Les entités psychiques et autres - Leurs évolutions - 1ère partie - Aperçus -



 PRÉLIMINAIRE -
Après avoir parcouru
. . l’évolution des 2 caractéristiques fondamentales des véritables entités,
. . . . leur nombre et leurs formes, temporelles comme spatiales,
. . l’évolution de ces entités véritables elles-mêmes,
. . . . les physico-chimiques, les vivantes, les sociales,
nous abordons maintenant l’évolution de leurs composantes fondamentales,
. . leurs retours sur elles-mêmes ou psychismes,
. . leurs ouvertures sur l’extérieur ou "sensibilités",
. . leurs réflexions sur ces apports ou intellects,
. . leurs organes et artifices, leurs physiologies et économies.

ÉVOLUTION DES PSYCHISMES -

NOUS FAISONS ÉVOLUER LES PSYCHISMES.
Il s'agit en fait, ici, de ce qui se passe entre les seuls humains
. . sans rien présumer de ce qui peut avoir lieu entre les autres êtres vivants.

NOUS POUVONS REFUSER DE LE FAIRE.
Nous désirons laisser les choses en l’état.
Alors nous laissons faire.
. . C’est le laisser-faire.
Que faut-il en penser ?
Une 1ère réponse -
. . Nous n’avons aucune règle à imposer.
. . Ainsi, dans le domaine de l’esthétique : la théorie de "l’art pour l’art".
. . Dans le domaine déontologique,
. . . . au moins concernant les parents face à leurs enfants,
. . . . ç'a été, entre autres, le principe des Soixante-huitards :
. . . . . . leur laisser faire tout ce qu’ils veulent, essayant seulement de les raisonner.
. . . . Couramment, c’est le cas des mères face à leurs enfants.
. . . . . . Explication -
. . . . . . Comme elles les ont portés 9 mois en eux-mêmes, ils sont un peu elles-mêmes.
. . . . . . Or on répugne souvent à se donner tort.
Une autre réponse
. . À mon sens, la 1ère réponse est "une plaie".
. . Cela revient à "entretenir le vice".
. . Et écouter un enfant plus que de raison,
. . lui passer ses "36 000 volontés, céder à ses caprices,
. . le "couver", le "gâter", le "pourrir",
. . le soutenir mordicus face à son enseignant,
. . . . et ici avec le soutien, par peur de perdre un client, de la hiérarchie,
. . c’est en faire un asocial, voire un dévoyé.
. . . . Et il voyait juste ce jeune condamné dans son box,
. . . . . . quand il rétorqua à sa mère en larmes à la barre :
. . . . "Mais c’est toi qui m’as conduit ici !"
. . Et tout cela est d’autant plus regrettable
. . . . que peu de choses suffisent pour obtenir d’un enfant la "sagesse".
. . Simplement, à la 1ère fois qu'il trépigne,
. . . . lors de l’apparition de ses "dents de lait, dents de loups",
. . . . lui appliquer une douce tape sur l’un des endroits de son corps les plus charnus,
. . . . . . et il sera "sage" ... tout le restant de sa vie ... .
. . Au reste, tout ceci n’est même pas nécessaire pour tous :
. . . . certains enfants, et notamment les fillettes, sont "sages" par nature ... .

NOUS POUVONS LE FAIRE EN VAIN.
Effectivement, comme en tout, nous pouvons en être à "défoncer une porte ouverte",
. . ici, à "prêcher quelque chose à un converti".

NOUS POUVONS NOUS TROUVER EN FACE D’UNE IMPOSSIBILITÉ,
. . d'une situation inexorable, inéluctable.
L’autre ne se laisse pas influencer.
. . Il ne se laisse pas faire.
. . "Cause toujours !", répond-il.
Ce peut être qu’il est économiquement à bout.
. . Vers les -750 : "Ventre affamé n’a pas d’oreilles.",
. . . . Hésiode, "Les travaux dans la suite des jours", vers 202.
. . Vers les -600, même remarque d’Ésope, "Fables", 2.
. . Vers les 1550, d’Abstemius, "Hécatomythium", 92.
. . Vers les 1671, de Jean de La Fontaine,
. . . . "Fables", 9, 17, dernier vers, "Le milan et le rossignol".
. . Et Karl Marx d’exploiter ce thème.
. . En fait, le véritable affamé ... s’endort et meurt ... .
Ce peut être qu'il subit des pressions, des menaces de mort même.
. . En certains États la condamnation à mort existe toujours.
. . Le christianisme même avec chasses aux sorcières et Inquisition y a eu recours.
. . . . Mais en général il n'a parlé que de souffrances dans l'Au-delà.
. . L'islam radical, lui, comme les gangs, déjà, menace de mort tout renégat.
Ce peut être qu'il est soumis au "respect humain",
. . à savoir qu'il n'ose être, faire, dire autrement que la généralité des autres,
. . donc qu'il est moutonnier, qu'il ne sait que suivre le troupeau sans réfléchir.
. . Et, de fait, l'original véritable,
. . . . non l'excentrique,
. . . . . . qui ne fait que prendre le "contrepied" de la mode, donc qui la suit,
. . . . l'original est la risée des autres parce que leur crainte,
. . . . . . et n'a droit en conséquence qu'au qualificatif de dingue.  
Ce peut être qu’il est sujet à la peur de l’inconnu.
. . Il refuse d’aller plus loin.
Ce peut être qu’il n’est jamais touché par quelque épreuve que ce soit,
. . que tout le laisse froid, que rien ne le démonte,
. . qu’il est placide, impassible, un flegmatique qui toujours garde son sang-froid.
Ce peut être que,
. . . . du fait de convictions bien ancrées
. . . . ou du fait qu'il est têtu, entêté voire borné, qu'il ne sait en faire qu'à sa tête,
. . il ne se laisse pas endoctriner.
Ce peut être qu'il est intransigeant, inflexible, irréductible, inébranlable, inexorable,
. . impitoyable, intraitable, implacable (on ne peut en apaiser la dureté, l'inhumanité).
Ce peut être qu’il fait tout à coup sa sale tête, sa tête de cochon,
. . lequel, en effet, est si difficile à diriger qu’on le tire par un anneau dans le nez.
Ce peut être même que, carrément, toujours il n'en fait qu'à sa tête.
. . Il est devenu indomptable.
Ce peut être qu’il est, par principe, négateur universel, ne trouvant jamais rien de bien.
. . Vers les 1759, quelque part au 3/4 de "Candide",
. . . . Jean-Baptiste Arouet en a fait , sous le nom de Pococurante, un portrait comique.
. . Non plus le louable esprit critique, mais le systématique esprit de critique.
Ce peut être qu’il fait un "blocage".
Et on affirme même parfois tout net
. . qu’en tout état de cause, "on ne se refait pas", "on est comme on naît" ... .
. . Déjà, vers les -250, dans "Proverbes", un livre biblique, en 20, 11 :
. . . . "L'enfant laisse déjà voir si sa conduite sera pure et droite."
. . Les scolastiques pensaient que, vers ses 7 ans, l'enfant se déterminait pour la vie.
. . Vers les 1820, William Wordworth dans "Préludes" : "L'adulte est déjà dans l'enfant.".
. . Et, vers les 1880, Friedrich Nietzsche d'en conclure "L'enfant est le père de l'adulte.".
. . Enfin, vers les 1925, Ferdinand Foch dans ses "Mémoires" :
. . . . "L'idéal est une idée qu'on réalise à l'âge mûr.".
. . Effectivement quoique sur un simple point précis,
. . . . mon 1er garçon, qui, adulte, a pris l'aspect Jean-Louis Trintignant,
. . . . . . dès ses 14 ans, ne rêvait que de pêche.
. . . . . . Les circonstances l'ont forcé à se faire enseignant.
. . . . . . Mais, chacun de ses congés sont-ils arrivés à une certaine heure,
. . . . . . . . à l'heure suivante, il était déjà en mer en train de pêcher.
. . . . . . Et nul n'a pu l'en empêcher.
. . . . Mon 2ème garçon, qui, adulte, a pris l'aspect Robert Redford,
. . . . . . dès ses 8 ans, ne rêvait que de voyages.
. . . . . . Les circonstances l'ont forcé à se faire enseignant.
. . . . . . Mais, chacun de ses congés sont-ils arrivés à une certaine heure,
. . . . . . . . à l'heure suivante, il était déjà dans l'avion pour Caracas, Nairobi ou Sydney.
. . . . . . Et nul n'aurait pu l'en empêcher.
. . . . Mon 3ème garçon, qui, adulte, a pris l'aspect Dany Boon,
. . . . . . dès ces 5 ans, chaque soir, en vacances à la plage,
. . . . . . empilait déjà précieusement au pied de son lit son argent de poche
. . . . . . et, en pensée, se mettait déjà à le répartir,
. . . . . . une part pour la promenade à âne, une part pour le juke-box, ... .
. . . . . . Et lui, il est directement devenu conseiller en patrimoine.
. . . . . . Et nul n'aurait pu l'en empêcher.
. . . . Personnellement, dès mes 8 ans, j'accumulais sur plusieurs cahiers des renseignements
. . . . . . concernant tant l'Histoire, la Géographie, les Sciences que tout autres choses
. . . . . . . . puis j'ai essayé de les classer.
. . . . . . Et je me retrouve aujourd'hui avec 1000 fiches dans le tiroir de gauche
. . . . . . . . et une "Idéothèque" à écrire.
. . . . De même, dès le même âge, je me suis mis à noter mes souvenirs.
. . . . . . Et je me retrouve aujourd'hui avec 500 feuilles dans le tiroir de droite
. . . . . . . . et une autobiographie à écrire.
. . . . De même, vers mes 9 ans, certains soirs, écoutant mon grand-père et notre voisin de facteur,
. . . . . . à l'arrière de notre cuisine-salle à manger, entre fourneau et table ronde, discuter politique,
. . . . . . je me suis promis de toujours essayer de réformer en ce domaine ce qui doit l'être.
. . . . . . Et j'ai tenu ma promesse. Hélas, sans grands résultats.
. . . . Quoi qu'il en soit, nul non plus d'aucune de ces initiatives n'a pu me détourner.
. . . . Et c'est ainsi, du reste, que nombre d'idéologies ont créé, à l'intention de la jeunesse,
. . . . . . des organisations, "Jeunesses communistes", "hitlériennes", "catholiques", scoutismes, ...
. . . . . . et des écoles, collèges, lycées, écoles supérieures qui leur sont propres.
Et "la caque sent toujours le hareng".
. . Le scorpion préfère mourir
. . . . plutôt que de renoncer à piquer la brave tortue
. . . . . . qui lui a permis de traverser sur son dos la rivière.
. . Vers les -20 : "Chassez le naturel : quand même, incessamment, il revient.",
. . . . Quintus Horatius dit Horace, "Épitres", 10, 24.
. . Vers les 1732 : "Chassez le naturel : il revient au galop.",
. . . . Philippe Néricault dit Destouches, "Le glorieux", 3, 5.
. . Le naturel, la complexion, le tempérament, le caractère, précisément "gravé",
. . . . demeureraient.
. . En tout cas, effectivement, à l’âge avancé, ce naturel est toujours là, mais sclérosé
. . . . et donc, dans la mesure où condamnable, caricatural.
. . Et on nous assure donc que n’existent que
. . . . buveurs invétérés ("Qui a bu, boira."), incorrigibles séducteurs,
. . . . pécheurs impénitents, fieffés coquins, criminels endurcis.
En fait, nous ne sommes jamais tout à fait des endurcis.
. . Nous sommes tous plus ou moins malléables, mais
. . . . souvent inconsciemment,
. . . . souvent, par fierté et vanité, refusant de l’admettre et surtout de l’avouer.

EN SOMME,
constitue un court résumé de tout ceci une parabole du Jésus de Nazareth,
. . racontée vers les 29
. . et rapportée, chacun dans leur "Heureuse nouveauté",
. . . . par Matthieu en 13, 1-23, Marc en 4, 3-20 et Luc en 8, 4-15.
La graine du semeur -
. . Ou elle tombe là où quelque oiseau l'avale.
. . . . (On a affaire à un esprit volage.)
. . Ou elle tombe sur un rocher et elle ne produira rien.
. . . . ("On a prêché dans le désert".)
. . Ou elle tombe dans un roncier et elle éclôt mais meurt bientôt, étouffée.
. . . . (Passions à l'encontre.)
. . Ou, quand même parfois, elle tombe dans de la bonne terre et elle fructifie.

ET NOUS TROUVONS QUE C'EST PARFOIS POSSIBLE D'INFLUENCER QUELQU'UN.

ET NOUS CHERCHONS, NOUS NOUS POUSSONS À LE FAIRE.
Nous essayons, nous nous efforçons de le faire.
Nous tâtons, nous préparons le terrain.
Et, éventuellement, nous relançons l'autre.
Et il est, à ce sujet, nombre de gens dont c'est la fonction,
. . entre autres les missionnaires ou, dans la traduction grecque du mot, les apôtres.

ET MAINTENANT NOUS RÉUSSISSONS DONC À FAIRE ÉVOLUER CES PSYCHISMES
. . Y COMPRIS LE NÔTRE.
Nous sommes influents au sein de ... .
. . Nous influençons, nous exerçons une influence sur ... .
. . Nous suscitons en l'autre des transformations.
. . Nous imprimons notre marque sur ... .
C’est l’influence, dont nous jouissons, que nous exerçons.
Nous faisons évoluer des imaginations.
. . Nous rassurons.
. . Nous faisons une certaine impression. Nous impressionnons.
. . Nous lui esquissons un sourire engageant.
. . Nous frappons l’imagination.
. . Nous exaltons. Nous grisons. Nous fascinons.
. . Nous transportons de joie.
. . . . Parfois le spectacle de la nature nous transporte tant que,
. . . . . . tel l'autre jour me le faisait remarquer ce 2ème fils,
. . . . nous y entrons comme dans une image.
Nous faisons évoluer des sentiments.
. . Nous ne faisons ni chaud ni froid.
. . Le froid "saisit".
. . Nous dégoûtons de ... .
. . Nous faisons prendre goût à ... . Nous sensibilisons à ... .
. . Nous sommes l'objet d'un succès, d'un vedettariat.
. . Nous provoquons un engouement.
. . Nous avons des fan's.
. . Nous suscitons sa sympathie.
. . Nous touchons la corde sensible. Nous attendrissons.
. . Nous obtenons l'affection de ... .
. . Nous avons des attraits. Nous sommes l'objet d'une attirance.
. . Nous troublons. Nous charmons. Nous séduisons. Nous excitons.
. . Nous avons un charme fou. Nous déployons une grande force de séduction.
. . Nous déclenchons un coup de foudre. Nous rendons fou.
Nous faisons évoluer des états d’âme.
. . Nous chauffons la salle.
. . Notre geste touche l'autre.
. . Nous lui changeons les "idées".         
. . Nous le calmons, tranquillisons, apaisons.               
. . Nous adoucissons sa peine. Nous le consolons.
. . Nous lui mettons du baume dans le cœur. Nous le rassérénons.
. . Tels amusements nous réjouissent. Nous nous réjouissons.
. . Nous égayons l'autre, le distrayons, le divertissons.
. . Nous sommes un boute-en-train.
. . Nous rendons l'autre joyeux, heureux, euphorique.
. . Nous lui faisons éprouver une intense sensation de bien-être.
. . Nous lui donnons de l'espoir. Nous le regonflons.
. . Nous le rendons optimiste. Nous lui remontons le moral.
. . Nous l'emballons, l'enthousiasmons, le dopons.
. . Nous l'enflammons, lui insuffluons de l'ardeur, de la passion.
. . Nous le survoltons, l'électrisons, le galvanisons, le magnétisons.
. . Et on a pu dire qu'"un paysage est un état d'âme".
. . . . Mais comme cause, comme conséquence ou comme l'un et l'autre ?
Nous faisons évoluer des jugements, des mentalités, des dispositions d'esprit,
. . des attitudes face à telles ou telles idées.
. . Nous nous remettons en question.
. . Nous persuadons. Nous convainquons.
. . Nous emportons l'adhésion de ... . Nous rallions l'assentiment de ... .
. . Nous faisons changer d'avis, d'opinions.
. . Nous dégoûtons l'autre de telle idée. Nous l'en détournons.
. . Nous lui ôtons de la tête des idées reçues.
. . Nous faisons adopter par l'autre, nous lui mettons dans la tête de nouveaux avis,
. . . . de nouvelles idées, conceptions, opinions, habitudes de penser.
. . Nous le confortons, renforçons, raffermissons en telle idée ou telle autre.
. . Nous gagnons son estime. Nous soulevons son admiration.
. . Nous sommes devenus une autorité en la matière.
Nous faisons évoluer des désirs, des volontés.
. . Nous endormons une certaine méfiance à notre encontre.
. . Nous attirons les regards.
. . Nous mettons en confiance. Nous inspirons confiance. Nous l'obtenons.
. . Nous avons de l'ascendant sur ... .
. . Nous portons l'autre à ... . Nous l'incitons à ... . Nous le poussons à ... .
. . Nous le persuadons, dissuadons de faire, de ne pas faire. Nous le mobilisons.
. . Nous avons du poids auprès de lui. Nous avons des pouvoirs sur lui.
. . Nous le faisons changer de conduite. Nous le motivons. Nous le démotivons.
. . Nous lui faisons adopter de nouvelles manières d'agir, de réagir, de se comporter.
. . Nous l'apprivoisons, le domptons.
. . Nous l'entraînons dans notre sillage.
. . Nous en faisons un disciple. Nous récoltons un adepte.

