demi-riches qui lorgnent la Côte d’Azur
. . . . et qui s’écrient "Une boîte à sardines !".
On peut aussi rentrer son désir en soi, le refouler. Mais c’est plutôt malsain.
Sans aucun doute, il est préférable d’user
. . de "défouloirs", d’exutoires, de dérivatifs,
. . d’ersatz, de substituts,
. . de "transferts" même,
. . voire, encore mieux, de sublimations, artistiques, mystiques, ... .
. . . . Voyez ce brave Jules Verne qui,
. . . . . . contrarié par sa mère dans sa vocation de marin,
. . . . . . a, par compensation, projeté l’Humanité dans les étoiles.
 
ET NOUS CONSTATONS QUE CERTAINS PROJETS SONT RÉALISABLES.
Mais sous conditions -
Le plan est assorti de préalables, de contraintes, d’exigences
. . dont il faut tenir compte, qu’il faut prendre en compte, en considération.
Il est soumis à des aléas.
Nous sommes tributaires de ..., à la merci de ..., à la remorque de ... .
Et ces conditions,
. . elles peuvent ne dépendre que de nous.
. . . . Nous avons les mains libres, le champ libre, les coudées franches.
. . . . Nous pouvons tout à loisir ... . Nous pouvons faire comme bon nous semble.
. . Mais ces conditions, elles peuvent aussi être indépendantes de notre volonté.
. . . . Elles peuvent dépendre d’autres que nous,
. . . . . . et sur lesquels nous n’avons que plus ou moins de pouvoir.
. . . . Et surtout dépendre de phénomènes naturels,
. . . . . . sur lesquels, là, généralement, nous n’avons que bien peu de pouvoir.
. . . . Alors il ne nous reste qu’à tabler sur la chance.
. . . . . . Tant mieux si, d’aventure, "parce qu’audacieux, elle nous sourit".
Par ailleurs, ces conditions,
. . elles peuvent être nécessaires, indispensables, obligatoires.
. . . . Nous sommes obligés d’en passer par là.
. . . . Ce sont des postulats, des impératifs,
. . . . . . des conditions sine qua non, à savoir sans lesquelles rien ne peut se faire.
. . . . . . Ainsi ce pauvre Martin, un après-midi de marché au chef-lieu de canton,
. . . . . . qui, à la suite d’une partie de dominos, "faute d’un point, perdit son âne".
. . . . . . . . Il est vrai que, comme aurait dit ma grand’mère,
. . . . . . . . . . cet âne, il n’a pas été perdu pour tout le monde.
. . . . . . . . En effet, son adversaire, lui, grâce à ce seul même point, lui, il l’a gagné.
. . . . . . . . Et il a même pu, comme ceci se faisait, d'où le nom du jeu, au reste,
. . . . . . . . . . impertinemment ajouter "Domino", sous-entendant "gratias" :
. . . . . . . . . . "Merci, Seigneur !". À savoir, alors : "Merci, Dieu !".
. . Heureusement, le plus souvent, les conditions ne sont qu’importantes,
. . . . même si elles le sont extrêmement,
. . . . si elles sont cruciales, primordiales, impérieuses, rigoureuses, pressantes,
. . . . si elles priment.
. . Et elles peuvent même être négligeables.
. . . . "Peu importe !", "Qu’à cela ne tienne !".
. . Elles peuvent même être encore superflues, superfétatoires.
. . Il se peut même, après tout, qu’il n’y en ait pas. C’est l’inconditionnel.
. . . . Ainsi : dans le cas de reddition sans conditions.
Et, enfin, tout peut être résolu, toutes conditions remplies.
Et, si tous les "si" étaient satisfaits, "on pourrait même mettre Paris en bouteille".
Et voilà ce en quoi réside toute notre liberté de manœuvre, large ou étroite.

