Les entités somatiques - Remarques -

MAIS COMMENT EN FAIT, CONSTATE-T-ON CETTE ÉVOLUTION SOMATIQUE ?
1t déjà simplement, en étudiant la géographie humaine,
. . voire fouillant un peu la surface de la Terre.
. . En effet, tout comme la cosmographie éclaire la cosmologie,
. . . . la géographie physique , la géologie,
. . . . de même, les géographies botanique, zoologique, humaine,
. . . . . . la "somatologie", l'Histoire.
En outre, comme l'a remarqué dès les 1866 Ernst Haeckel,
. . puisque les ontogénèses retracent les phylogénèses,
. . . . pour mieux comprendre cette évolution,
. . je les passerai quelque peu en revue,
. . . . ainsi, d'ailleurs, que les métamorphoses.

CHEZ LES PLANTES -
Ici, tout commence, en effet, par une simple spore ou une simple graine. 

CHEZ LES SPONGIAIRES -
Là, l’œuf devient d’abord une larve aquatique libre.
. . Puis celle-ci se fixe et devient un adulte diploblastique.

CHEZ LES CNIDAIRES -
Parfois la larve, devenue adulte, reste aquatique.

CHEZ LES BRYOZOAIRES -
La larve devient un adulte deutérostomien.

CHEZ LES MOLLUSQUES -
De la larve au naissain (coquillage fixé) puis, de là à l’adulte.

CHEZ LES CRUSTACÉS -
L’œuf devient un nauplius qui ne présente que 3 paires d’appendices.

CHEZ LES ÉCHINODERMES -
La larve présente une symétrie bilatérale.
Et elle devient un adulte à symétrie axiale pentamère.
. . Mais, parfois, une symétrie bilatérale reste sous-jacente.

CHEZ LES PROTOCORDÉS -
L’œuf devient un embryon directement adulte.
. . Mais, chez les tuniciers, il perd sa corde dorsale.

CHEZ CERTAINS INSECTES -
La métamorphose est complète. Aussi sont-ils dits holométaboles.
. . L’œuf devient une larve souterraine, parfois pour plusieurs années.
. . La larve devient nymphe.
. . . . Chez les lépidoptères, on parle de chenille et de chrysalide.

. . La nymphe devient un adulte, dit imago, qui vit peu de temps.

CHEZ LES INSECTES HÉMIPTÈRES, ORTHOPTÈRES
. . ET QUELQUES DIPTÈRES ET NÉVROPTÈRES -
La métamorphose est incomplète. Aussi sont-ils dits hémimétaboles.

CHEZ LES INSECTES APTÈRES -
Pratiquement : aucune métamorphose. Aussi sont-ils dits amétaboles.

CHEZ LES ARACHNIDÉS ACARIENS -
L’œuf devient une larve à 6 pattes.
La larve, une nymphe à 8 pattes.
La nymphe atteint l’état adulte.

CHEZ LES ARACHNIDÉS ARANÉIDÉS, LES ARAIGNÉES -
L’œuf devient un jeune sans poils, enfermé dans un cocon.
Ce jeune se délivre du cocon, se pourvoit de poils et devient adulte.

CHEZ QUELQUES ESPÈCES DE POISSONS -
Chez la lamproie, l’esturgeon, le poisson-lune, le polyptère,
. . le protoptère, le congre, l’anguille et quelques autres espèces,
. . l’oeuf devient larve. La larve devient un adulte.
Chez le congre, l’état larvaire s’étend sur toute une année.
Chez l’anguille, sur 2 années même
. . et, encore, au bout de ce temps, la larve n’est qu’une civelle.

CHEZ LES AUTRES ESPÈCES DE POISSONS -
N’apparaît guère de métamorphose.
. . L’œuf devient alevin, fretin. L’alevin, le fretin, devient un adulte.
Cependant, chez la sole, la plie, le turbot, le flétan, la limande
. . et les autres espèces de la superfamilles des pleuronectes,
. . l’alevin s’aplatit et fait passer son œil gauche à droite.
. . Et, chez les gobiidés périophtalmes, pour marcher sur les fonds,
. . . . il transforme ses nageoires pectorales
. . . . et, du coup, fait passer ses yeux au sommet du crâne.