CONCLUSION : L'AUTRE CHANGE.
Mais il peut le faire de mauvais cœur ou de bon gré.
. . Et il peut commencer par ne faire que subir.
. . Puis, progressivement, il peut se faire à une autre idée.
. . Et il peut finir par admettre autre chose, nous "écouter".
Il peut seulement changer d'idée, d'avis, de décision.
. . Étant convaincu, il embrasse notre cause.
. . Se ravisant, il change son fusil d'épaule. Il verse dans notre cause.
. . . . Comme le spectateur de l'hippodrome de Byzance,
. . . . . . lorsque le vainqueur traditionnel se trouvait être vaincu,
. . . . il tourne casaque, à savoir maintenant il retourne sa veste.
. . C'est un revirement d'opinion plus ou moins spectaculaire.
Mais il peut virer sa cuti, changer de comportement.
. . Il prend de nouvelles habitudes de penser, de vivre, de parler.
. . Il rompt avec son passé. Il est devenu un autre Homme.
. . Il refait sa vie avec quelqu'un d'autre. Il est à un tournant de sa vie.
. . On ne le reconnaît plus. On dit de lui "Ce qu'il a pu changer quand même !".
. . Il peut aussi revenir en arrière. Cependant alors il sera dit "girouette".
. . À remarquer d'ailleurs, à ce propos que, tout comme
. . . . il est plus facile de déplier une feuille selon l'ancien pli que d'une autre façon,
. . . . il est plus facile de changer complètement de conduite que de se réformer.
Et puis il peut se montrer reconnaissant envers un bienfaiteur, se croire notre obligé.
. . Il peut nous accorder son crédit.
Encore, il peut nous décerner son estime, accorder sa sympathie voire de l'admiration.
. . Il peut devenir un de nos fan's, de nos  inconditionnels, de nos groupies,
. . . . nous vouer une confiance aveugle.
Aussi, il peut être touché par diverses intentions, puis nous entourer de sa sympathie.
. . Et c'est l'envie de faire plaisir, l'empressement, le dévouement.
Et il en arrive à nous porter de l'affection, nous porter dans son cœur.
. . C'est un élan du cœur. Il est tombé sous notre charme. C'est l'Amour.
Par ailleurs, souvent, celui que nous désirons faire évoluer psychiquement
. . nous fait nous-mêmes évoluer psychiquement.
. . L'arroseur est arrosé.
Mais, en fait, le dernier mot revient à Carl Gauss et Pierre de Laplace.
. . La fréquence des caractères psychiques des individus au sein de leur groupe,
. . . . . . dans la mesure où ce groupe est important,
. . . . se décrit par une courbe présentant le profil d'une cloche,
. . . . . . effilée aux extrémités et s'allongeant dans un large centre.
. . Et, si on imagine une progression,
. . . . sa représentation n'est qu'un déplacement de ce profil vers la droite.

ET, POUR FAIRE AINSI ÉVOLUER CES PSYCHISMES,
. . NOUS DISPOSONS D’UNE MULTITUDE DE MOYENS.

MOYENS D’ORDRE MATHÉMATIQUE -
Arithmétique -
. . La répétition - Nous insistons.
. . . . Et "nous enfonçons le clou."
. . . . Ainsi ces séances télévisées à répétition relatives à des rébellions coloniales
. . . . . . qui semblent n’avoir pour but que d’attiser la haine raciale.
. . Demander plus pour avoir au moins juste ce que nous voulons.
. . Et la force du nombre est immense car c'est elle qui provoque le "respect humain"
. . . . par lequel nous avons honte de ne pas suivre le troupeau sans réfléchir.
. . . . Cependant, exceptionnellement, le phénomène peut ne pas fonctionner.
. . . . . . J'ai passé mon enfance dans un village complètement franc-maçonnisé.
. . . . . . Le curé avait beau sonner longuement et lui-même l'annonce de sa messe,
. . . . . . . . à part 3 ou 4 vieilles, il ne réussissait à rassembler personne.
. . . . . . La communion solennelle passée, on ne fréquentait plus l'église.
. . . . . . Et pourtant, je ne sais pourquoi, personnellement, j'ai continué à y aller.
. . . . . . Et, ma foi, je ne me souviens pas avoir été la risée de qui que ce soit.
. . . . Et c'est aussi la force du nombre qui, en démocratie, désigne les élus.
. . . . . . Mais, en fait, le scrutin n'est souvent
. . . . . . . . ou que fraude (en monde musulman, les hommes votent pour des épouses fictives),
. . . . . . . . ou que ploutocratie (campagnes électorales à la disposition des fortunés),
. . . . . . . . ou que dictature, sous la pression des chars d'assaut ou d'une propagande unique.
. . . . Et, parfois, il est vrai, il faut peu de gens pour que soient tranformées des sociétés entières.
. . . . . . Ce peu a été comme le levain dans la pâte,
. . . . . . . . ainsi que l'avait prédit pour ses envoyés Jésus de Nazareth
. . . . . . . . selon, dans leur "Heureuse nouveauté", Matthieu, en 13, 33, et Luc, en 13, 21.
. . . . . . . . Et, en effet, il a suffi de 12 personnes pour qu'en définitive, la planète soit changée
. . . . . . . . . . 12, à l'image des 12 fils de Jacob de qui sont issus tous les juifs depuis les - 1400.
. . . . . . D'ailleurs, il a même suffi d'un seul Bouddha ou Mohammed pour que de même.
. . . . . . Et, pour ce qui est des idées philosophiques et politiques, de même aussi
. . . . . . . . mais d'une manière plus diffuse.
. . Spatial -
. . . . Le meilleur emplacement pour être "reçu" : en haut et à droite des pages,
. . . . . . ce, tout au moins en contrées à disposition latine des textes.
. . . . Et, actuellement, la grande esbroufe : des tours de plus en plus hautes, jusqu'au km.
. . . . L'éloignement, le dépaysement, ce peut être une joie, au moins à la 1ère découverte.
. . . . . . Et, généralement, les jeunes aiment à quitter les lieux de leur enfance.
. . . . Mais, alors, peut les saisir le mal du pays, la nostalgie, le "bourdon",
. . . . . . le son de cette lugubre cloche qu'on fait sonner dès la mort d'un paroissien,
. . . . . . . . dans cette église que nous avons abandonnée.
. . . . Par ailleurs, "il est un âge dans la vie où chaque rêve doit finir,
. . . . . . un âge où l'âme recueillie a besoin de se souvenir."
. . . . . . Aussi, alors, comme les autres, le Normand peut se dire
. . . . . . . . "Lorsque ma muse refroidie aura fini ses chants d'Amour,
. . . . . . . . j'irai revoir ma Normandie. C'est le pays qui m'a donné le jour."
. . . . . . . . Du chant "Ma Normandie" de Frédéric Bérat.
. . Temporel -
. . . . Ainsi concernant les discours : 2 façons et toutes 2 efficaces. Mais
. . . . . . l’une dénote une mentalité autoritaire, le discours-fleuve à la Adolf Hitler,
. . . . . . l’autre, au contraire, une mentalité mesurée : le speech éclair à la Thomas Jefferson.
. . . . Ainsi concernant toute action : l'adoption d'un ordre chronologique.

MOYENS D’ORDRE PHYSIQUE -
L’emploi de la force -
. . Par les forces de police, précisément.
. . Par les guerres, au sens 1er du terme,
. . . . même civiles,
. . . . même idéologiques, religieuses,
. . . . . . particulièrement les musulmanes, de La Mecque à Poitiers et à Karachi.
Le temps qu’il fait rend triste ou joyeux, tout au moins dans la mesure où
. . il ne nous gêne pas dans nos désirs ou, encore, où nous n’y sommes pas indifférents.
Certains climats sont émollients. D’autres, vivifiants.
Changer d'air peut nous faire du bien, ou du mal, au point de vue santé.
Et toute la Nature même peut nous rendre triste comme nous exalter, nous "transporter".
. . Parfois même nous y entrons comme dans une image, a constaté un jour mon 2ème fils,
. . . . au moment où nous découvrions un magnifique point de vue.
. . "Un paysage est un état d'âme." a-t-on dit d'ailleurs.
. . . . Mais dit étant entendu qu'il en est la cause, la conséquence ou l'un et l'autre ?
 
MOYENS D’ORDRE CHIMIQUE -
Les substances psychotropes, précisément, transforment les psychismes.
Le café, le thé nous soutiennent, mais artificiellement, ... dangereusement.
L'alcool euphorise, à moins que nous ayons le vin triste.
. . Il délie les langues, désinhibe.
. . "La vérité est dans le vin.", adage, médiéval sans doute. Et
. . . . nous présentons notre jardin secret,
. . . . nous dévoilons le fin fond de notre pensée,
. . . . nous révèlons des secrets professionnels, militaires.
. . Mais, sauf erreurs, le Penthotal en fait autant.
Les spiritueux nous retapent ... . Ce seraient des remontants ... .
. . Par excès, cependant, beaucoup même en meurent.
La gnôle, l'héroïne nous font oublier le danger.
Et les drogues, stupéfiants, stup’s, nous amputent psychiquement.

 MOYENS D’ORDRE CORPOREL, SOMATIQUE -
Notre état "physique" nous porte à l’aigreur ou à la joie.
Les contraintes "physiques", particulièrement toutes les formes de torture,
. . en usage dans les gangs et ailleurs ...
. . promises ou exercées sur l’autre ou sur quelque être qui lui est cher,
. . font lui faire ou dire tout ce que nous voulons.
. . De toute façon, la douleur physique atteint le moral.
Au contraire, le bien-être, le mieux-être, le confortable plaisent à tous.
De même, la commodité, la possibilité d'un moindre effort à faire,
. . le moins gênant, ce qui facilite la vie, le côté pratique des choses.
. . Et les producteurs de biens ou de services de jouer là-dessus.
Et nous passons du bâton à la carotte. 
. . Offrir des "friandises", aussi, est efficace.
. . "Entre la poire et le fromage", nous obtenons ce que nous voulons.
. . En France au moins, au temps où les dames ne votaient pas encore,
. . . . les candidats cantonaux faisaient confiance à leurs apéritifs villageois.
. . Maintenant, pour terminer en beauté leurs réunions,
. . . . politiques, commerciaux aménagent un buffet.
. . Et les enfançons ont d'excellents succédanés à tout cela : pouceau, tétine, ... .
Puis tout métissage introduit de nouveaux "somatismes".
. . Évidemment, du fait que les caractères se distribuent en apparents et cachés.
. . . . tout ceci n'est pas toujours très manifeste, mais cependant bien réel.
. . Tout de même, présentement, nous pouvons apercevoir,
. . . . à ce point de vue, une certaine unification de l'humanité.