DONC, DÉSORMAIS, QUELQUE CHOSE EST POSSIBLE.
LE POSSIBLE -
. . Ce qui se peut - Le faisable - Le réalisable -
. . Le potentiel - Le virtuel -
. . Le peut-être - L’éventuel - Le probable -
. . Ce qui est en notre pouvoir, à notre portée, dans nos cordes, tout à fait ou non.
NOUS -
. . Nous sommes susceptibles de ... .
. . Nous pouvons. Nous sommes aptes à ... . Nous sommes capables de ..., cap’s de ... .
. . Nous sommes à même de ... . Nous sommes en mesure de ... .
. . Nous sommes de taille à ... . Nous sommes à la hauteur pour ... .
. . Nous avons tout en main pour ... .
LES PRÉDISPOSITIONS -
LA POSSIBILITÉ -
. . La latitude -
. . La potentialité - La virtualité -
. . La capacité - Les "dispositions" - L’aptitude - La "faculté" -
. . La "bosse" - La "fibre" - L’"étoffe" -
. . L’éventualité -
. . Mathématique - La contenance -
. . Physique - L’énergie potentielle - Le potentiel en électricité -
. . Corporelle - Les"vertus" des plantes - Les capacités "physiques" -
. . Sociale -
. . . . Les droits individuels et autres -
. . . . Les qualités pour ... - Les habilitations -
. . . . Les pouvoirs conférés aux collectivités territoriales -
. . . . Les compétences personnelle et territoriale des États -
. . . . La force, les "vertus" des lois en vigueur -
. . Psychique - Les capacités morales -
. . Sensorielle - La vue, l’ouïe, etc -
. . Intellectuelle - Les facultés mentales - Les capacités intellectuelles -
. . Technique - Les performances des machines -
. . Économique - La nature - Le travail - Le capital -
Et -
Ou nous avons du mal à ... , nous peinons à ... , nous sommes en peine pour ... ,
. . nous ne pouvons pas tellement,
. . nous ne disposons que de pouvoirs limités.
Ou nous disposons d’un pouvoir absolu : un leurre.

ET OU NOUS HÉSITONS OU NOUS NOUS DÉCIDONS -.
Si nous nous trouvons en face de plusieurs hypothèses,
. . déjà, notre petite tête de piaf ne pourra choisir que les examinant 2 à 2.
. . Et, alors souvent, commencera
. . . . le règne de l’hésitation, du flottement et, même, des valses-hésitations.
. . . . Nous resterons plus ou moins longtemps partagés, tiraillés, ballottés.
. . Parfois il ne nous reste qu'à choisir entre la peste et le choléra.
. . . . Alors, en désespoir de cause, nous choisissons, par exemple, ... le choléra ... .
. . Mais, enfin parfois, nous nous trouvons en face de plusieurs bons "partis".
. . . . Nous pouvons même avoir pour l’un d’eux
. . . . . . un penchant, un faible, une faiblesse, une prédilection.
. . . . . . Et celui-ci a donc notre préférence, nos faveurs. C’est notre favori.
Cependant, même face à une seule hypothèse, nous pouvons aussi nous trouver irrésolus,
. . nous tâter, hésiter, barguigner.
. . Nous restons rétifs, réticents, réservés.
Au contraire, tel projet
. . peut carrément nous rebuter, ne pas nous plaire, ne nous dire rien qui vaille.
. . Nous n’en voudrions pas pour tout l’or du monde.
. . Ce nous ferait mal au ventre, nous pèlerait le ventre de l’adopter.
. . Et nous le repoussons. Nous tirons un trait dessus. Nous faisons une croix dessus.
Ou, autre contraire, à tel autre projet, nous y croyons, celui-ci, nous le "sentons".
Ou, pour un argument décisif, tel autre nous choisissons, nous jetons sur lui notre dévolu.
Mais nous pouvons aussi, après tout, changer notre fusil d’épaule, nous raviser,
. . revenir sur notre décision, y renoncer, l’abandonner pour une autre.
Et ainsi faisons-nous plus ou moins preuve d’esprit de décision, d’esprit d’initiative.
Ainsi sommes-nous maintenant plus ou moins tournés vers l’action.