CHEZ LES AMPHIBIENS -
La larve de la cécilie donne un adulte sans pattes.
Celle des anoures, un adulte à pattes non palmées et sans queue.
Celle des urodèles, salamandre exceptée, de même mais avec queue.
Celle de la salamandre, de même mais à pattes palmées.

CHEZ LES OISEAUX -
L’embryon présente des ébauches de dent.
Le petit du flamant a l’allure d’un canneton.

CHEZ LES LACERTILIENS -
Les boïdés et diverses autres espèces
. . ont gardé des vestiges de leurs anciens membres postérieurs.

CHEZ LES ONGULÉS -
Le marcassin porte une livrée rayée.

CHEZ LES PINNIPÈDES -
La jeune otarie n’est habituée à l’eau de mer qu’âgée de plusieurs semaines.
Le phoque des Iles Kerguelens (un éléphant de mer)
. . ne perd ses poils qu’à la 4ème semaine.

CHEZ LES HUMAINS -
D’abord : une ovule fécondée.
. . Nous en sommes aux - 3 400 000 000 d’années.
À la fin du 1er jour, la cellule se divise. L’embryon est alors dit morula.
. . Nous en sommes aux - 900 000 000.
À la 36ème heure : 4 cellules. Au 3ème jour : 32 celules.
. . Et, autour des centrales, des périphériques, qui deviendront le placenta.
Au 4ème jour : 60 cellules centrales.
Au 6ème jour : 100 cellules centrales.
. . La morula s’est creusée : elle est devenue diploblastique.
. . L’embryon est alors dit blastula.
. . Nous en sommes aux - 750 000 000.
Au 8ème jour, la blastula descend de l’ovaire dans l’utérus.
. . L’embryon est alors dit gastrula.
. . Subitement : ... 1 000 000 000 de cellules différenciées.
. . Et se forment un 3ème feuillet et une bouche.
. . Nous en sommes aux - 680 000 000.
Au 16ème jour : 2 mm.
Au 28ème jour : une tête démesurée, 4 bourgeons de membres, une queue.
Au 40ème jour : 8 mm. Au 50ème : 15.
Au 60ème jour : 30 mm, des doigts, des orteils,
. . si masculin, un appareil génital apparent. 
Au 70ème jour, tous les organes sont là, mais le squelette est cartilagineux.
. . L’embryon est alors dit foetus.
. . Nous en sommes aux - 440 000 000.
Puis la queue disparaît. Mais les Mongols en gardent un vestige ... :
. . un point bleu au bas du dos.
. . Nous en sommes aux - 20 000 000.
À la naissance, le nouveau-né est bas sur jambes et blanc.
. . Nous en sommes au - 16 000 000 et en climat tempéré.
À la 2ème année au moins, il commence à courir debout.
. . Nous en sommes aux - 6 000 000.
À la 3ème année, le larynx descend
. . formant boîte vocale, permettant l’articulation.
. . Nous en sommes au - 500 000.
Vers les 20 ans, enfin, nous en arrivons à nos ... 60 000 000 000 de cellules.
. . Et, éloignés alors au maximum de l’élément liquide originel,
. . nous sommes passés des 75% de notre poids en eau à la naissance aux 60%.

ET, EN FAIT, TRÈS PROBABLEMENT,
. . TOUTES LES MÉTAMORPHOSES SONT COMPLÈTES.
. . S’ils nous paraissent ainsi incomplètes,
. . . . c’est que nous n’avons pas encore tout détecté.