MOYENS D’ORDRE SOCIAL -
De toutes parts et incessamment,
nous influençons les autres, exerçons des pressions sur les autres,
que nous soyons
. . des entourages où ils baignent,
. . des ambiances, atmosphères, où ils sont plongés,
. . du foyer où ils vivent,
. . du milieu où ils sont élevés, formés,
. . du milieu où ils sont éduqués, surtout si en tant qu’internes,
. . . . de là le souci des régimes totalitaires
. . . . . . d'enrôler la jeunesse, l'enfance même, dans des cadres
. . . . . . . . dont l'influence peut se révéler considérable.
. . des milieux militaires par où, éventuellement, ils passent,
. . des milieux professionnels qu’ils vivent, collègues, hiérarchies,
. . des milieux où ils se distraient,
. . des associations, des organisations, des cercles dont ils font partie,
. . des simples rencontres plus ou moins marquantes qui leur arrivent,
. . de leurs tablées, chambrées occasionnelles,
. . de leurs voisinages, entourages, surtout en tant qu’enfant,
. . de leurs relations en tant que
. . . . fréquentations, "connaissances", compagnons, camarades, amis, copains
. . de l’immeuble, du quartier, du village, du canton, du département, de la région,
. . . . où ils demeurent,
. . de l’État, du continent auxquels ils sont rattachés,
. . de la civilisation à laquelle ils appartiennent.
. . . . À partir des 1300 et de l’Italie, se répandirent luxure et culte de l’argent.
. . . . À partir des 1500, l’Espagne et le Portugal influencèrent de larges parties du globe.
. . . . À partir des 1600, l’Angleterre, devenue la Grande-Bretagne puis le Royaume-Uni,
. . . . . . les Provinces-Unies, devenues les Pays-Bas, la France, de même.
. . . . À partir des 1750 et de la France, furent reconnus les droits individuels.
. . . . À partir des 1900 et de la France, fut reconnue la laïcité publique.
. . . . À partir des 1920 et de la Russie, se répandit le communisme
. . . . . . et, pour mettre fin aux empires royaume-unien et français, l’anticolonialisme.
. . . . À partir de cette même date et des États-Unis, l’ultralibéralisme.
. . . . Depuis les 2000, à peu près tous les États disposent d’une influence planétaire.
. . "Dis-moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es." : la sagesse francophone des ... 1650.
. . Ainsi se constituent les sphères d’influence,
. . . . sphères vraiment parce que, vraiment, tout tourne autour de tout.
. . Mais tout ceci est autant cause que conséquence : "Qui se ressemble, s'assemble.".
Quoi qu'il en soit, cette influence sociale est tout de même effective
. . et d'autant plus que divers comportements nous y incitent.
Déjà : l’imitation.
. . Ainsi, moi-même, de mes 3 "pères".
. . Le jeune et seul oncle (physiquement quelque chose comme Kirk Douglas)
. . . . . . que j'ai eu et qui s’est si souvent occupé de moi,
. . . . m’a donné l’affabilité, le sourire, la vie comme un amusement.
. . Mon père véritable (physiquement quelque chose comme François Hollande),
. . . . . . assez âgé, qui aimait à se retrouver avec moi, cultivé en diable,
. . . . le sentiment de la nature, le sens artistique, le goût littéraire, le désir d’apprendre,
. . . . l'horreur de la malhonnêteté et de l'argent,
. . . . . . lui qui allait jusqu'à ranger symboliquement le billet donné entre les pages d'un livre
. . . . . . . . pour n'arriver à le retrouver que lorsqu'il ne valait plus rien,
. . . . . . lui qui avait tant de peine à demander son dû pour ce qu'il vendait, à sa pharmacie,
. . . . . . . . que l'accumulation des petits papiers crédits finit par atteindre à la tige les 20 cm,
. . . . . . lui qui, alors qu'un commerçant n'a jamais intérêt à livrer ses opinions politiques,
. . . . . . . . exposait un drapeau en berne lorsqu'un personnage de son bord décédait,
. . . . . . lui qui, d'ailleurs, n'aimait que créer ce qui ne rapporte rien,
. . . . . . . . des sculptures sur bois données, des aquarelles précieusement conservées,
. . . . . . . . des compositions musicales offertes,
. . . . . . . . des poèsies jamais publiées, des pièces jamais jouées ! 
. . Mon grand-père maternel (physiquement quelque chose comme John Wayne),
. . . . . . qui m’a élevé,
. . . . la fierté, la hardiesse, le flegme, l'application dans le travail.
. . Et l'exemple est d'autant plus effectif qu'il vient de quelqu'un plus haut placé.
. . . . Ainsi, étant donné un certain Charles De Gaulle, qui n'a pas fait seulement des erreurs,
. . . . . . des 1958 aux 1970, en France, dans les sphères supérieures de l'Etat,
. . . . . . . . honnêteté et intégrité sont restés de bon ton.
Mais les exemples peuvent être des "contr’exemples", des exemples à ne pas suivre,
. . en en présentant les conséquences néfastes.
. . C’est ainsi que les Spartiates enivraient certains de leurs esclaves dits hilotes,
. . . . pour donner en spectacle à leurs enfants les abaissements auxquels alors ils se livraient.
. . Au reste, dès mes 8 ans, ç'a été
. . . . ma brave grand’mère qui m’élevait si tendrement qui s'est faite pour moi hilote,
. . . . . . ces soirs où, trébuchante, elle allait directement se coucher bredouillant
. . . . . . . . "Je suis très malade aujourd’hui :
. . . . . . . . tu t’arrangeras avec ton grand-père quand il reviendra de son travail."
. . . . Mes yeux se mouillaient, d’autant qu’elle ajoutait
. . . . . . "Je voudrais être à 6 pieds sous terre. Un jour, je me jetterai dans la citerne !"
. . Mais ce n'a pas été elle seule qui m'a servi de contr’exemple.
. . . . Certains dimanches, ces "pères" et leurs épouses, mes "mères", se trouvaient réunis.
. . . . Et, souvent, à la fin du repas de midi bien arrosé, ils s’insultaient.
. . . . Un jour même, table repoussée, 3 femmes d’un côté, 3 hommes de l’autre,
. . . . . . ils ont décidé de s’affronter.
. . . . Mais le combat a été bien vite interrompu.
. . . . . . Mon grand-père avait déjà envoyé la tête de son épouse
. . . . . . . . dans le petit miroir accroché près de la porte, et le sang coulait sur son visage.
. . Leçons radicales : je n'ai bu désormais à peu près rien de plus que de l’eau,
. . . . une eau qu'alors, chaque midi, un peu honteux,
. . . . . . j'allais chercher dans un grand litre au robinet de l'autre côté de la cour,
. . . . d’autant que, confortant le tout, quelque vieux livre de lecture, arrivé entre mes mains,
. . . . . . m’avait expliqué clairement les méfaits de l’alcool sur la santé et l’économie ménagère.
Mais, en fait, sans aller jusqu'à en montrer toutes les conséquences néfastes,
. . le simple spectacle du "contr'exemple" parfois suffit.
. . Ainsi ce fameux père, dont je viens de dire tant de bien, tout de même on peut dire aussi
. . . . qu'excepté ce qu'il a donné à ma mère pour payer les études qu'il voulait que je fasse,
. . . . . . il n'a fait que boire le peu qu'il gagnait.
. . . . Et pourtant et malgré tous les "Tu seras comme ton père !" de quoi 100 fois on m'a affligé,
. . . . . . sur ce point, effectivement, je ne l'ai pas suivi.
. . Ainsi ce fameux oncle, si affable, si blagueur, lui, je l'ai vu, avec son sourire malicieux,
. . . . l'épicier parti, étendre son long bras jusqu'aux rayons
. . . . et faucher boîtes de sardines et je ne sais quoi encore.
. . . . Je l'ai vu, à notre départ, un peu moins loin que la gare,
. . . . . . de ses grandes jambes, passer par-dessus la clôture
. . . . . . et, à notre arrivée, un peu plus loin, cette fois, sortir de la haie, voyage gratis.
. . . . Je l'ai entendu vanter les bandits des films, les maquilleurs de bagnoles et les Stavisky.
. . . . Et, pourtant, sur ce point, je ne l'ai pas suivi.
. . . . Je l'ai entendu me promettre le boxon dès mes 14 ans.
. . . . Et je l'ai même un soir, à ce même âge à peu près, accompagné de ma tante, du reste,
. . . . . . jusqu'à la maison voisine attenante, au bout du chemin vert nous menant à la route,
. . . . . . suivi jusque chez la jeune et jolie boulangère voisine privée de son mari prisonnier,
. . . . . . . . qui, à grands renforts de soupe à l'ognon, commençait à m'embrasser.
. . . . . . . . Mais, n'ayant rien compris, le repas fini, j'ai simplement déclaré
. . . . . . . . . . que j'avais sommeil, que je voulais revenir à la maison me coucher.
. . . . Là-bas, d'ailleurs non plus, l'accueil, je ne l'ai pas compris.
. . . . . . En effet, c'est comme un malpropre que j'ai été reçu par ma grand'mère.
. . . . . . Mais je dormais déjà quand elle criait encore. Plus tard, j'ai compris
. . . . . . . . car, comme une certaine chatte d'un certain boulanger, justement,
. . . . . . . . quand notre petit ratier Houski revenait le soir, son engin tout rouge,
. . . . . . . . . . de sa tournée des grands ducs dans le village, elle le recevait de la même manière !
. . . . . . Et, au reste, bien arrondi sur sa chaise, comme moi, il dormait déjà quand elle criait encore.
. . . . Mais l'histoire n'est pas finie.
. . . . Le lendemain, dimanche, dans l'après-midi, comme de coutume, ma mère,
. . . . . . accompagnée de mes 4 sœurs et de mon frère, tous plus jeunes que moi,
. . . . . . est venue du village voisin dire "Bonjour !" à ses parents.
. . . . . . Et tous avec moi ont voulu en repartant saluer Lucette et Georges restés chez la voisine.
. . . . . . Nous avons frappé à la porte et, de loin, nous avons entendu "Entrez !".
. . . . . . Dans la cuisine, il n'y avait personne. Nous sommes passés dans la chambre, à gauche.
. . . . . . Et là, qu'est-ce que nous avons vu, dans le lit en entrant à droite ?
. . . . . . Mon cher oncle entourant de son bras droit le cou de ma chère tante et ...,
. . . . . . . . de son bras gauche, celui de notre chère voisine.
. . . . . . Sortis, nous, enfants, nous avons manifesté notre étonnement.
. . . . . . Mais notre mère, très décontractée, nous a tout de suite rassurés :
. . . . . . . . "C'est comme ça la vie !"
. . . . Pourtant je n'ai pas suivi cette voie.
. . . . On peut même dire que je suis resté chaste,
. . . . . . quoique, rétorqueront les théologiens, tout au moins catholiques, imparfaitement,
. . . . . . puisque je me suis marié et que je n'ai jamais cessé d'accomplir mes devoirs conjugaux.
. . . . Je crois, au reste, qu'ici, la perfection n'est assurée que pour les frigides et les impuissants.
. . Enfin, tous comptes faits, il me semble
. . . . que le fond de nous-même, les conseils, les héros des fictions, certaines lectures, ...
. . . . . . font plus que les exemples vivants.
. . Et c'est à ce point vrai que les personnes vertueuses
. . . . ne sont que rarement reconnues comme telles de leur vivant
. . . . . . pour la raison qu'elles ne peuvent guère l'être que par des personnes semblables.
. . C'est donc plutôt du fait de tout un ensemble de raisons que se crée un modèle-type.
. . . . Dans l’Antiquité méditerranéenne : les Hercule.
. . . . Dans le Haut Moyen Age ouest-européen : le saint des hagiographies.
. . . . Dans le Bas Moyen Age ouest-européen : le chevalier des romans courtois.
. . . . À la Renaissance ouest-européenne : le vaillant, mais aussi le vénal, puis le "libertin".
. . . . À partir des 1650 français : l'"honnête homme".
. . . . À partir des 1700 français : le libre penseur.
. . . . À partir des 1800 : le romantique.
. . . . À partir des 1880 français : le républicain.
. . . . À partir des 1920 mondial : la vedette, le communiste.
. . . . À partir des 1970 mondial : le grand financier.
. . . . À partir des 2000 mondial : en monde islamique radical, le terroriste.
Le désir d'ascension sociale, l'ambition générale d'atteindre de plus hautes sphères -
. . D'antan, de la bourgeoisie vers la noblesse.
. . Aujourd'hui, du commun vers la "haute" (richesse).
La préférence pour notre nation, notre ville, ... -
. . Et les supporters se font même parfois hooligans.
Le "compatriotisme" -
. . Le bonheur de retrouver quelqu’un de notre pays, de notre région -
. . Le démarcheur découvre très souvent, comme par hasard, avec son client éventuel,
. . . . des rapprochements de ce genre.
Le "colinguisme" -
. . Le bonheur de retrouver en zone linguistique étrangère quelqu'un qui parle notre langue -
. . À l'automne 1939, par une belle matinée ensoleillée, en plein centre du Vexin normand,
. . . . allait au marché hebdomadaire du bourg voisin une jeune cycliste de 13 ans réfugiée du Nord.
. . . . Mais elle transportait sur son porte-bagages sa jeune soeur de 11 ans.
. . . . Or, juste arrivée à destination, elle se trouve à passer devant la gendarmerie.
. . . . Contravention. Et leur mère qui les accompagnait, bien sûr de se mettre à parlementer.
. . . . Et le brigadier, entendant son accent, de s'exclamer "Mais vous êtes du Nord !". - "Oui." -
. . . . "Moi aussi ! Bon, ça ira pour cette fois. Vous pouvez aller !" ... .
. . Il y a quelques années, un cordial ouvrier maghrébin me servait des parpaings.
. . . . Et voilà qu’il entend de mon aîné qui était avec moi
. . . . . . quelques mots dans sa langue sur l’âge que je ne faisais pas.
. . . . Alors il fut tant ému qu’il était prêt à ... remplir la remorque bien au-delà de notre dû.
. . À l’inverse, lorsque la prévision d’une telle émotion est déçue, c’est un choc.
. . . . Ainsi ç'a été,
. . . . . . pour les gens venus l’accueillir,
. . . . . . . . lorsque Valéry Giscard, président, fier de son anglais,
. . . . . . . . . . en Louisiane, s'est mis à leur parler dans ce langage,
. . . . . . pour un certain représentant du Québec,
. . . . . . . . lorsque, débarquant à Roissy, on l'a reçu dans ce même langage.
Le "communautarisme" -
. . À l’intérieur d’une même communauté, nous nous soutenons.
. . Et, en pays communautariste, pour mieux se soutenir, on adopte un même quartier.
La complicité de "classe", dans le malheur -
. . Bien reconnue, dès les 1840, par Karl Marx.
. . Ainsi des habitants de certaines banlieues pauvres.
. . Ainsi des jeunes en général, délaissés en effet.
. . Et ce sentiment peut être "exploité" et devenir une force considérable.
Enfin : introduction de nouvelles règles sociales -
. . De nouvelles institutions (nouvelles constitutions, ...) -
. . De nouvelles dispositions (lois, règlements) -
. . Malheureusement, pour en arriver à obtenir de nouvelles règles sociales,
. . . . il n'est guère qu'une issue : se vouer à un parti qu'on ne peut influencer
. . . . . . qu'en grimpant dans sa hiérarchie
. . . . . . et, normalement, qu'en passant par les échelons territoriaux.
. . . . . . Or, pour ce faire, il faut d'abord être du même avis que les gros bonnets.
. . À noter que ces règles sociales peuvent être aussi des règles entre particuliers.
. . . . Et, à ce propos, ont même à peu près conservé leur caractère sacré
. . . . . . les dernières volontés des défunts.
. . Et à noter aussi que ces règles sociales
. . . . ne viennent souvent que confirmer un état de fait.
Cette atmosphère sociale que nous respirons dès notre conception
. . se trouve donc être très concluante.
. . Et elle l’est tellement que pour le religieux, par exemple,
. . . . vers les 1575 déjà, Michel de Montaigne notait ("Essais", ..., ... .)
. . . . "Nous sommes protestants ou catholiques
. . . . . . comme nous sommes Allemands ou Périgourdins.".
. . Et elle l’est tellement encore
. . . . que des oisillons interchangés de nid à leur éclosion présentent devenus adultes
. . . . . . les caractères de leurs parents adoptifs,
. . . . que les jumeaux vrais séparés à leur naissance se retrouvent devenus adultes
. . . . . . ne présentant que des ressemblances dérisoires,
. . . . que les enfants sauvages n’ont jamais pu vraiment être rééduqués,
. . . . et à ce point, d’ailleurs,
. . . . . . que, dans une même zone linguistique, nombre de mots que nous employons
. . . . . . . . n’ont pas tout à fait la même résonance pour chacun d’entre nous
. . . . . . . . . . tant ils ont été chargés d’environnements sociaux différents.