ENFIN DISONS QUE NOUS EN SOMMES TOUT DE MÊME ARRIVÉS
. . À QUELQUE CHOSE, UNE CAUSE FINALE SECONDE,
. . une idée-force.
Nous avons trouvé, nous nous sommes donnés, nous nous sommes arrêtés à,
nous envisageons, nous avons en vue, en tête
. . un objectif, un but déterminé, une"fin", des aboutissants sûrs,
. . une "idée", un dessein,
. . une cible, un point de mire, des visées, quelque chose que nous avons dans le collimateur,
. . une mission, une vocation,
. . quelque chose pour quoi nous menons une action, qui sous-tend notre action,
. . ce à quoi rime notre existence, un sens à notre vie, un idéal,
. . ou, simplement, des arrière-pensées, des idées de derrière la tête,
. . . . "qui peuvent, au reste, nous venir devant", comme immédiatement l’ajouta,
. . . . . . . . une belle fin d’après-midi ensoleillée et de pique-nique entre collègues,
. . . . . . . . au bord d’un joli petit lac entouré de pins,
. . . . . . mon copain blagueur Marc.
. . Et tout ceci, c’est notre ressort, notre motivation,
. . . . ce qui nous mobilise, ce qui nous tient à cœur, ce qui nous incite à ... .

ET NOUS ABOUTISSONS AINSI À UNE CAUSE EFFICIENTE SECONDE,
. . aux tenants nous amenant aux aboutissants.
Mais tout le monde n’a pas l’enthousiasme du néophyte.
Et, même, tout à coup, il se peut
. . que nous nous trouvions abouliques, amorphes, atones,
. . que nous nous laissions aller
. . . . à la prostration, à l’accablement, à l’abattement,
. . . . à la langueur, au désemparement, au relâchement,
. . que, vidés, nous en arrivions au passage à vide,
. . que, ayant perdu tout ressort, laminés, exténués, pafs,
. . . . nous soyons devenus inopérants,
. . . . nous en soyons arrivés à l’immobilité, l’inertie, l’inaction,
. . . . . . à la politique du chien crevé au fil de l’eau
. . . . . . ou à la va comme je te pousse, au laisser-aller,
Nous pouvons aussi simplement être devenus velléitaires,
. . n’en rester qu’aux vœux pieux, tourner en rond,
. . ne pas arriver à nous séparer de diverses habitudes,
. . nous faire Tartarin, pantouflards, pot-au-feu, casaniers.
Et "le tout alors, comme disait ma grand'mère, c’est de s’y mettre".
. . Effectivement, le plus gros de son carburant, l’avion le brûle à son envol.
. . Et, par ailleurs, "on sait ce qu’on quitte, on ne sait pas ce qui nous attend."
Enfin, ce qu’on a décidé, même si c’est sur un coup de tête ...,
. . nous le faisons.
Pourtant, parfois, c’est "contraints et forcés".
Et c’est à contrecœur, de mauvaise grâce, de mauvais gré, contre notre gré
. . que nous le faisons.
. . Nous n’avons ni le cœur, ni la tête à le faire. Le cœur n’y est pas.
. . Ce n’est pas de gaîté de cœur que nous le faisons.
Alors il se peut que nous y mettions de la mauvaise volonté
. . ou, au contraire, quand même, de la bonne volonté.
Mais, parfois aussi,
. . nous y allons de bonne grâce, de bon gré, de notre plein gré, de bon cœur.
De toute façon, toutes réflexions faites,
. . nous nous assignons telle tâche, nous visons tel but,
. . nous pensons, nous songeons, nous avons l’intention de, nous nous décidons à,
. . nous nous destinons à, nous sommes prêts à, nous nous disposons à,
. . nous prenons nos dispositions pour, nous sommes partants pour,
. . nous nous proposons de, nous cherchons à, nous comptons bien,
. . nous nous avisons de, nous nous promettons de, nous avons résolu de,
. . nous voulons, nous tenons à, nous nous déterminons à,
. . nous avons la volonté de, nous avons à cœur de, nous nous mobilisons pour,
. . nous avons l’ambition de, nous entendons bien,
. . nous nourrissons la ferme intention de ..., nous avons pris la ferme résolution de ...,
. . nous voulons absolument, nous avons l’intention expresse
. . . . d’agir, d’accomplir telle action.
Et nous passons à l’action. Nous nous mettons hardiment à l’œuvre.
. . Et nous partons du bon pied, prêt à aboutir.
. . Éventuellement, nous sommes même des instigateurs, des initiateurs, des "promoteurs".
. . Nous faisons des efforts. Nous prenons la peine de tout bien faire.
. . Nous faisons en sorte que tout marche au mieux. Nous œuvrons au mieux.
. . Nous tâchons, nous nous efforçons, par tous les moyens de réussir.
. . Nous redoublons d’efforts.
. . Nous souquons dur. Nous prenons le taureau par les cornes.
. . Nous nous engageons à fond.
. . Nous allons droit au but. Nous y allons sans frémir, de propos délibéré, résolument.
. . Nous faisons preuve, d’allant, de vitalité.
. . Nous déployons une énergie farouche, voire celle du désespoir.
. . Et, quoi qu’il arrive,
. . . . nous poursuivons notre objectif, nous persévérons dans notre résolution.