MAIS COMMENT S'ACCOMPLIT CETTE ÉVOLUTION ?
D’abord, des organes se créent.
Puis, différemment selon les circonstances, ils se transforment.
Certains s’atrophient, jusqu’à ne plus être que des vestiges, et disparaissent.
. . Cependant, parfois, certains sont encore là quand leur fonction n’y est plus.
Certains autres s’hypertrophient.
. . Alors, s’ils en arrivent à l’hypertélie, ce peut devenir dangereux.
. . . . En effet, dans l’élan, on peut finir par atteindre
. . . . . . l’inepte, détestable, fragilisante, nocive fuite en avant,
. . . . . . la folie qui fonce sans savoir où elle va,
. . . . . . une spécialisation exagérée.
. . À ce moment-là, pour revenir en arrière, pour sauver l'espèce,
. . . . tant mieux si on retrouve encore,
. . . . . . quelques spécimens anciens, antiques, archaïques, frustes, rustres,
. . . . . . euryéciques (à savoir aux possibilités diverses), ça et là subsistant.
Au contraire, d’autres ne font que s’améliorer,
. . notamment grâce à des croisements, des métissages, des hybridations.
. . . . "Cultivons la différence." avançait André Malraux, ......, ...... .
. . . . "Enrichissons-nous de nos différences mutuelles."
. . . . . . demandait, vers les 1930, dans "Variétés II", Paul Valéry.
Et, évidemment, à partir de tout ceci,
. . on en arrive quelquefois à ce qu’on appelle des homoplasies,
. . . . des organes semblables créés par des lignées sans parenté.
Enfin, d’une manière générale, on a été vers une complexification incessante,
. . l’artificiel se mettant même à prolonger l’anatomique, l’économique, le physiologique.
Ç’a-t-il été toujours vraiment un progrès ?
. . Après 3 000 000 000 d’années, les bactéries sont encore là,
. . . . et quelques-unes, après avoir surmonté les pires conditions qui soient.
. . En ferons-nous autant ?

MAIS EN VUE DE QUOI TOUTE CETTE ÉVOLUTION ?
Assurément, notre 1ère idée, c’est de rester en vie, ou de survivre.
Rester en vie -

. . Besoins de manger, de se soigner, ..., voire,
. . . . puisqu’en effet, "l’Homme ne se nourrit pas seulement de pain"
. . . . . . (Moïse, selon l’auteur du Deutéronome, 8, 3),
. . . . besoin d’écouter, de lire, ... pour se former psychiquement, intellectuellement.
. . Cependant, d’autres idées aussi parfois existent : anorexie, goût du suicide
. . . . et, encore, pour en sauver d'autres, décision d’agir au péril de sa vie.
. . . . Et chez les animaux même :
. . . . . . mères se sacrifiant pour ses petits,
. . . . . . pères aussi, même si le coeur percé du pélican est une légende,
. . . . . . sentinelles s’exposant en avertissant immédiatement,
. . . . . . chevaux, chiens se sacrifiant, même pour des Humains.
. . . . . . . . Un hiver des 1840, dans le village de mon enfance,
. . . . . . . . comme le conta Charles Nodier à l’époque,
. . . . . . . . une chienne lutta jusqu’à la mort contre un loup,
. . . . . . . . . . pour que soient sauvés les 2 enfants de son maître.
. . . . Chez les Humains :
. . . . . . bien souvent, n’importe qui pour n’importe qui.
. . . . . . Deux exemples entre mille -
. . . . . . . . Cet autochtone
. . . . . . . . . . qui, le 1er novembre 1954, en Algérie,
. . . . . . . . . . . . dans l’autocar qui le menait à la ville, avait fait la connaissance
. . . . . . . . . . . . . . d’un couple d’enseignants venant d’arriver de la Métropole,
. . . . . . . . . . et qui,
. . . . . . . . . . . . . . après avoir été débarqué comme les autres du véhicule,
. . . . . . . . . . . . . . et avoir vu l’instituteur tombé sous les balles,
. . . . . . . . . . . . se mit devant l’épouse et en mourut à sa place
. . . . . . . . . . . . . . déclarant "C’est pour la France." ... .
. . . . . . . . Et ce sergent qui, un "beau" matin du printemps 1959,
. . . . . . . . . . à Alger, à la terrasse d’un café, se jeta sur un objet lancé,
. . . . . . . . . . . . en fut déchiqueté,
. . . . . . . . . . . . mais sauvant de la mort les dix personnes attablées là comme lui.
. . . . . . Et d’autres aussi, quoique moins nettement, sacrifient leur vie.
. . . . . . . . Ce sont ces génies, ces idéalistes
. . . . . . . . . . qui, incompris, voire méprisés,
. . . . . . . . . . . . persévèrent cependant et meurent à la tâche, ou ... se suicident,
. . . . . . . . . . et de qui, pourtant, nous vivons,
. . . . . . . . . . et aux travaux de qui, pourtant, nous nous référons sans cesse.
Survivre
-
Aussi, nous avons un penchant certain à vouloir
. . perpétuer l’espèce à laquelle nous appartenons,
. . perpétuer l’acquis accumulé par nous-mêmes et par nos descendants.
. . Toutefois, il en est, ici aussi, qui refuse. Ici : toute descendance.
. . . . Généralement, c’est par malchance ou par égoïsme.
. . . . Mais il en est qui le font adoptant une certain fonction.
. . . . Et il en est aussi qui le font par ascèse, sur vœux ou non.
. . . . . . Cette disposition d’esprit est plutôt considérée comme bizarre.
. . . . . . Mais, dans le passé, au contraire, elle a été signe de perfection.
Et puis, après tout, ce que, peut-être, nous voulons toujours, au fond,
. . c’est seulement être autre chose, être autrement,
. . . . hors même toute utilité, tout idéal ... .
Aussi, par ailleurs, avons-nous inventé une œviéternité d'âmes,
. . à savoir même, si on veut,
. . . . de l'éternité se rattachant à tout organisme vivant ... .