MOYENS D’ORDRE PSYCHIQUE -
Un moyen des plus importants aux conséquences énormes : la renommée.
. . À partir des - 525, l’influence de Gautama dit l’Illuminé (Bouddha)
. . . . s’étendit à toute l’Asie de l’est.
. . À partir des + 30, celle de Jésus de Nazareth,
. . . . à pratiquement toute l’Europe, toute l’Amérique et partiellement à l’Afrique, à l’Océanie.
. . À partir des 630, celle de Mohammed, mais il est vrai, ici, avec l’aide du sabre,
. . . . à l’Asie antérieure, l’Asie centrale, l’"Afrique du Nord", l’Insulinde.
Autre : le charisme.
. . Non seulement tout pouvoir, national au moins, nouveau, nouvellement élu au moins,
. . . . jouit pendant une 100ne de jours d'un état de grâce.
. . Mais aussi les chefs d'Etat retrouvent, et pour toute la durée de leur règne, leurs groupies.
. . Mieux, pis en fait, certaines de celles-ci restent groupies de tous quelle que soit leur couleur.
. . . . Ainsi ma mère a été tour à tour républicaine ardente, pétainiste dévouée, gaulliste convaincue.
. . . . Et, n'arrivant pas à se décrocher des lèvres d'un Chirac qui n'en finissait pas d'occuper l'écran,
. . . . . . elle, d'ordinaire si compréhensive, l'autre jour, subjuguée, indéboulonnable,
. . . . . . elle m'a définitivement refusé la possibilité de voir mon film vespéral quotidien.
. . Et on en arrive au culte de la personnalité.
Mais à tout cela, nous n'y sommes pour rien.
Désormais, au contraire, un travail va être exigé.
Moyens limités -
Radical : l’hypnose.
Moins radicaux : l'emploi de la "suggestion", l'utilisation de la perception subliminale.
Semblables mais sur nous-mêmes :
. . l'autosuggestion, selon ou non la méthode préconisée par Èmile Coué vers les 1890,
. . l'éveil d'une vocation.
Moyens moins limités -
Le prestige -
. . Mais Alexandre, c'est aussi Socrate, Napoléon, Voltaire.
L'"assurance", la "présence", l'"autorité".
. . Nous sommes "écoutés". Nous avons de la discipline.
. . Nous imposons le respect.
. . "Il n'y a pas moins d'éloquence dans le ton de la voix, les yeux, l'air de la personne
. . . . que dans le choix des mots."
. . . . François de la Rochefoucauld, "Réflexions", 249, vers les 1660.
. . C’est
. . . . que nous sommes conscients de notre supériorité,
. . . . que nous faisons sérieux, que nous ne sommes pas expansifs, aucun éclat de rire,
. . . . que nous avons du feu dans le regard, une voix impérieuse,
. . . . que nous sommes convaincus que l’autre n’aura jamais sur nous le dessus.
. . Et, justement, normalement nous ne devrions être sûr de rien.
. . . . C'est le handicap de ceux qui, humblement, modestement, le comprennent.
Autres moyens -
La détermination -
. . "À cœur vaillant, rien d'impossible." "Impossible, pas français."
. . . . En fait : des propos plutôt immodestes.
. . Vers les 1900 : "Quand on se tient debout pour défendre sa cause,
. . . . le monde entier nous écoute.", Rudyard Kipling, "......", ... .
. . . . En fait, Georges Bidault, qui lança un jour cette citation, peu de temps après,
. . . . . . lui et son compagnon Jacques Soustelle, ils ont dû,
. . . . . . qui dans une valise diplomatique, qui dans le coffre d'une auto, fuir à l'étranger ... .
Les encouragements, éventuellement prodigués, éventuellement par simple geste -
. . Les félicitations, même imméritées ... .
. . Les maîtresses ou les maîtres des classes des maternelles et des cours préparatoires
. . . . accordent des bons points, qui donnent droit à des images, pour bon travail.
. . Les religions promettent des paradis à ceux qui se sont conduits selon leurs règles.
. . La "claque" au théatre et ailleurs provoque applaudissements voire acclamations, ovations.
. . . . Et il faut un sacré cran, je vous l’assure, pour alors rester assis les bras croisés.
. . De ce côté-ci du pont, face aux Autrichiens, la compagnie hésitait.
. . . . Alors leur chef prit le drapeau et fonça dans la mitraille. Tous les autres ont suivi.
. . . . C’était en 1796, en Italie du nord-est, près de Vérone, à Arcole, Napoléon Bonaparte.
. . Lorsque je me promène avec les miens et que va arriver la fourche de plusieurs voies,
. . . . alors que j’en préfère une,
. . . . je les devance un peu et, semblant de rien, je la prends.
. . . . Et ils suivent tous sans même s’être aperçus de quoi que ce soit.
La conviction, la vivacité du sentiment, l'élan du coeur, l'ardeur, l'enthousiasme,
. . quoique, éventuellement, plus ou moins simulés,
. . car, si normalement on ne peut être sûr de rien,
. . . . pour agir, se décider, il faut bien l'être.
Le bagout, la facilité de parole des beaux parleurs,
. . camelots, présentateurs, démonstrateurs, démarcheurs.
La fougue des orateurs
. . aux discours enflammés, vibrants, bouleversants.
. . Il ne s'agit plus de lire un texte, mais de parler sans notes,
. . . . ou, tout au plus, disposant de quelques titres.
. . "C'est le coeur qui fait l'orateur."
. . . . Vers les 85, Marcus Quintilianus dit Quintilien, "L'art oratoire", 10, 7, 15.
. . . . "La véritable éloquence vient du coeur et va au coeur.", ..., ..., ..., ... .
. . . . Elle touche le "coeur", fait vibrer la corde sensible, "remue les tripes".
. . Et, comme le forgeron, pour le modeler, chauffe son fer, 
. . . . l'orateur, à blanc même, son auditoire.
. . Et ce peut tout aussi bien être
. . . . un Henri Lacordaire qu'un Jean Jaurès,
. . . . un tribun romain qu'un de ces forts-en-gueule
. . . . . . qu'en 1944, tant dans chaque village que dans chaque quartier,
. . . . . . . . pour diriger ses cellules, a recruté le P.C..
La "diplomatie" -
. . Déjà on cherche à endormir la méfiance, à mettre en confiance.
. . Déjà, vers les 85, ce même Quintilien, dans le même ouvrage,
. . . . recommandait à cet effet de placer dans ses plaidoieries,
. . . . . . en 1er lieu les bonnes raisons, en 2ème les moins bonnes,
. . . . . . et en dernier lieu les meilleures.
. . Et, dès les 1000, les scolastiques, de toujours commencer leurs réfutations
. . . . par un "Je concède" et même d'aller jusqu'à l'épitrope,
. . . . . . à savoir jusqu'à accorder ce qui peut être refusé
. . . . . . . . mais qu'il est sans grand intérêt de le faire.
. . Puis, vers les 1575, Michel de Montaigne, "Essais", ..., ...,
. . . . suggérait, au cas où nous voulions consoler quelqu'un,
. . . . . . de d’abord entrer dans ses vues,
. . . . . . puis peu à peu de lui faire sentir qu'il n'a aucune raison d'être en peine.
. . Rien de docte, rien d'absolu, rien de brutal. Une voix calme et douce.
. . Et surviennent tact, entregent, habileté à tirer parti de ses relations.
Le charme -
. . Nous esquissons des sourires engageants.
. . Nous déployons toute notre capacité de séduction.
. . "L’art de persuader consiste plus en celui d’agréer qu’en celui de convaincre
. . . . tant les Hommes se gouvernent plus par caprice que par raison.".
. . . . . . Blaise Pascal, "De l’esprit géométrique" des 1658.
. . "Qu'on se laisse facilement convaincre par ceux qu'on aime !",
. . . . Jean-Baptiste Poquelin, "L'avare", 1, 1, 1668.
. . "Je veux, guidé par vous, beaux yeux aux flammes douces,
. . . . par toi conduit à main où en tremble ma main,
. . . . marcher droit que ce soit par les sentiers de mousse
. . . . ou que rocs et cailloux encombrent le chemin.",
. . . . Paul Verlaine, "La bonne chanson", 4, 5ème strophe, 1870.
L'agréable - Le plaisant -
. . Vers les 1735 : "On corrige moins un écart en brusquant le caractère
. . . . qu’en masquant la sagesse sous un léger badinage.",
. . . . Pierre de Marivaux, "Le paysan parvenu".
. . Savoir plaisanter.
. . Conter des historiettes amusantes, des blagues.
. . Modestement lancer quelques véritables bons mots.
. . Et le tout : sans rire de soi, sans pour autant être pince-sans-rire, quelque peu mimant.
. . . . Vers les .... : "Celui, qui rit de ses propres blagues, dispensent les autres d’en rire.".
. . En revanche, rire franchement de celles des autres,
. . . . tout au moins dans la mesure où elles sont valables,
. . . . donc si nulles, aucunement (Alors un sourire en coin suffira.).
. . Et, pour se changer les idées, tout un chacun de se distraire au mieux, normalement.
L'apitoiement -
. . On cherche à inspirer la pitié, la compassion.
Se faire apprécier, estimer, admirer -
. . Obtenir du "crédit" auprès de  ... .
. . "Il n'y a pas meilleurs orateurs que ceux que nous estimons.",
. . . . Charles de Montesquieu, "Cahiers", des 1750.
Le calme, la douceur, la gentillesse -
. . Cajoler : entourer d'attentions affectueuses.
. . Vers les 1605 : "On attrape plus de mouches avec du miel qu’avec du fiel."
. . . . François de Sales, "Introduction à la vie dévote", ..., ....
La sympathie, l’affection -
. . Ceci, ce peut être si lourd de conséquences
. . . . que plus d’une fois le cours de l’Histoire en a été détourné.
. . Hélène a fait que l’empire romain est devenu tolérant.
. . Monique a fait que la chrétienté a reçu une base doctrinale.
. . Clotilde a fait qu'a été fondée la Francie, d’où une France et une Germanie
. . . . se disputant pendant plus d’un millénaire la Lotharingie.
L'inconnu -
. . La familiarité fait qu'on ne peut guère apprécier à sa juste valeur qui que ce soit.
. . "Nul n'est prophète en son pays.", Jésus de Nazareth,
. . . . sa prédication, vers les +27, à Nazareth précisément, n'ayant pas été très bien recue,
. . . . selon Matthieu, un des 12 apôtres, dans "L'heureuse nouveauté", 13, 57,
. . . . Luc, un disciple, sous le même titre, 4, 24, Marc, de même et de même, 6, 4,
. . . . et Jean, l'apôtre, sous le même titre aussi, 4, 44.
. . "Nul n'est grand pour son valet de chambre.", la sagesse germanophone des 1850 ... .
. . Ainsi donc à l'inverse, nous attirent le dépaysement et les pays lointains,
. . . . tout idéalisés que nous les imaginons.
. . . . Pourtant quelques-uns de nous mettre en garde.
. . . . . . "Restons où nous voyons. Pourquoi vouloir descendre
. . . . . . et toucher ce qu'on rêve et marcher dans la cendre ?"
. . . . . . Victor Hugo, "Les feuilles d'automne", 27, 10ème strophe, 1830.
. . . . Mais c'est plus fort que nous : d'une manière générale, nous partons.
. . . . . . "Rêvez, rêvez, puisque rêver vous plaît !
. . . . . . Moi, je ferai mon rêve lorsque je reviendrai."
. . . . . . Jean Naty, "Vous connaissez le chemin", chanson, ici le refrain, des 1960 sans doute.
. . . . . . C'est le goût de l'aventure.
. . . . Cependant, alors, peut nous étreindre la nostalgie, le mal du pays, le "bourdon"
. . . . . . du nom de cette cloche grave et lugubre de l'église de notre village.
. . Toutefois, dans les réunions, l'inconnu est généralement présenté ou se présente lui-même.
. . Et, effectivement, en d'autres circonstances, il peut avec intérêt se présenter lui-même :
. . . . carte de visite, Bristol, en-tête de missives, par porte-à-porte distribuant tracts, ...,
. . . . envois de professions de foi, de prospectus,
. . . . par un de ces mutiples médias, annonces dont effet possible,
. . . . affichages, enseignes, ... .
L'expérience personnelle, les rencontres qui marquent -
. . "Il n'est pas meilleur prédicateur que l'expérience personnelle.",
. . . . Jonathan Swift, "Pensées", ..., des 1730.
. . "Celui qui a vu son frère d'armes tomber à côté de lui sous les balles franquistes,
. . . . celui-là restera républicain jusqu'à la fin de sa vie.
. . Celui qui a vu devant lui tout un groupe de nones mitraillées par des avions soviétiques,
. . . . celui-là mourra franquiste."
. . . . Antoine de Saint-Éxupéry, "La citadelle", vers la 50ème page, des 1939.     
Enfin, ici aussi, les accouplements entre personnes de plus en plus diverses
. . unifient peu à peu les diverses caractéristiques psychiques de l'humanité.
. . Certes l'oncle, dont je viens de parler, issu d'une Rouennaise et d'un Anglais,
. . . . présentait vraiment bien les caractéristiques des gens du pays de son père :
. . . . . . pragmatisme, sourire facile ("Smile : sun of live."), esprit conciliant,
. . . . . . attirance pour la mécanique, le commerce, le trafic.
. . . . Mais sa fille, née en outre d'une Normande, ne disposait plus de toute cette panoplie.
. . Certes mon pére, issu de toute une génération partie d'un écuyer
. . . . du fondateur de la dynastie des Robertiens-Capétiens, Robert le fort, un Angevin,
. . . . était un royaliste pur teint.
. . . . Mais aucun de ses 6 enfants nés, en outre, d'une Normande,
. . . . . . ne l'a suivi aussi nettement dans cette voie.
. . . . . . Bon, évidemment : dans une ambiance sociale toute différente.