ET CETTE ÉNERGIE, CETTE FORCE VIVE, NOUS LA RETROUVONS PARTOUT.
Dans le monde physique : la mécanique, la lumineuse, l’électrique, la chimique.
Dans le monde corporel : la musculaire.
Dans le monde social : l’exécutif.
Dans le monde psychique : la volonté ordinaire.
Dans le monde sensoriel : l’attention.
Dans le monde intellectuel : la volonté de comprendre.
Dans le monde technologique : la carburation.
Dans le monde économique : la volonté de servir.
Et, preuve qu’elle est unique :
. . toutes ces formes peuvent se transformer les unes en les autres.

ET À PARTIR DE LÀ : LA PUISSANCE.
À partir de là, nous sommes considérés comme faiblards ou costauds.
. . Et ce peut aller jusqu’à la très grande puissance, la puissance de celui
. . . . qui, en tel endroit, fait "la pluie et le beau temps"
. . . . ou qui "n’a qu’un mot à dire pour que tous s’exécutent."
. . Et on parle même d’omnipotence.
. . . . Mais, en fait, elle n’existe pas.
. . . . Tout au plus peut-on parler, si on veut, d’un Dieu tout-puissant.
Quoi qu’il en soit,
. . dans le domaine mathématique, nous avons la puissance de points géométriques,
. . physique, la puissance thermodynamique, électrique, lumineuse,
. . somatique, la puissance musculaire,
. . social, la puissance des pouvoirs publics,
. . psychique, les capacités psychiques,
. . intellectuel, les facultés intellectuelles,
. . technique, la puissance des machines,
. . économique, la force d’intervention des divers agents de l’économie.

ET C’EST ALORS QUE NOUS FAISONS BOUGER LES CHOSES.
Et cela donne
. . les ballets astronomiques,
. . . . en fait, non pas des rotations mais des ondulations
. . . . . . car tout, autour de quoi tout tourne, avance aussi,
. . . . . . . . comme dans le social,
. . les cascades, les vents, des courants d’air maison aux typhons,
. . les mouvements des molécules,
. . les mouvements de cellules,
. . les mouvements sociaux,
. . les mouvements du "cœur",
. . les "remues-méninges",
. . les mouvements des machines,
. . les mouvements des fabricants des produits et des prestataires de services.

MAIS IL SE PEUT, APRÈS TOUT,
. . QUE CERTAINES ENTITÉS NE FASSENT RIEN BOUGER DU TOUT.
Ainsi :
. . les systèmes clos,
. . les cages de Faraday,
. . les substances chimiques en général, et heureusement,
. . les groupes d’individus séparés par des incompatibilités histologiques,
. . les asociaux, les esseulés,
. . les autistes, les repliés sur eux-mêmes, les renfermés, les réservés, les distants,
. . les yeux fermés, les oreilles bouchées,
. . les pensées secrètes, "les jardins secrets",
. . les engins abandonnés,
. . les clochards, les vagabonds dits désormais les sans-domicile-fixe, SDF, les ermites,
. . . . quoique, c'est obligé, ils participent tout de même quelque peu à la vie économique.

ET IL SE PEUT AUSSI QU’APRÈS DÉCISION, APPARAISSE UNE RÉSISTANCE
. . plus ou moins coriace.
Quelque chose, quelqu’un nous résiste, nous fait opposition.
Ainsi
. . la croûte terrestre au moins,
. . la "peau" qui se forme à la surface de maints liquides,
. . les téguments, les écorces, les pelures, les peaux, les carapaces,
. . les postes aux frontières, les "vétos",
. . l’abord difficile de certaines personnes,
. . ceux qui tiennent tête à leurs adversaires avec plus ou moins de raison,
. . les revêtements, peintures, vernis, ...,
. . les douanes, ... .

ET IL SE PEUT ENCORE
. . QUE PLUS OU MOINS CARRÉMENT ON NOUS REJETTE,
. . que l’implacable, l’intraitable, le plus ou moins dur, rigide, ferme,
. . . . le moins ou plus mou, "mollicate", fluide, liquide et, même, gazeux,
. . . . nous oppose un refus plus ou moins catégorique,
. . . . plus ou moins nous dédaigne, fasse fi de nous.
Et c’est
. . le contrecoup, le rebond de la balle, le ricochet, le ressac,
. . la réflexion de la lumière, les échos,
. . le rejet du pôle électrique semblable,
. . le vomissement,
. . le refoulé aux frontières,
. . le souvenir refoulé,
. . le refus d’une théorie,
. . les miroirs,
. . les retours à l’expéditeur, ... .
Alors peuvent se désespérer
. . les migrants refoulés,
. . les incompris, parmi lesquels nombre de génies,
. . les laissés-pour-compte, les abandonnés sur les bas-côtés, les déshérités.
. . Et, vers les 1959, dans "Seul", Jacques Brel de remarquer même
. . . . "On est un million à rire ... .
. . . . . . N’empêche que, dans la glace, on se retrouve seul.".