MOYENS D’ORDRE SENSORIEL -
Le visuel -
Nous en jetons un rayon. Nous éblouissons.
. . C'est l'éclat, le brillant, le brillant d'un vif éclat, le rutilant.
Ainsi avons-nous enjolivé nos tissus protecteurs, nos costumes :
. . les cent coloris des chapeaux de nombreux champignons -
. . les mille couleurs des diverses fleurs,
. . la nacre des coquilles de maints mollusques,
. . les couleurs des élytres des coléoptères,
. . les colorations des chenilles et des papillons,
. . la brillance de divers poissons,
. . les parures de nombre d’oiseaux,
. . mieux, les parterres des oiseaux-jardiniers,
. . encore, les pelages de multiples mammifères,
. . les vêtements des Humains, perdant en grande partie leurs poils,
. . . . les costumes selon les époques, les régions, la classe, la profession,
. . . . les atours particuliers des nobles puis des fortunés, au gré des époques,
. . . . en outre, les uniformes.
. . . . . . Restent tout de même encore au moins ceux
. . . . . . . . des agents de police, des militaires, de certains fonctionnaires,
. . . . . . . . des magistrats, des avocats (d’où leurs éventuels "effets de manche").
. . À noter, à ce propos, la tenue toujours impeccable des impuissants ... .
Ainsi veillons-nous à la "resplendissance" de nos véhicules :
. . des carrosses dorés aux autos reluisantes.
Ainsi nous dotons-nous d'habitations clinquantes :
. . des châteaux de marbre rose aux demeures actuelles teintées aux couleurs en vogue.
. . Le noir, le blanc, le gris, en nos temps pessimistes, sont les couleurs les plus courues.
Et c'est, pour inciter à l'achat,
. . étalages, devantures, vitrines, éventaires éclatants, éblouissants,
. . dessus de panier aux fruits brillants mais souvent "ogéemmisés" et infectes.
Et de tout colorer :
. . images, et dès les temps préhistoriques,
. . emblèmes, bannières romaines, oriflammes médiévales, drapeaux modernes, ...,
. . affiches, illustrations.
. . Et les figures de style elles-mêmes sont des concrétisations, dites aussi images.
Et les couleurs ont chacune leur fonction.
. . Le rouge fait peur, épouvante.
. . . . Les reptiles aux collerettes écarlates le savaient déjà.
. . . . Les Amérindiens en sont devenus des Peaux-Rouges.
. . . . Et maints hommes de guerre d'antan ont monté à l'assaut ainsi revêtus.
. . Au contraire, le bleu et le vert calme.
. . Selon les civilisations le noir, le blanc, ... représente le deuil.
. . Et le publiciste, le propagandiste doit savoir que ce qui attirent le plus le regard,
. . . . c'est le noir sur orange ou le bleu sur blanc
L'auditif -
Le simple rythme lui-même.
. . Nous filons en douce à quelqu'un une maxime bien balancée
. . . . et il en reste marqué pour toute la vie.
. . . . Gerben (prononcer "Guerbon'"), un voisin et ami d'enfance,
. . . . . . cet après-midi-là, dans la grande cour qui nous séparait, près de notre haie,
. . . . . . m'a répliqué "Petit à petit l'oiseau fait son nid."
. . . . . . C'était enregistré pour la vie.
Les chants captivants des tourbillons marins,
. . les sirènes de Charybde et de Scylla du Détroit de Messine,
. . l'ondine du Rocher des esprits, Lorelei, sur le Rhin, entre Mayence et Coblence.
Et depuis la nuit des temps :
. . les chants religieux,
. . les chants langoureux,
. . les airs entraînants, exaltants, les chants de marche,
. . les hymnes nationaux,
. . les musiques militaires,
. . les chansons de toile, accompagnant le travail,
. . les berceuses apaisantes, les valses entraînantes,
. . les complaintes funèbres, à partir, le plus souvent, en monde atlantique,
. . . . de l’hymne de la messe des morts de la liturgie chrétienne, le "Dies irae" des 1000 -
Et depuis récemment :
. . les musiques des stands de foire, des quinzaines commerciales,
. . les musiques d'ambiance des bars, les fonds sonores des établissements commerciaux.
Et on a même dit que la musique adoucissait les mœurs. Peut-être ... .
. . Mais en tout cas, parfois, elle fait des Humains des barbares.
Le tactile -
Nous "fouettons". Nous "aiguillonnons".
Caresser, chatouiller remonte le moral.
La soie fait plaisir aux dames.
La doudoune calme, apaise les tout jeunes enfants.
Enfin -
Nous pouvons jouer sur tous les tableaux à la fois.
Et les idéologies organisées ne s’en sont jamais privées.
Lumières, couleurs, formes, musiques, chants, encens même sont mis à contribution.
Et ce fut toutes les liturgies antiques reprises par les chrétiens.
. . Et Jean-Jacques Rousseau, René de Chateaubriand de compter beaucoup là-dessus.
. . Et, de fait, c’est pendant la messe de minuit du Noël de 1899 à N.D. de Paris
. . . . que se convertit Paul Claudel ... .
Et, maintenant, ce sont manif’s avec banderoles, hauts-parleurs, ... .
Et ne pourrait-on pas dire, d’ailleurs, que tout art est engagé ?
Par ailleurs -
Comme le montrent bien les réminiscences suivantes,
. . notre ascendance guide, parfois au moins, nos choix.
. . "Il est un air pour qui je donnerais tout Rossini, tout Mozard et tout Wèbre,
. . un air très vieux, languissant et funèbre qui pour moi seul a des charmes secrets.
. . Or chaque fois que je viens de l'entendre, de deux cents ans mon âme rajeunit.
. . C'est sous Louis treize. Et je crois voir s'étendre un coteau vert que le couchant jaunit,
. . puis un château de brique à coins de pierre, aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
. . ceint de grands parcs, avec une rivière baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs,
. . puis une dame à sa haute fenêtre, blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
. . que, dans une autre existence peut-être, j'ai déjà vue et dont je me souviens.",
. . . . Gérard de Nerval, "Odelettes", ... , 1832.
. . "J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
. . que les soleils marins teignaient de mille feux ... ."
. . . . Charles Baudelaire, "Les fleurs du mal", 8ème poème avant la fin, des 1855.
. . Et, dés la 1ère fois que j'ai vu les paysages de l'Ile de France,
. . . . j'ai eu une impression de déjà vu.
. . Et, chaque fois que j'ai parcouru le Hameau de la Reine,
. . . . je me suis senti comme chez moi.
. . Peut-être que l'arrière-grand-oncle de mon grand-père
. . . . qui, selon ce dernier, allait à pied chercher, en tant que cordonnier, son cuir à Paris,
. . . . s'était-il lié avec cet autre cordonnier qui éduquait le fils de Marie-Antoinette.
. . Et peut-être que celle-ci et celui-là, redoutant l'assassinat de l'enfant,
. . . . se sont-ils entendu pour l'échanger contre un autre très malade
. . . . et pour le faire partir avec cet arrière-grand-oncle vers mon village de Puchay,
. . . . si bien connu des nobles du Paris d'alors pour ses nourrices
. . . . et, parce qu'adossé à une immense hêtraie, pour son atmosphère tellement pure
. . . . . . que la Grande Peste ne l'avait jamais atteint. Au reste, 
. . . . ma grand'mère ne répétait-elle pas, lorsque, sur le fer, elle reclouait mes galoches,
. . . . . . une expression ancienne qui lui venait naturellement
. . . . . . "Tapez, Capétiez (vous qui Capet étiez) !".
. . . . En outre, curieusement, en ce village, une chapelle mortuaire dédiée à des Fleury,
. . . . . . nom de mon grand-père, a résisté jusqu'à récemment à la végétation.
. . . . Enfin : histoire de rire ... .

MOYENS D’ ORDRE INTELLECTUEL -
De même qu'on peut adhérer à une idée,
. . donc être psychiquement transformé, évolué psychiquement,
. . . . sans comprendre,
de même on peut comprendre, au moins en un sens, sans adhérer, sans admettre.
. . Déjà on peut penser qu'on a été abusé,
. . . . qu'il y a d'autres explications
. . . . et cætera.
. . Au reste, dans "L'action" de 1893, Maurice Blondel a très bien commenté ce point de vue.
Pourtant nous essayons
. . de convaincre l'autre,
. . . . établissant ce que nous considérons comme vrai,
. . . . récusant ce que nous considérons comme faux,
. . de lui inculquer quelque idée, à savoir de la lui faire entrer dans l'esprit.
Nous cherchons à propager nos conceptions,
. . à éventuellement changer des mentalités.
Ce qui se fait partout tous les jours -
D'abord -
. . De la part de tous, d'une manière banale : au cours de nos conversations.
. . De la part de tous ceux qui ont charge d'"âme" : semonces, ... .
Puis -
De la part des entreprises -
. . Les poseurs d'enseignes.
. . Les inventeurs de logos.
. . Les démonstrateurs, camelots, démarcheurs et leurs bagouts.
. . Les annonceurs et leurs clips et spots, les présentateurs.
. . Les publicitaires et leurs affiches, ... .
. . Les lobbies et leurs discours.
. . La Toile et ses courriels.
De la part des journalistes -
. . Une présentation alléchante.
. . Des titres accrocheurs.
De la part des citoyens -
. . Leurs banderoles.
. . Leurs graffitis,
. . . . notamment sur les bords des ponts au-dessus des routes très fréquentées.
. . Leurs cercles d'idées (think tanks).
De la part des hommes politiques -
. . Leurs tracts, leurs professions de foi.
. . Leurs discours, en petit comité, en réunion publique, en grand meeting.
. . Leurs articles.
. . Leurs participations à des émissions radios, télés.
. . Leur courrier, leurs tweeters.
. . Leurs ouvrages.
. . À savoir, au total, leur propagande.
Comment -
D'abord : préparer le terrain.
. . Il est bon de savoir à qui on a à faire,
. . . . d'avoir une bonne connaissance de son auditoire, de son auditeur,
. . . . . . il est vrai, souvent choisi, en fait.
Ensuite : pour réussir l'exposé, éviter divers défauts.
. . Éviter l'erroné, le sans fondement même, les balivernes, le boniment.
. . Quant au gras, au graveleux, au grivois, à l'égrillard même, il ne plaît pas toujours.
. . Naturellement, éviter l'ennuyeux, le prêchi-prêcha.
. . De même : le confus, l'embrouillé.
. . De même : le verbiage, le délayage et, encore, le touffu.
. . De même : le "blablabla", les propos sans intérêt, superficiels, le futile, l'oiseux.
. . Puis les longueurs.
. . . . Bien sûr, les ouvrages de format ordinaire peuvent avoir un certain impact.
. . . . Mais les "pavés", s'ils en ont, c'est moins pour avoir été lu que pour avoir été cité.
. . . . . . "On compterait sur les doigts de la main le nombre des personnes
. . . . . . . . venus au marxisme aprés avoir lu "Le capital"." Albert Camus.
. . . . . . . . Note 1 de la page 122 de l'édition originale de "L'homme révolté", 1951.
En revanche -
. . De même que bien articuler est nécessaire, de même bien calligraphier, dactylographier.
. . De même que la belle présentation des textes est utile,
. . . . de même, bien se présenter, voire se déguiser.
. . . . Au reste, c'est toujours de rigueur pour les juges, les procureurs, les avocats
. . . . . . et leurs effets de manche.
. . Et il est bon d'être attrayant, plaisant, d'avoir le mot pour rire, voire de conter des blagues.
. . Il est bon d'être agréable,
. . . . de bâtir des phrases bien cadencées, d'user au mieux des figures de style.
. . Il est bon d'être clair, cohérent.
. . . . Et les professions de foi, par exemple, ne devraient se diviser qu'en 3 ou 4 points,
. . . . . . avec quelques mots çà et là ressortant du texte.
. . Il est bon d'être concis, sans en devenir obscur tout au moins.
. . Le mieux, c'est le plus bref possible.
. . . . Bien sûr, les articles sont éphémères et exceptionnellement édités.
. . . . Mais au moins les manifestes ont souvent la vie dure.
. . Et il faut être constructif et avisé.
. . . . Il faut savoir montrer le dérisoire des arguments adverses.
. . . . Il faut savoir bien avancer les siens, trouver des formules-chocs, des phrases assassines.
. . On parle de l'autorité de chose écrite. On dit même "Les paroles s'envolent, les écrits restent.".
. . . . Et, effectivement, dans la durée, l'écrit l'emporte sur l'oral.
. . . . Et la littérature engagée, comme la cinématographie, peut avoir son effet.
. . . . Mais, dans le présent, ce serait plutôt l'inverse,
. . . . . . surtout si la fougue de la conviction, l'intonation assurée sont là et sans être excessives.
. . . . Quant aux pièces à thèse, qui tiennent à la fois de l'oral et de l'écrit,
. . . . . . elles n'ont jamais été très concluantes.
. . . . . . Cependant c'est tout de même un opéra qui, un jour, a soulevé les Pays-Bas du sud.
Il reste qu'en général, personne ne convainc personne, au moins apparemment.
. . En effet, rarement on s'avoue ouvertement convaincu,
. . . . ce qui, au demeurant, ne signifie pas
. . . . . . qu'en fait on l'est tout de même
. . . . . . et qu'il n'existe pas de maîtres à penser.
Pour autant, les meilleures idées mettent trop souvent trop longtemps à percer.
Les opinions en cours, répandues, sur leur lancée, résistent farouchement.
On s'y prend d'ailleurs parfois de curieuses façons.
. . Ainsi, ce jour-là, nombre des 2000 présents m'applaudissaient.
. . . . Alors, à plusieurs reprises, la sonorisation a disparu.
. . . . Elle était tenue par une adepte de mon principal adversaire. J'abandonnais.
. . Peu de temps après, ç'a été plus simple : on tentait de me prendre le micro des mains.
. . . . À la 4ème fois, toujours bien applaudi quand même, on arrivait à me l'arracher.
De cette façon vont les musellements de toutes sortes,
. . et particulièrement en États confessionnels, même pluriconfessionnels,
. . en États autoritaires, dictatoriaux, allant jusqu'à la menace de mort.
Enfin, parfois émerge un argument décisif, percutant.
. . Ainsi ce "C'est le prix d'une auto !" qu'un jour je rétorquais à ma mére réticente
. . . . à s'acheter la petite maison qui lui permettait de prendre enfin une retraite méritée.
. . À l'instant suivant, elle était déjà chez le notaire ... en pensée,
. . . . car il lui restait encore à trouver à qui emprunter la somme ... .
. . . . Enfin, chers lecteurs, rassurez-vous : elle y réussit.

MOYENS D’ORDRE ANATOMICO-TECHNOLOGIQUES -
Les organes atteints nous énervent.
Intacts, ils nous apportent le bien-être.
Les outillages changent même les mentalités de ceux qui s’en servent.
Et le langage, encore mieux.
. . Une "pique" vaut une "pique"
. . . . mais "un coup de langue est parfois plus mortel qu'un coup de lance."
Et l’écriture a accru les possibilités du langage.
. . Et les "feuilles" sont devenues presse,
. . les "placards", des affiches,
. . les hommes-sandwichs, des porteurs de T-shirts,
. . l'illustration, photos, films, spots, voire messages subliminaux.
Et là-dessus se sont greffés les médias et leurs impacts.
Et on est passé de la communication à la télécommunication,
. . radio, télé, Toile,
. . . . bientôt relayée, sinon balayée ..., par divers autres télétransmissions.

MOYENS D’ORDRE PHYSIOLOGICO-ÉCONOMIQUES -
La mauvaise marche de nos organes nous rend maussade.
La bonne marche nous apporte douceur de vivre.
Pour obtenir bien ou service de quiconque,
. . nous l'entourons d’attentions, nous le cajolons.
Les caresses consolent. Les doux yeux séduisent.
Les commerçants
. . ont inventé marchés, foires, braderies, "soldes", expos, salons, ... ,
. . ont organisé des quinzaines commerciales
. . . . avec force sonorisations, défilés, fanfares et majorettes,
. . complotent des campagnes publicitaires,
. . . . proposant des annonces,
. . . . propageant leurs tracts que sont les prospectus
. . . . . . lesquels, en monceaux, s’accumulent dans les boîtes à lettres,
. . . . utilisant même les services et postaux et téléphoniques,
. . . . faisant rabais, ristournes, réductions diverses, ... apparemment.
Les entrepreneurs, eux, recherchent
. . la capitalisation la plus intéressante,
. . les techniciens les meilleurs,
. . la main d'œuvre la plus rentable ... ,
. . les machines les plus efficaces,
. . les débouchés les plus sûrs,
. . les gouvernements les plus simplificateurs et ... les plus généreux.
Et richesse, fortune, gros patrimoine, hauts revenus imposent toujours le respect ... ,
. . tout au moins tant qu'ils n'ont pas provoqué jalousie, haine et violence ... .
Et les penseurs de penser aussi qu'il est dommage que , pour diffuser leurs idées,
. . ils ne disposent pas d'autant de moyens que les autres.