ENFIN, TOUT DE MÊME, CERTAINES CHOSES SE REJOIGNENT.
Déjà, elles peuvent se trouver compatibles entre elles.
Puis diverses choses peuvent favoriser cette rencontre.
. . Pour les nucléons, ce sont les gluons.
. . Pour les molécules, les forces de cohésion.
. . Pour les corps chimiques, les affinités.
. . Pour les ruminants, c’est ce qu’on a appelé l’instinct grégaire,
. . . . auquel, au demeurant, quelques-uns sont rebelles.
. . Pour les anthropiens, c’est la sociabilité.
. . Et ce peut être tout attachement entre personnes et la Nature elle-même.
Mais certains de ces éléments la favorisent plus que d’autres :
. . les individus dotés d’une volonté d’ouverture, les esprits conciliants.
. . les personnes liantes, accueillantes, affables, accortes, chaleureuses, bras ouverts.
Alors nous nous trouvons en face de l’abordable, de l’accessible, du tangible, du "joignable".
. . On veut bien de nous. On nous accepte. On nous admet.
. . On nous consent quelque chose. On épouse notre cause. On avalise pour nous.
Ont été trouvés
. . un dénominateur commun, un moyen terme,
. . un modus vivendi, un terrain d’entente,
. . une convergence d’opinion, une identité de vue.
Nous sommes tombés d’accord. Nous nous sommes mis d’accord sur ... .
. . Nous avons accordé nos violons.
Et c’est l’adhésion, l’assentiment, la conciliation, la concorde, le consensus.
Et, éventuellement, c’est le contrat en bonne et due forme, un accord scellé, un accord-cadre,
. . un traité, un "arrangement", une convention internationale.
Nous nous allions. Nous pactisons.
Et ce sont les regroupements.
. . Les incidences, les occurrences.
. . Les mouillures, les adhérences.
. . Les connexions.
. . Les diverses combinaisons chimiques.
. . Les divers assemblages physiques.
. . Les liens entre toutes les parties du corps des vivants.
. . Les maisonnées, les chambrées, les tablées.
. . Les groupes de "copins" de bessaille, les copinages, les ensembles de "connaissances".
. . Les gens d’une même association, les rassemblements, les communautés.
. . Les liens d’affection, les amitiés, les Amours.
. . Les alliances, les coalitions entre États.
. . Les jugements, les raisonnements, les théories.
. . Les divers éléments de la charpente, les connexions entre machines.
. . Les groupes de comparses, les synergies, les biocénoses.
. . Et, en définitive, dans l’espace-temps :
. . . . un réseau-volume infini dont les diverses entités sont les nœuds.
Cependant les rencontres peuvent être de moins à plus importantes.
. . Du simple rendez-vous, rencard fixé, filé, aux grandes assemblées de l’ONU.
Cependant les liens peuvent être plus ou moins lâches, de moins à plus resserrés.
. . Ce peut n’être qu’un arrangement à la petite semaine,
. . Ce peut n’être qu’un compromis, et encore sans ou avec accommodements.
. . Et les liaisons chimiques sont de toutes sortes.
. . . . Les ioniques, ce ne sont que de l’électricité statique.
. . . . Les intermédiaires, ce ne sont qu’une dation.
. . . . Les doubles tolèrent, aux côtés des électrons liés, des flottants.
. . . . Quant aux covalentes, ce sont vraiment des associations.
. . . . Et les intérieures (OH, NH4, ...), ce sont vraiment du solide.
. . Et nous avons partie liée avec ... . Nous avons un programme commun.
. . Nous nous entendons comme 2 larrons en foire. Ça colle bien entre nous.
. . Nous vivons en bonne intelligence. Nous sommes en excellents termes avec ... .
. . C’est l’entente cordiale, l’intimité, l’idylle.
. . Nous faisons cause commune.
. . Nous agissons de conserve. Nous conjuguons nos efforts.
. . . . Nous marchons main dans la main. Nous sommes au coude à coude.
. . . . Nous sommes sœurs ou frères d’armes. Nous faisons corps.
. . Nous sommes à l’unisson. C’est l’unanimité.
. . C’est l’imbrication, le "bloc".
. . Les amitiés indéfectibles. La fraternisation. L’union sacrée.
. . Mais ce peut aller jusqu’au visqueux, poisseux, collant comme avec Julie Pot-de-colle.
. . Ce peut aller jusqu’à l’esprit de clan.
. . Et le comble, c’est le trou noir qui défie la constante cosmologique.