EN FAIT : UTILISATIONS DIVERSES DE TOUS CES MOYENS -
Évidemment, pour essayer de transformer l’autre psychiquement,
. . nous usons tous de tous les moyens.
Mais nous le faisons différemment selon que nous sommes en présence d’une personne,
. . ou bien avec qui nous cohabitons,
. . ou bien avec qui nous travaillons,
. . ou bien avec qui autrement nous vivons,
. . ou bien avec qui nous n'avons que des relations simples,
. . ou bien avec qui nous n'avons pas encore eu de relations.
Les idéologies organisées s’y prennent de multiples façons.
. . En islam soumis, on baisse la tête pour mieux pouvoir la relever.
. . En islam expansionniste, on use des armes et du terrorisme inventé dès les 1050.
. . En islam vainqueur, on déploie généralement des manières fortes
. . . . et on impose le confessionnalisme.
. . Quand on n’agit pas de cette sorte, comme aux siècles derniers dans les Balkans,
. . . . on se fait payer en "nature", en individus et en tributs.
. . Avec le Komintern, le Kominform, dans les partis communistes,
. . . . on imposait une discipline de fer, s’appuyant sur des méthodes radicales,
. . . . . . ce qui a parfois perduré.
. . L'ultralibéralisme utilise sa mainmise sur l'économie et les hommes politiques.
. . Tout se passe comme si les partisans d'un anglais planétaire soudoyait les régionalistes.
. . Les gourous des sectes subjuguent et en arrivent parfois à de sévères excès.
. . Dans le christianisme, à l’origine, on ne connaissait que l’apostolat, l’évangélisation.
. . . . Mais, ensuite, on en est venu à des actions brutales.
. . . . Puis, pratiquement éliminé des pouvoirs publics, on s’est radouci.
. . . . Désormais,
. . . . . . en pays à conquérir, les missionnaires s’en tiennent à peu près aux "bonnes œuvres",
. . . . . . . . soigner, enseigner, aider matériellement,
. . . . . . et, en pays relativement conquis, le clergé, à quelque rites,
. . . . . . . . telles les "retraites" offertes
. . . . . . . . . . à tous
. . . . . . . . . . ou aux étudiants commençant leur année scolaire
. . . . . . . . . . ou aux futurs "communiants" de la communion solennelle.
. . . . . . . . . . Parmi ces derniers, effectivement, certains en sortent comme de petits saints,
. . . . . . . . . . . . serviables, respectueux, doux.
. . . . . .  . . . . Mais la nature reprend vite le dessus, surtout qu’ils abordent alors la puberté.
. . . . . .  . . . . Tout de même il en restera des traces.
. . . . Et puis, dans ce christianisme, on a fait parfois intervenir le Dieu même, du surnaturel.
. . . . . . Bien sûr, les rationalistes radicaux rejettent en bloc tous les miracles.
. . . . . . Mais les modérés,
. . . . . . . . ou bien ils s’en tiennent à l’expectative,
. . . . . . . . ou bien ils ramènent ces miracles à des causes naturelles.
. . . . . . . . . . Les victoires de Constantin et de Clovis allaient de soi.
. . . . . . . . . . Ainsi considèrent-ils que, pour en arriver à son équipée,
. . . . . . . . . . . . Jeanne d’Arc a cru entendre des voix de saints
. . . . . . . . . . . . . . contés dans les enseignements qu’elle avait reçu,
. . . . . . . . . . . . . . Michel à qui la France avait été consacrée,
. . . . . . . . . . . . . . Marguerite d’Antioche, Catherine d’Alexandrie,
. . . . . . . . . . . . . . . . des jeunes filles qui, comme elle, ... prémonition ... ont fini martyrisées.
. . . . . . . . . . Ainsi pensent-ils que c’est par modestie que certains personnages ont attribué
. . . . . . . . . . . . à une inspiration divine une réflexion personnelle,
. . . . . . . . . . . . tels,
. . . . . . . . . . . . vers les -5, à Bethléem, les mages et Joseph, leur "Fuyez Hérode !",
. . . . . . . . . . . . vers les +30, arrivant à Damas, Paul, son "Pourquoi me persécutes-tu ?",
. . . . . . . . . . . . vers les 385, Augustin, à Milan, son "Prends et lis !",
. . . . . . . . . . . . vers les 600, Hubert, en forêt d'Ardennes, cette croix entre les bois d’un cerf,
. . . . . . . . . . . . vers les 1521, Ignace de Loyola, à Paris,
. . . . . . . . . . . . . . son "À quoi sert à l’Homme de conquérir l’univers s’il vient à perdre son âme ?".
. . . . . . . . . . Et pensent-ils aussi que n'ont été que des illusions ces apparitions qui ont amené,
. . . . . . . . . . . . vers les 1840, Mélanie Calvet, de La Salette, près de Grenoble,
. . . . . . . . . . . . vers les 1860, Bernadette Soubirous de Lourdes, près de Tarbes,
. . . . . . . . . . . . vers les 1920, Lucia Anneya de Fatima, au nord du Portugal,
. . . . . . . . . . . . . . à prendre le voile.

MAIS ENFIN, TOUS CES MOYENS À NOTRE DISPOSITION
. . NE SONT PAS À L'ORIGINE DE TOUT -
En raison de ce que j'ai dit en conclusion du propos sur les moyens d'odre social,
. . nous pouvons admettre, semble-t-il,
. . . . que nous sommes aux diverses ambiances où nous nous trouvons plongés
. . . . . . redevables de 80 % environ de nous-mêmes.
Aux différentes autres influences étrangères, de quelque 10 %.
À notre hérédité, de quelque 5 %.
Et à notre fond personnel, notre libre arbitre
. . toujours là tant qu'on n'en arrive pas à la cause ... dernière, à savoir ... à jamais.
. . de 1 à 5 % environ selon les individus.
Et nous pouvons donc considérer comme trop grands anéantissements ces déchirements
. . à la "William Shakespeare", vers les 1600 :
. . . . "C’est plus fort que moi : il faut que j’y aille !", "La nuit des rois", 1,1.
. . À la Victor Hugo, vers les 1830 :
. . . . "Je suis une force qui va, un agent aveugle et sourd de mystères funèbres.
. . . . Je me sens poussé d'un souffle impétueux, d'un destin insensé.", "Hernani", 3, 4.
. . À la Paul Verlaine, vers les 1866 :
. . . . "Et je m’en vais au vent mauvais qui m’emporte de ci de là, pareil à la ... feuille morte.".
. . . . . . "Poèmes saturniens", "Paysages tristes", 5, "Chanson d’automne".

MAIS IL N'EST TOUT DE MÊME PAS POSSIBLE D'ABANDONNER CE SUJET SANS CITER
. . TOUS CES MOYENS QU’IL N’EST VRAIMENT PAS PERMIS D’EMPLOYER,
. . . . agissements rejetés, procédés déconsidérés, ... .
Et on peut dire, somme toute, que tout est condamnable
. . qui relève d’un manque de respect d’autrui si minime soit-il.
Et on pourrait peut-être facilement ajouter :
. . tout ce qui affadit l’existence, rogne les ailes, est par trop réaliste.
En tout cas,
. . le désir de convertir, de faire des adeptes, d’avoir des disciples "à tout prix",
. . . . autrement dit le prosélytisme des zélateurs, comme le fanatisme,
. . . . . . doivent évidemment être réprouvés.
Bien noter, au surplus, que jamais, si louable soit-elle, "la fin ne justifie les moyens".
. . Ainsi ne pas admettre ce militantisme militariste au nom de quoi tout peut être demandé.
. . En service militaire -
. . . . Il faut évidemment faire ce qui, en cas de refus, nous vaudrait le peloton d'exécution.
. . . . Mais dans les autres cas, non.
. . . . Et, en tout cas, porter plainte.

S’AGISSANT DE MOYENS D’ ORDRE PHYSIQUE, quoiqu'en fait plutôt d'ordre technique -
À savoir à l'aide d'instruments -
Déjà, radicalement : supprimant l'individu.
. . Mais, si on cherche par là à supprimer un courant d'idées, c'est généralement raté.
. . . . On connaît le mot de Florens Tertullien des 200
. . . . . . "Sang de martyrs : semence de chrétiens."
. . . . La crucifixion de Jésus de Nazareth a abouti à des croix par toute la planète.
. . . . L'immolation de Jeanne d'Arc n'a conduit
. . . . . . qu'à faire dire aux Anglais "Nous avons brûlé une sainte.",
. . . . . . et, en tant qu'occupants, à les faire partir à tout jamais de France.
. . . . Ainsi, désormais, répète-t-on ce conseil "Il ne faut pas en faire un martyr."
. . À ce propos, noter que se trouve mis en défaut un certain darwinisme.
Ensuite : ces traitements qu’on dit cruels, inhumains, sinon dégradants,
. . et qui semblent bien, en toutes circonstances, devoir être interdits.
. . La torture cherchant à faire plier une volonté, même en vue de sauver des vies d’enfant,
. . . . doit certainement pouvoir être remplacée par des moyens d’ordre chimique.
. . Les supplices destinés à faire changer des habitudes de vie, flagellations, amputations, ...
. . . . doivent rester d’un autre âge.
. . Toutes manières, au total, d'extrémistes, intégristes, activistes.
Et on peut aussi employer sur l'autre une foule de petits stratagèmes
. . tels que ceux dont, au cours de campagnes électorales, on a usé à mon égard :
. . . . arracher ses affiches, jusqu’au jour même de l’élection,
. . . . alors qu’il va tranquillement en auto, le poursuivre avec un véhicule imposant,
. . . . lui retirer le micro des mains comme déjà dit et, de même,
. . . . après de 1ers applaudissements, le rendre inaudible, "grâce" au responsable de la sono,
. . . . sans en être le président, lever la séance d’autorité lui ôtant toute possibilité de réplique.

S’AGISSANT DE MOYENS D’ORDRE CHIMIQUE, quoiqu'en fait, plutôt d'ordre technique -
Pour abolir la volonté d’autrui,
. . la narco-analyse est bien naturellement interdite en matière policière et judiciaire.
Mais, quand il s'agit de sauver des vies,
. . il semble alors qu’il y ait de bonnes raisons d’utiliser barbituriques ou autres,
. . . . que ce soit du penthiobarbital, dit encore penthotal, ou tout autre sérum de vérité.
Au reste et, généralement, non intentionnellement,
. . les simples boissons alcoolisées donnent le même résultat,
. . et permettent particulièrement de savoir ce que pensent les uns sur les autres.
. . "In vino veritas.","Par le vin : la vérité." dit un adage remontant au Moyen Age.
Au reste, toutes les drogues, toute l’alimentation, toute la médication
. . peuvent nous perturber ou conforter psychiquement.

S’AGISSANT DE MOYENS D’ORDRE CORPOREL, SOMATIQUE -
Déjà minauder hypocritement.
. . Au reste chacun sait que "les caresses de chien, ça donne des puces".
Par ailleurs, dans des domaines plus restreints -
. . Il semble tout de même qu’il est quelque peu exagéré
. . . . de tabler continûment sur la mollesse pour vendre certains gadgets
. . Il semble tout de même exagéré,
. . . . pour se faire bien voir, d'inviter à tout va,
. . . . pour conquérir ou garder le client, de proposer call-girls et autres pots-de-vin,
. . . . pour amadouer l’électeur, d'offrir tournées d’apéros, gueuletons annuels.
En tout cas ne peuvent guère être admis
. . harceler sexuellement,
. . inciter à la débauche,
. . laisser la pornographie atteindre l'enfance, la pédophilie,
. . molester, violenter, la cruauté,
. . le sadisme, le masochisme, le sadomasochisme.
Pour ce qui est de la prostitution, sinon du racolage,
. . il me semble impossible de s'y opposer : elle est fatale.

S’AGISSANT DE MOYENS D’ORDRE SOCIAL -
Abordant immédiatement le plus large des domaines à ce point de vue,
. . on notera tout de suite l’éhonté machiavélisme.
. . Et l'intrigant de manœuvrer, manipuler, instrumentaliser les autres,
. . . . de manigancer.
. . Et on enrégimente, on embrigade.
Par ailleurs, parce qu'on s'adonne à un rêve mondialiste,
. . . . ainsi les Internationales communistes, le néolibéralisme, l'islamisme,
. . on sacrifie nombre de ses semblables, on provoque des conflits meurtriers.
Ou bien parce qu’on nourrit une soif de supériorité, un instinct de domination,
. . . . une ambition déraisonnable, un désir immodéré d’ascension sociale,
. . on grimpe des marches qui ne sont que des rivaux aplatis, sinon exécutés.
Ou bien parce qu'on désire absolument obtenir des décisions favorables,
. . on exige des "passent-droit", on foule l’État de droit, on devient mafieux.
Ou bien parce qu’on cultive une passion semblable pour sa progéniture,
. . . . pour faire changer les appréciations à leur sujet,
. . on en vient au trafic d’influence, aux coups mêmes.
Pour avoir des électeurs, on promet indûment de bonnes places.
Puis la hiérarchie joue souvent sur l’émulation, l’esprit de compétition, la vanité,
. . et entre les écoliers eux-mêmes.
. . On le justifie parce que c’est ainsi dans la vie.
. . Mais, précisément, c’est la vie qu’il faut changer,
. . cette vie où on organise festivals, courses et matchs en tout genre,
. . . . montant même les nations les unes contre les autres.
Et les chefs de sortir tout l'attirail des distinctions honorifiques.
Et, simplement déjà, pour avoir de l’autorité, on se fait cabotin voire cruel.
Et les inférieurs, de leur côté, de flatter, de flagorner, de lécher les bottes,
. . non toujours avec succès, au reste.
. . En effet, on sait, depuis au moins les - 600 et un certain Ésope,
. . . . repris et par Phèdre et par Apulée et par Jean de la Fontaine,
. . . . que "tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute".
Et il nous faut avoir aussi de l’amour-propre, de l’orgueil.
. . Et on exige d'être les 1ers informés,
 . . . . pour être les 1ers à divulguer les nouvelles.
Parfois tout est organisé pour que le responsable pontifie, même soit sacré.
Et chaque jour on met en vedette le chef de l'État.
. . C’est le culte de la personnalité.
Et, pendant ce temps -là, le vrai mérite, lui, il est ignoré, voire méprisé.
. . Il est vrai que, de-ci de-là, sont décernés ... des prix de bonne camaraderie.
Et pour obtenir des autorités quelques réformes,
. . nous ameutons, nous rameutons, nous appelons à la révolte.
. . Pour ce faire, tout de même y regarder à 2 fois.
Enfin reste le mauvais exemple, surtout s'il vient d'en haut.
. . "On apprend à hurler avec les loups."
. . Proverbe déjà cité par Jean Racine dans "Les plaideurs", 1668.
Puis : une bizarerrie.
. . Curieusement, on tolère la présentation romancée, cinématographique, ...
. . . . . . sous un jour favorable,
. . . . des bandits et autres criminels condamnés dans les lois ... .

S’AGISSANT DE MOYENS D’ORDRE PLUTÔT PSYCHOLOGIQUE -
Déjà pour encourager -
. . Nous nous faisons supporteurs. Admettons. Mais hooligan, exagéré.
. . . . En effet, bien comprendre que cette gloriole pour sa ville,
. . . . . . c'est pour certains, en fait, de gros avantages financiers.
Et pour décourager -
. . Nous compliquons les démarches.
. . Nous blackbowlons jusqu'à même emprisonner sans raison.
. . Nous laissons entrevoir des enfers infernaux.
Pour démoraliser même -
. . Nous donnons chaque jour le nombre de militaires tués dans notre camp.
. . Et nous mobilisons épouses, fiancées, mères des appelés.
Par "respect humain", pour faire comme les autres -
. . Nous nous conformons à toutes les modes.
. . Et nous sommes sensibles à la honte qu'on nous fait,
. . . . aux peines infamantes qu'on nous inflige.
. . . . Est-ce bien normal ?
Pour ne pas contrarier -
. . Nous laissons passer des fautes qui nous regardent.
. . Et, ici, le pis et le plus courant,
. . c'est le cas de ces mères faibles qui gâtent, pourrissent leurs enfants,
. . . . comme déjà dit au début de ce propos.
Pour obtenir quelque chose, quelque faveur de quelqu'un,
. . pour avoir sur lui gain de cause -
. . Nous berçons l'autre d'illusions.
. . Comme jadis aux alouettes, nous faisons miroiter mille choses, le Ciel.
. . Nous laissons entrevoir des paradis on ne peut plus heureux.
. . Nous "dorons la pilule".
. . Nous flattons. Nous "léchons les bottes".
. . Nous baratinons. Nous racontons des boniments.
. . Nous adoptons l'hypocrisie mielleuse du patelin.
. . Nous allons jusqu’au harcèlement moral.
. . Nous allons jusqu’à incruster dans les têtes du subliminal.
. . Nous pratiquons "suggestion", hypnotisme dans de mauvais desseins.
. . Nous en venons à des menaces.
. . . . Ainsi cette brave femme était bien décidée
. . . . . . à nous aider dans notre campagne électorale. Elle ne l'a pas pu.
. . . . . . Quelqu'un du PC est venu lui signifier que, si elle le faisait,
. . . . . . . . elle perdrait son droit à obtenir un logement dans un HLM ... .
. . . . Et même à des menaces de croquemitaine ou d'enfer.
. . Du fait de la faiblesse d'autrui, notamment parce qu'âgé,
. . . . nous abusons de sa confiance.
. . Nous en venons au chantage. Nous nous faisons maîtres chanteurs.
. . Nous en arrivons à faire que l'autre n'ait plus rien à perdre.
. . Nous en arrivons au kidnapping contre rançon,
. . . . voire menaces de supplices, ablations, mort ... .
Pour être gratifié d’un avis favorable -
. . Nous nous faisons obséquieux,
. . . . quitte, d’ailleurs, à être par derrière méprisants.
Pour avoir de la vogue -
. . Nous nous faisons mousser, porter aux nues.
Pour se concilier quelque autre -
. . Demander pardon pour des évènements ancestraux, c’est de la tartuferie.
. . . . Nous ne sommes pas responsables des fautes des autres, si faute il y a.
. . . . . . En effet, les contextes sociaux passés sont loin d’être les nôtres.
Pour conforter ou récolter des adeptes -
. . Les régimes au service d'une idéologie
. . . . inventent force commémorations, célébrations, ... ,
. . . . mènent grands tapages autour de certains évènements,
. . . . massivement assènent des propagandes fracassantes,
. . . . . . battages médiatiques, martelages, matraquages, pilonnages.
Pour avoir des lecteurs -
. . Nous pratiquons le sensas', un sensationnaliste parfois même cruel, graveleux,
. . . . laissant tomber le fondamental, le fond des choses.
Pour s'assurer discipline, autorité, soumission -
. . Nous nous en croyons. Nous cabotinons.
. . Nous savons vexer, humilier.
. . Nous savons comment nous y prendre pour faire de la peine
. . . . et nous ne nous en gênons pas.
. . Nous faisons preuve d'esprit de vengeance.
. . Nous en arrivons à une certaine cruauté.
Pour soumettre quelque autre -
. . Nous profitons de notre forte corpulence,
. . . . de notre regard foudroyant, de nos yeux furibards.
. . Nous nous posons là. Nous en imposons.
. . "Mon sortilège est le pouvoir qu'ont les âmes fortes sur les âmes faibles."
. . . . déclarait à son procès, en 1617, Leonora Dori, dite La Galigaï,
. . . . . . la veuve de Concino Concini qui venait d'être exécuté.
Pour s'assurer le pouvoir, subjuguer -
. . À grands renforts de trompettes et de tambours -
. . Nous clamons avoir lancé une conquête sociale
. . . . dont on ne verra jamais les règlements d'application.
. . Nous annonçons une diminution d'impôts d'État,
. . . . en fait répercutée sur les impôts des collectivités territoriales.
. . Nous assurons une allocation que les conditions et les tracasseries
. . . . ne permettont à peu près à personne d'obtenir.
. . Nous promettons une remise d'impôt
. . . . à des personnes tant pauvres qu'ils n'ont même pas à en payer.
. . Enfin, nous proclamons avoir pris des décisions mirobolantes qui,
. . . . . . à cause des conditions, tracasseries administratives et cætera,
. . . . se réduisent, en fait, à peu près rien du tout.
. . Et nous n'oublions pas de nous mettre chaque jour en vedette.
. . Enfin, nous nous imposons, nous pratiquons l'intimidation.
. . Et, le pis, nous en arrivons aux attentats, aux massacres, au terrorisme.
. . . . C'est vers les 1090 que, dans le Kouhistan, au centre du Plateau Iranien,
. . . . . . le cheikh Hassan' iben' Sabbah inventait cette nouvelle arme,
. . . . . . devenue, avec la bénédiction de l'impérialisme soviétique
. . . . . . . . voulant en finir avec les prétendus impérialismes coloniaux,
. . . . . . devenue, après 1954 et l'Algérie,
. . . . . . . . depuis 2001 par toute la planète monnaie courante.
. . Et nous allons parfois jusqu'à mettre tout un peuple au garde-à-vous
. . . . tout au long de notre longue harangue.

S'AGISSANT DE MOYENS D'ORDRE SENSORIEL -
Pour obtenir quelque chose de quelqu'un -
. . Nous le "caressons dans le sens du poil".
Pour impressionner, esbroufer -
. . Nous jetons du faux brillant, des éclats trompeurs, du clinquant,
. . . . du tape-à-l'œil, de la poudre aux yeux.
. . Or "tout ce qui brille n'est pas or",
. . . . admettant, d'ailleurs, que l'or soit l'idéal ... .
. . Actuellement, le grand étalage, ce sont des tours, de plus en plus hautes.
. . . . Pourvu que Paris n'y cède pas !
Pour attirer le chaland, inciter à l'achat -
. . Nous jouons sur des apparences trompeuses.
. . Nous avons des "dessus de panier" toujours avenants,
. . . . servant le client de ce qui est au fond du cageot.
Pour décrier ou, au contraire, flatter -
. . Nous donnons du personnage une photo le représentant
. . . . sous un mauvais jour ou sous un beau jour.

S’AGISSANT DE MOYENS D’ORDRE PLUTÔT INTELLECTUEL -
D’abord nous cultivons l’ignorance.
. . Dès, certainement, l'éclosion du langage, soit dès les - 400 000,
. . . . des "intellectuels", des "prêtres" ont imposé leurs vues.
. . L’obscurantisme du Monde chrétien, lequel s’est développé dans le Bas Moyen-Age,
. . . . n’était peut-être, en fait, qu’un entêtement à ne vouloir s’en tenir qu’à la Bible.
. . D'ailleurs, depuis et maintenant encore, ce n’est guère moins mal.
. . . . Les régimes confessionnalistes, voire non strictement laïques actuels
. . . . . . ne sont rien moins non plus qu'obscurantistes.
. . . . Et, en cette France même, réputée laïque, je me suis vu refuser une titularisation
. . . . . . pour avoir dit quelques mots relatifs au passage des simiens aux anthropiens :
. . . . . . l'association des parents d'élèves étaient à base d'évangélistes.
. . Les grandes firmes essaient de cacher les découvertes relatives, par exemple,
. . . . . . à la nocivité du tabagisme, des émissions de dioxyde de carbone,
. . . . diverses idéologies organisées, les découvertes relatives à l’évolution des vivants.
. . Bien sûr, la restriction mentale est légitime,
. . . . tout comme les journeaux intimes et les "jardins secrets".
. . Mais les cachotteries, les simplifications à l'excès,
. . . . les exagérations et les édulcorations mêmes, non pas.
. . Donner de fausses raisons à nos projets, non plus.
. . Non plus : passer sous silence, occulter
. . . . ce qui nuit à nos dires ou à notre doctrine
. . . . et ce qui apporte de l'eau au moulin de nos adversaires.
. . Le black-out, l'opacité même sont injustifiables.
. . Certes il n'est guère possible de gouverner sans secrets.
. . Mais regrettables
. . . . de diminuer l'importance des catastrophes qui nous accablent,
. . . . de cacher les mesures difficiles dans une loi générale,
. . . . de publier les décisions délicates au mois d'août, la veille de Noël
. . . . . . ou un jour de grève dans les transports ou l'information,
. . . . de placer, dans les agences de presse ou les rédactions de périodiques,
. . . . . . des comparses qui arrêteront la publication des nouvelles
. . . . . . . . desservant notre cause ou servant la cause adverse.
. . Enfin nous pouvons aussi saboter l'enseignement destiné aux jeunes.
. . Mais nous-même envers nous-même, nous cultivons aussi l’ignorance
. . . . dans la mesure où nous ne nous cultivons pas et en tout domaine.
Et même, simplement, nous sommes polis ... .
. . Nous venons de tacher l'habit du voisin, nous nous écrions "Désolé !".
. . À l'occasion d'un malheur qui survient à l'autre,
. . . . nous déclarons être de tout cœur avec lui,
. . . . nous lui présentons nos "sincères" condoléances.
Pour berner sans mécontenter personne,
. . nous parlons pour ne rien dire,
. . nous nous en tenons
. . . . à des principes admis par tous,
. . . . à des généralités sur lesquelles tout le monde est d’accord,
. . nous n’entrons pas dans les détails, le concret.
. . C’est la langue de bois.
Pour susciter un avis favorable,
. . nous ne proposons que ce qui plaît au grand public,
. . nous ne disons que les mots qu’il veut entendre.
. . C’est de l’électoralisme, de la démagogie, du populisme.
Pour en faire accroire aux autres -
. . Pour faire croire qu’ils sont neutres,
. . . . maints médias se livrent à des contorsions qui ne sont qu’une façade.
. . Et, selon que nous voulons que le personnage soit approuvé ou désapprouvé,
. . . . nous en donnons une photo le représentant sous un beau ou mauvais jour.
. . Et, subrepticement, pour imposer nos vues, nous lançons
. . . . force célébrations, commémorations, lois mémorielles, inaugurations, etc.
. . "L’Histoire prouve tout ce qu’on veut.", Paul Valéry, "Variétés IV", ... .
Et le faux partiel -
. . Nous promettons "monts et merveilles", la Lune.
. . Dans le déferlement d’informations de toutes sortes,
. . . . nous montons en épingle l’évènement qui nous arrange ou nous conforte.
. . Et, évidemment, en faisons autant mais, cette fois,
. . . . pour l'évènement qui dérange et met à terre les adversaires,
. . . . . . soulevant contre eux des torrents d’indignations.
. . Et c'est là qu'on peut constater à quel point sont liés les mots "partiel" et "partial".
Enfin : les plus belles audaces -
L’"invention", le carrément faux -
Jouant sur la crédulité, la naïveté, une absence d'esprit critique,
utilisant du fallacieux, du spécieux, du tendancieux, de l'insidieux,
. . tous pièges de sournois,
. . nous donnons le change, nous bluffons.
. . nous cherchons à faire gober aux gogos de l'inexact, de l'erroné,
. . nous racontons des "histoires", des bobards, des balivernes.
. . C'est l'inadmissible malhonnêteté intellectuelle.
. . Assurément, "prêcher le faux pour savoir le vrai" est une faute bénigne.
. . . . "J’y étais."—"Ce n’est pas vrai."—"Ah ? Comment le savez-vous ?"
. . . . Et, tout de même, le malfaiteur est pincé ... .
. . En revanche, le bonimenteur, le charlatan
. . . . et, lorsqu’il est malhonnête, le camelot, le vendeur, le présentateur
. . . . cherche à nous faire croire n’importe quoi.
. . . . . . "Approchez, approchez, bonnes gens,
. . . . . . . . pour 1 franc (20 sous) vous allez avoir une paire de souliers."
. . . . . . . . En fait : de sous liés, soit 2 sous. Beau profit.
. . En revanche, certains n’hésitent pas à provoquer une pitié tout à fait indue :
. . . . les faux mendiants.
. . . . C’est pourquoi, personnellement, je ne donne ...
. . . . . . qu’aux mendiants qui jouent d’un instrument ... .
. . "Nous faisons l'âne pour avoir du son."
. . . . Les faux idiots de village considérés comme des mascottes
. . . . . . savent appliquer ce dicton.
. . Nous nous lançons dans la publicité mensongère.
. . . . Et maints producteurs de nous vanter comme on ne peut meilleurs
. . . . . . des biens ou services trafiqués, malsains, dangereux.
. . Encore, de manière à conquérir l’opinion,
. . . . nous parvenons à une propagande éhontée,
. . . . nous clamons bien fort que nous pratiquons fermement
. . . . . . ce qu’en fait , allègrement, royalement, nous bafouons,
. . . . . . nous appelons "Paix", "Colombe" des armes de guerre,
. . . . . . nous crions "Démocratie" alors que nous sous-entendons "Ploutocratie",
. . . . . . nous crions "Démocratie" alors que nous sous-entendons "Théocratie",
. . . . . . . . accaparant le vote d'épouses même fictives,
. . . . . . nous crions "Démocratie" alors que nous sous-entendons "Dictature",
. . . . nous affirmons hautement posséder des qualités
. . . . . . qu’à juste titre les autres nous reprochent de ne pas avoir,
. . . . . . et dont, effectivement, nous nous moquons éperdument,
. . . . nous condamnons très haut des méthodes
. . . . . . qu’en fait, nous ne privons nullement d’employer.
. . Nous faisons des promesses, et même à nos enfants (honte),
. . . . sachant très bien que nous ne les tiendrons pas,
. . . . aussi, dit-on, des promesses qui n'engagent qui ceux qui y croient.
. . . . Disons que nous passons vraiment alors
. . . . . . des fausses promesses aux promesses fallacieuses.
. . Et nous faisons dire aux autres ce qu’ils n’ont pas dit.
. . . . Nous falsifions ...
. . . . . . même la dépêche d’Ems, et ce fut Sedan,
. . . . . . la Prusse soulagée d'avoir enfin laver l'affront d'Iéna et d'Auerstædt,
. . . . . . . . voire de Lutzen et de Bautzen.
. . Nous discréditons. Nous calomnions. Nous diffamons.
. . . . Et il paraît, d’après Pierre de Beaumarchais ("Le barbier de Séville", ...)
. . . . . . que c’est très rentable. Le vertueux n'est plus qu'un vaurien.
. . . . Or "bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée" même.
Mais le comble, c’est l’invention "pure".
. . Des photos truquées ou à figurants achetés, telle celle, semble-t-il,
. . . . d'un certain New York Times montrant un pied-Noir frappant un autochtone.
. . Et quelle ne fut pas ma stupeur quand ce soir-là, un soir de la fin novembre 1947,
. . . . sortant de l’usine Citroën-St-Ouen d’alors qu’en tant qu’aide du contrôleur des magasins,
. . . . . . j’avais parcouru comme je l’avais fait, ce jour-là, de Javel, St-Charles et Levallois,
. . . . . . . . toujours trouvant les ouvriers tranquillement à leur travail,
. . . . quand, ce soir-là, je vis, affichée sur le mur d’en face, la 1ère page de "L’Humanité"
. . . . . . titrant sur 5 colonnes, photo à l’appui,
. . . . . . . . "Chez Citroën, les tanks foncent contre les grévistes.".
. . Aussi, il est vrai, autres combles :
. . . . pour se mettre en valeur,
. . . . . . présenter un exploit rare de notre part comme étant coutumier,
. . . . ou, au contraire, mais pour enfoncer l'adversaire,
. . . . . . présenter une erreur rare voire unique de sa part comme coutumière,
. . . . . . la monter en épingle,
. . . . . . et de gloser là-dessus, et films, romans, essais d’intervenir.
. . . . . . Et ceci se fait encore courammant concernant le colonialisme ... .
. . À noter d’ailleurs qu’incroyablement,
. . . . l’ordinaire, le seul valable, ne fait guère partie du travail journalistique,
. . . . tout comme le détail des décisions nationales et internationales.
Mais à nous mêmes, nous mentons aussi.
. . Et ce n’est pas seulement usant de la curieuse méthode Coué, non.
. . Mais c'est transformant nos souvenirs,
. . . . oubliant les peu flatteurs, des pans entiers de notre existence,
. . . . et tenant énormément à tous ceux qui nous mettent en valeur.

S'AGISSANT DE MOYENS D'ORDRE TECHNIQUE -
En fait, vient ici ce que j'ai mis, par erreur,
. . à "S'AGISSANT DE MOYENS D'ORDRE PHYSIQUE"
. . et à "S'AGISSANT DE MOYENS D'ORDRE CHIMIQUE".
Tout de même, il faut y ajouter quelques compléments.
D'abord, seulement se défendre est admissible.
. . Et, encore, il est des armes vraiment trop désastreuses pour l'humanité
. . . . qui, de toute façon, doivent être interdites :
. . . . . . gaz, mines antipersonnels, ..., bombes atomiques mêmes.
Ensuite, pour nous dicter notre devoir,
. . utiliser les sondages, par ailleurs, sans profit
. . . . (En effet, vouloir contenter les gens catégorie par catégorie,
. . . . . . c'est, en fait, mécontenter tout le monde.),
. . . . c'est faire fi de sa conscience,
. . . . . . surtout si, comme l'a fait un certain Nicolas,
. . . . . . . . on en grève son budget présidentiel.
Enfin, il est un outil subtil qui, aussi, est à "2 tranchants" : le langage.
. . C'est ce qu'on sait depuis au moins les - 600 et le célèbre Ésope.
. . . . À son maître qui lui avait demandé de servir pour repas le meilleur,
. . . . . . et à qui il avait servi de la langue,
. . . . . . et qui, pour l'embarrasser, lui avait demandé ensuite le pire,
. . . . . . de nouveau, il a servi de la langue.