CEPENDANT, LE LIEN FINIT TOUJOURS PAR SE DÉTENDRE, SE RELÂCHER, SE ROMPRE.
ET NOUS EN ARRIVONS AINSI À UNE 2èME FAÇON DE CRÉER DES ENTITÉS.
Cette plus ou moins bonne entente au sein d’une entité constitue précisément ce qu’on appelle
. . son esprit maison, son climat, son atmosphère, l’ambiance qui y règne.
Mais la constance est presque un vain mot. La parole donnée, du vent.
. . Les traités ne sont quasiment et effectivement que des "chiffons de papier".
. . En effet, généralement, ils ne sont pris en considération que si on y est obligé.
. . Le plus souvent, seule compte la position de force, le moyen de pression, avoir barre sur.
. . Et c’est pourquoi, déjà, il est maladroit de s’allier à plus fort que soi.
. . . . C’est ce que, d’une part, avec l’image du pot de fer et du pot de terre, nous ont assuré
. . . . . . l’Ecclésiaste au 13,2-3 et, en leurs recueils de fables,
. . . . . . Ésope, Gabriele Faerne au 1,1, Jean de La Fontaine au 5,2.
. . . . Et c’est ce que, d’autre part, avec l’image du lion en société avec d’autres animaux, de même,
. . . . . . le même Ésope et Phèdre au 1,5 et le même Jean de La Fontaine au 1,6.
. . . . On sait ce qu’il en était de la Zone soviétique.
. . . . On sait ce qu’il en est, et depuis 1945, de la Zone américano-européenne.
. . Il est vrai, tout évolue et à tout moment.
. . Tout est toujours en train de devenir désuet, obsolète, donc aussi les rapports de force.
Et puis, certains s’appliquent à "semer la zizanie", à "diviser pour régner".
Puis aussi, tout commence souvent par un malentendu, voire plusieurs.
Et c’est la divergence, la contestation, la protestation.
. . Nous sommes en délicatesse entre nous.
. . Nous objectons, critiquons, récusons, repoussons les avis.
. . Nous ne nous entendons plus.
. . Il y a du "tirage", des tiraillements, des tensions. Les liens se sont distendus.
Puis les désaccords, les discordances nous amènent à la Discorde
. . qui, lançant une pomme à la plus belle, met le feu aux poudres.
. . notamment à cause de pomme lancée à la plus belle.
. . Nous nous délaissons les uns les autres. Nous nous déprenons les uns des autres.
. . C’est le dissentiment, la désaffection, le désamour.
Et nous en sommes arrivés à être désabusés, blasés, fatigués des partenaires.
. . Nous en sommes revenus, même, parfois, sans y être jamais allés.
. . Nous les avons pris en grippe.
. . Nous en avons soupé. Nous en sommes dégoûté, écœuré.
. . Nous en avons la nausée, le cœur soulevé ; le haut le cœur.
. . C’est la bisbille, la fâcherie, la brouille, la mésentente, le démêlé.
Puis nous n’avons plus rien à nous dire.
. . Nous n’en voulons même plus entendre parler. Nous les ignorons
. . C’est le reniement.
. . En mécanique, lorsque les forces sont partiellement contraires, c’est le cisaillement.
. . . . Et à trop tirer sur la ficelle, elle finit par céder, surtout si les unions ne tiennent qu’à un fil.
. . Nous coupons les attaches qui nous tiennent à ces partenaires.
. . Nous ne marchons plus dans leur combine. Nous claquons la porte.
. . L’accord est remis en cause, dénoncé, rompu.
. . C’est le désengagement, la dissension, la mésalliance, la séparation, la dissociation,
. . . . la rupture, le divorce, un monde déchiré.
. . Cependant, pour ce faire, il est 2 formules : celui qui se sépare, ou il a été exclus ou il fuit.
. . . . L’exclusion, corporellement, c’est l’ablation, l’amputation.
. . . . Socialement, c’est l’exil par une interdiction de séjour, un bannissement,
. . . . . . en fait, un forbannissement, devrait-on dire, à savoir une mise hors la loi,
. . . . . . Chez les Primitifs, ce revenait à une vraie condamnation à mort,
. . . . . . . . comme purent en conclure les "colonisateurs" qui recueillaient ces bannis.
. . . . La fuite, mécaniquement,
. . . . . . c’est, lorsque 2 forces arrivent à être totalement opposées, le découplement.
. . . . . . Et c’est la victoire des forces centrifuges sur les forces centripètes, giratoires.
. . . . . . . . Et, vraiment, "on prend la tangente"
. . . . . . Et, s’amusant,
. . . . . . . . on commence par la poupée parisienne.
. . . . . . . . Puis l’un des partenaires l’emporte sur l’autre qui, alors, se met à valser alentour.
. . . . . . . . Mais ici, bien sûr, cet autre n’est jamais lâché. On ralentit et il se pose.
. . . . . . Dans le ciel, au contraire, des astres abandonnent vraiment leur satellisation.
. . . . . . Dans le ciel aussi, s’échappent des trous noirs 2 gigantesques jets de matière.
. . . . En chimie, la fuite, c’est, au moins, la radioactivité.
. . . . Au corporel, c’est tout ce qui est éliminé
. . . . . . du fait du renouvellement continu des divers organes des êtres vivants.
. . . . Au social, c’est au moins l’abandon par les jeunes du domicile familial.
. . . . . . Ce fut les décolonisations.
. . . . . . Ce peut être aussi la conséquence de harcèlements, de persécutions.
. . . . Au psychique, couramment, on laisse tomber telle façon de faire, d’être, de penser.
. . . . Au mental, au moins, telle théorie laisse la place à une autre.
. . . . Au technique, telle génération d’engin cède aussi la place à une autre.
. . . . En économie, telle main d’œuvre, tels capitaux se libèrent.
Et la mésentente peut se révéler définitive.
. . Et c’est une multitude d’entités nouvelles
. . . . qui naissent des éclatements, des explosions, des déflagrations.
Cependant on peut faire des 1ers pas, on peut faire des avances.
. . On peut dégeler la situation, vider la querelle, se rallier.
. . On peut se raccommoder, se rabibocher, se remettre d’accord, se réconcilier,
. . . . comme déjà au moins le font les bonobos et les jeunes couples, le soir, "sur l’oreiller".
. . Et c’est alors là, comme ailleurs, une entité de moins,
. . . . mais, ici, possible, pour une de plus ... .