S’AGISSANT DE MOYENS D’ORDRE ÉCONOMIQUE -
Comme les moyens techniques, les moyens économiques peuvent aussi bien être
. . les pires que les meilleures des choses.
Déjà, pour vendre, on en vient à une publicité envahissante
. . qui gâche les paysages, gaspille force papier,
. . . . caresse le goût absurde des gadgets, le snobisme, l'ambition de mauvais aloi, ... .
Et on en vient à multiplier inutilement les fêtes et les changements de mode.
Et c'est alors que se répand la fièvre achteuse qui, par emprunts excessifs,
. . enfonce le pauvre dans la misère et, même, le banquier dans la faillite.
. . C'est le consumérisme de la désolante société de consommation.
Au total, c'est au lieu de la démocratie de la demande, la dictature de l'offre.
Et on en arrive à considérer que tout peut se vendre, même l'inaliénable.
. . Tout est devenu vénal.
. . Et l'administré d'essayer d'acheter le fonctionnaire : tentative de corruption.
. . Et le candidat d'essayer d'acheter des électeurs : clientélisme.
. . Et l'élu de se lancer dans des trafics d'influence, dans des conflits d'intérêts.
Et le producteur de vendre n'importe quoi,
. . du plus infecte au plus éphémère, dangereux.
. . Et les pouvoirs publics achetés de sévir on ne peut plus mollement.
Et ainsi de s'étendre l'appât du gain, l'amour du lucre.
Enfin, le pis de tout, on exploite l'Homme lui-même,
. . L'homme et, effectivement, la femme, notamment du fait du proxénétisme.
. . Et le cas le plus général, c'est du fait de la rémunération du travail.
. . . . On ne donne pas au travailleur le minimum
. . . . . . à partir duquel il peut exercer tous ses droits.
. . Et comble des combles, on accapare l'Homme lui-même.
. . . . C'est l'esclavage.
Et c'est le règne du mercanti, de l'exploiteur.
Et c'est le royaume des vendus, des stipendiés, des corrompus.
Et c'est le culte de la richesse.
Et beaucoup de changer même de conviction pour des raisons financières.
"Le jour où je me suis aperçu que ma veste était doublée d’or, je l’ai retournée."
. . avouait, désinvolte, un certain Lucien Ginsburg (Serge Gainsbourg).

TOUT DE MÊME, PARFOIS, NOUS ESSAYONS D’INFLUENCER L’AUTRE
. . D’UNE FAÇON CORRECTE -
S'agissant de moyens d'ordre social -
. . Déjà donnant soi-même le bon exemple,
. . . . surtout si étant d'un rang élevé dans la hiérarchie.
. . . . "Noblesse oblige."
. . Faisant preuve de patience.
. . Faisant preuve de pitié, mieux de compassion, d'empathie,
. . . . mieux de miséricorde, mieux de commisération.
. . Faisant preuve de correction, d'esprit civique.
. . Avec douceur, délicatesse, humilité, conseillant.
. . Se dévouant,
. . . . témoins ces missionnaires, ces divers professionnels "sans frontières"
. . . . . . qui aident, soignent, enseignent, ... en pays moins développés,
. . . . témoins, même aussi, quoi qu'on en ait dit,
. . . . . . tous ces administrateurs coloniaux qui ont su sortir
. . . . . . . . de la pauvreté sous toutes ses formes maintes populations.
S’agissant de moyens d’ordre intellectuel -
. . Cherchant constamment à éclairer tous partout.
. . . . "Le lumignon n'est pas fait pour être mis sous le support mais au-dessus."
. . . . . . remarquait un certain Jésus de Nazareth vers les + 29,
. . . . . . selon ce qu'ont raconté, chacun dans leur "Heureuse nouveauté",
. . . . . . . . Matthieu en 5, 15, Marc en 4, 21, Luc en 8, 14 et 11, 33.
. . . . En fait, ç'a été l'obscurantisme, ne voulant s'en tenir qu'à la Bible.
. . . . Et c'est seulement, après de nombreuses protestations d'ordre religieux,
. . . . . . que, vers les 1700, avec François de la Mothe-Fénelon,
. . . . . . . . Pierre Bayle, Bernard de Fontenelle,
. . . . . . . . est apparu l'aurore des Lumières.
. . S’en tenant toujours à une stricte honnêteté, probité, intégrité intellectuelle.
. . . . Et, comme l’a bien dit quelque part Louis de Bonald, tout doit être nuancé.
. . . . Personne ni groupe de personnes ne doit être catalogué ni figé dans un type.
. . Mais tout est toujours très compliqué, et par l'énonciation même.
. . . . Et Charles Péguy d'en arriver même à dire, quelque part je ne sais où,
. . . . . . que "le plus sûr moyen de ne pas mentir, c’est ... de se taire".
. . . . Et, de fait, comme nous dit un jour notre maîtresse du cours élémentaire
. . . . . . "Plus on en sait, plus on sait qu'on ne sait rien.".
. . . . . . En effet, chaque nouveau savoir nous amène à un rond-point
. . . . . . . . de voies en étoile, lesquelles, de même, ... à l'infini ... .
S’agissant des moyens d’ordre économique -
. . Tenant le plus grand compte des droits individuels de l'autre,
. . . . à savoir, par exemple, lui allouant au moins une rémunération minimale
. . . . . . qui lui permettent de jouir de tous ses droits individuels,
. . . . . . . . non seulement de se nourrir, de se loger, de se chauffer,
. . . . . . . . mais aussi d'aller et venir, de participer à la vie politique du pays, ... .

RÉSULTATS D'ORDRE MORAL -

MAUVAIS RÉSULTATS, que les moyens employés aient été, au reste, corrects ou non.
D'ordre social -
. . Nous nous imposons.
. . . . Ainsi Pentagone, sectes religieuses s'imposent à Hollywood.
. . Nous en imposons. Nous exerçons une emprise sur ... .
. . Nous contraignons. Nous mettons au pas.
. . Nous mettons le grappin sur l'autre.
. . Nous le modelons à notre guise. Nous le mettons dans notre poche.
. . Nous faisons des autres des guignols, des marionnettes, des fantoches.
. . Nous montons quelqu'un ou plusieurs contre un autre ou des autres.
. . Nous attisons la haine, notamment raciale.
. . C'est le travail des mères, des sœurs aînées possessives.
. . C'est le travail des meneurs qui font chez eux la pluie et le beau temps.
D'ordre psychique -
. . Nous exerçons sur l'autre une emprise morale.
. . Nous rembrunissons l'autre, l'attristons, l'assombrissons.
. . Nous le rendons maussade, malheureux.
. . Nous le décourageons, démotivons.
. . Nous l'aigrissons.
. . Encore -
. . Nous nous trompons nous-mêmes, nous nous illusionnons.
. . Nous enjôlons l'autre.
. . Nous l'amadouons.
. . Nous l'embobinons. Et l’embobineur peut être de 1ère classe.
. . Nous bernons le badaud.
. . Nous séduisons au mauvais sens du terme. Nous médusons.
. . Nous entortillons. Nous mystifions.
. . Nous abusons de la confiance de l'autre. Nous nous payons sa tête.
. . Nous abusons de l'autre
. . . . (le trompons en profitant de sa complaisance ou de sa crédulité).
. . Nous lui faisons avaler des couleuvres.
. . C'est le travail du roué, du roublard, du politicard.
. . Nous nous faisons des illusions. Nous nous illusionnons.
. . Nous montons le bourrichon à l'autre.
. . Nous lui faisons perdre la tête.
. . Nous le faisons tourner en bourrique.
. . Nous l'intimidons. L'assurance prime la compétence.
. . Nous le conditionnons.
. . Nous l'ensorcelons. Nous l'envoûtons.
. . Nous le dégrisons. Nous le démobilisons.
. . Nous le démoralisons. Nous lui faisons perdre confiance en lui.
. . Nous le démolissons. Nous le foutons en l'air.
. . Nous le "tuons" : "Le ridicule tue.".
. . Nous le subjuguons. Nous le laminons. Nous le terrorisons.
. . Nous l'étiolons. Nous lui durcissons le cœur. Nous le damnons.
. . Ou nous l'infantilisons, nous en faisons un Alzheimer.
. . C'est le travail des grands maîtres, des dictateurs, des fanatiques.
D'ordre intellectuel -
. . Nous imposons nos vues, nos points de vue.
. . Nous induisons en erreur.
. . Nous "faisons marcher".
. . Nous trompons. Nous nous trompons.
. . Nous leurrons. Nous nous leurrons.
. . Nous nous faisons des illusions. Nous nous illusionnons.
. . Nous dupons. Nous bernons. Nous "menons en bateau".
. . Nous faisons "prendre aux autres des vessies pour des lanternes".
. . Nous leur faisons accroire l'incroyable.
. . Nous profitons des gogos prêts à gober n'importe quoi.
. . Nous nous payons la tête d'un autre.
. . Nous lui montons le coup.
. . Nous le ciconvenons. Nous l'enfarinons.
. . Nous lui fourrons de drôles d'idées dans le crâne.
. . Nous lui bourrons le crâne, le mou.
. . Nous l'endoctrinons.
. . Nous le "mystifions" (lui donnons des idées séduisantes mais fausses).
. . Nous lui lavons, lessivons le cerveau.
. . Nous en arrivons à l'emprise mentale.
. . Nous abêtissons. Nous abrutissons.
. . Nous faisons des autres des débiles mentaux.
. . Nous intoxiquons les esprits.
D'ordre économique -
. . En France, dès les 1500, on a vendu des offices. Et la mode s'est propagée.
. . Par ailleurs et actuellement, par exemple,
. . . . Pentagone, lobbies des armes, sectes religieuses s'imposent à Hollywood.
. . Nous soudoyons les autres. Nous les corrompons.
. . . . Vers les 2010, dans la cité des Beauchettes, à Sevran, à 7 km au N.-E. de Paris,
. . . . . . un entrepreneur du bâtiment s'arrogeait le monopole des travaux
. . . . . . . . à coups de menaces et de corruptions.
. . Nous les exploitons.
D'une manière générale -
. . Nous détournons l'autre du droit chemin.
. . Nous lui faisons adopter une mauvaise ligne de conduite.
. . Nous le laissons prendre de mauvaises habitudes
. . . . qui se fortifiant avec l'âge deviennent invétérées.
. . Nous "gâtons" ainsi nos enfants.
. . Nous débauchons l'autre l'entraînant dans une vie dissolue.
. . Nous le menons à la déchéance. Nous le pervertissons.
. . Nous en arrivons à une néfaste emprise morale.
. . Nous sommes devenus son âme damnée.
. . Mais nous-mêmes, nous pouvons
. . . . adopter une mauvaise ligne de conduite,
. . . . nous laisser "mal tourner",
. . . . nous encanailler, nous dévergonder, nous livrer à la débauche,
. . . . nous laisser tomber dans la déchéance.

BONS RÉSULTATS, que les moyens employés aient été, au reste, incorrect ou non.
Usant de moyens corporels -
. . Nous nous donnons un coup de marteau sur les doigts au lieu de sur le clou :
. . . . "C’est le métier qui rentre." ... .
. . Comme déjà dit en introduction de ce propos,
. . . . nous appliquons une petite tape à l'enfant en colère
. . . . . . de qui poussent les 1ères dents de lait, "dents de loup" ...
. . . . . . . . et il restera sage toute sa vie ... .
. . "Quand on n’a pas de tête, il faut avoir des jambes."
Usant de moyens sociaux -
. . Nous édifions l'autre.
. . "La renoncule, un jour, dans un bouquet, avec l'œillet se trouva réunie.
. . . . Elle eut, le lendemain, le parfum de l'œillet.
. . . . On ne peut que gagner en bonne compagnie."
. . "La renoncule et l'œillet", Laurent Bérenger, "La morale en action", des 1785.
. . Nous prenons des mesures politiques saines.
Usant de moyens psychiques -
. . Nous faisons prendre à l'autre de bonnes habitudes.
. . Nous l'éduquons.
. . Nous lui remuons les puces.
. . Nous lui apprenons à "vivre",
. . . . ainsi demandant à notre fils, installé mais resté à la maison,
. . . . . . de payer sa pension.
. . Nous forgeons le caractère de nos enfants.
. . . . J’avais 11 ans. C’était le lendemain de Noël
. . . . . . où, je ne sais par quel miracle, j’avais reçu un croquet de salon.
. . . . Dans l’après-midi, sur la grande table du salon, je montais le jeu.
. . . . Et je réussissais à réunir, avec mes 2 sœurs immédiatement puînées,
. . . . . . et ma grande sœur aînée, et ma mère et, quoique contrarié, mon père.
. . . . Or voilà que, d'une manière inattendue, j’arrivais le 1er à être corsaire.
. . . . Il ne me restait désormais qu'à atteindre le poteau final.
. . . . Cependant, vraiment, je ne manifestais aucun triomphalisme :
. . . . . . un simple et seul sourire.
. . . . Hélas, c’était sans compter sur ce père, à mon avis légèrement jaloux !
. . . . Devenu lui-même corsaire, il n’eut de cesse de me blackbowler et,
. . . . . . pis, d’aider tous les autres à gagner, et de gagner lui-même.
. . . . Et tous joyeux de n'avoir pas perdu.
. . . . Et ce père s'en allant de conclure "C'était pour te roder le caractère !".
. . . . Tout de même, ma bonne sœur aînée essaya tendrement de me consoler.
. . . . En fait, je ne crois pas qu’il m’ait rodé grand'chose.
. . . . En effet, dès mon plus jeune âge, j’ai toujours été partout blackbowlé.
. . . . . . Et toujours, je m’en suis foutu.
. . . . . . Toujours, j’ai poursuivi mon petit bonhomme de chemin comme prévu.
. . Nous décoinçons l'autre.
. . Nous le poussons à agir.
. . Nous l'encourageons. Nous lui redonnons du courage.
. . Nous lui donnons un nouvel élan.
. . Nous lui redonnons confiance en lui.
Usant de moyens intellectuels -
. . Nous instruisons, hors toute partialité, hors toute propagande.
. . Nous nous cultivons.
Au total -
. . Nous tempérons l'autre. Nous adoucissons ses manières.
. . Nous le convertissons.
. . Nous l'épanouissons. Nous l'exaltons.
. . Nous l'"enrichissons".
. . Une retraite spirituelle peut changer son Homme.
. . L'enfant sort parfois de la retraite de 1ère communion solennelle
. . . . respectueux, doux, serviable,
. . . . mais ce ne dure pas car il atteint alors bientôt l'âge de la puberté.
. . Les philosophes grecs des -400--300 ont créé le monde hellénistique.
. . Jésus de Nazareth a apporté la miséricorde.
. . La Révolution française, les droits individuels et l'égalité, sauf sexuelle.
. . Divers orateurs français des 1900, le laïcisme et le droit d'association.
. . Ne reste désormais qu'à faire comprendre que les droits ne sont qu'un leurre
. . . . pour ceux qui ne disposent pas au moins d'un revenu minimal décent.
Et nous-mêmes nous faisons parfois aussi évoluer dans la bonne voie.
. . Nous nous rangeons des voitures ... .
. . Nous nous ressaisissons. Nous nous assagissons.
. . Nous reprenons "le droit chemin". Nous nous y remettons.
. . Nous adoptons une bonne ligne de conduite.
. . Nous prenons de bonnes habitudes.
. . Nous nous convertissons.
. . Nous adoptons un idéal.
. . Nous nous dépassons, surpassons, transcendons.
. . Nous sublimons nos passions.

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