PUIS, AU LIEU D’EN VENIR À UNE SÉPARATION SUR CONFLITS,
. . LES ENTITÉS ONT DÉCOUVERT UN AUTRE MOYEN DE CRÉER D’AUTRES ENTITÉS :
. . . . LA SÉPARATION À L’AMIABLE.
Déjà des assemblages se brisent.
Déjà les bactéries, volontairement se divisent.
. . Et le ver de terre même le fait encore.
. . Et, au reste, bien d’autres êtres aussi.
. . . . Ainsi l’ovule dans la gémination vraie.
. . . . De même, somme toute, la séparation consentie des siamois.
Et des États se scindent ainsi. Récemment, l’a fait la Tchécoslovaquie.
Et des "personnalités" se dédoublent tout naturellement.
Et se découvrent souvent maintes distinctions entre cas apparemment semblables.
Et certaines entreprises arrivent à se fractionner de plein accord.

CONCLUSIONS -
Assurément il reste, ainsi que je l’ai déjà dit au départ,
. . que le regroupement, comme la division, implique déjà une entité, et ce, jusqu’à l’infini.
. . C’est toute l’énigme de la matière,
. . . . qui ne se résout, si on le veut bien, que par l’existence d’une véritable antimatière :
. . . . . . la Spiritualité,
. . . . . . cette Spiritualité que, sans le comprendre ("ils en ont fait un mystère"),
. . . . . . . . les chrétiens appelle Esprit-Saint.
. . . . . . "Sans le comprendre", excepté sans doute Jean l’apôtre
. . . . . . . . qui débute effectivement son évangile par "Au commencement était l’Esprit."
. . . . . . En fait, dans l'établissement d'un texte définitif, Jérome a traduit Logos par Verbum.
. . . . . . . . C’est une erreur : Jean a bien voulu dire l’Esprit-Saint .... .

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