ET PAR QUELS MOYENS AVANCE CETTE ÉVOLUTION ?
Déjà : s'entendre avec l'environnement.
Et, pour y parvenir, il existe tout de même plusieurs façons de faire :
. . ou accepter (Ho là ! Ceci nous convient. Ceci doit s'arrêter là.)
. . ou refuser,
. . ou fuir ou se prémunir, ou se défendre.
Et on a cru pouvoir tout réduire à la réussite des plus adroits en ces domaines.
. . Peut-être.
. . Mais, de toute façon, pour que tout survive,
. . . . il faut bien admettre une hérédité des caractères acquis.
. . . . Bien sûr, le fils du charron ne naîtra pas forcément bien musclé.
. . . . C'est plusieurs générations ensuite qu'apparaissent des caractéres ancestraux.
. . . . C'est l'atavisme bien connu des
médecins et admis par les anthropologues.
. . . . Ainsi, du reste, avons-nous parfois l'impression d'avoir vécu dans des endroits
. . . . . . où nous ne sommes jamais allés.
Et tout un chacun de se retrouver
. . à la pointe d'un gigantesque triangle isocèle renversé,
. . . . quoiqu'avec des croisements
. . et, dans la mesure où il a des descendants, au sommet d'un autre, à l'endroit
. . . . et plus ou moins effiloché.

ET QUI, EN DERNIER RESSORT, EST LÀ DERRIÈRE ?
Évidemment, les scientifiques en général n’y voient
. . qu’un enchaînement de causes à effets, de causes tant finales qu’efficientes, au reste.
À l’encontre, de nombreux courants religieux,
. . se conformant à leurs livres fondateurs, ... devenus sacrés ..., restent créationnistes.
. . Ils croient qu’un Dieu, intervenant incessamment, crée lui-même chacune des espèces
. . . . ou, tout au moins, qu'un certain jour, il a créé l'espèce humaine.

. . Et, ma foi, ces créationnistes ont beau jeu de clamer que les scientifiques ne prouvent rien.
. . . . En effet, malgré tous leurs efforts, ceux-ci n’arriveront jamais
. . . . . . à découvrir tous les chaînons manquants, fatalement,
. . . . . . . . du fait qu’ils ne pourront jamais atteindre, que leur échappera toujours,
. . . . . . . . . . l’infiniment petit de la causalité.
Tout de même, on peut objecter aux créationnistes
. . que, là, croyant exalter un Créateur, ils l’abaissent, en fait, à un rôle mesquin.
. . En effet, pourquoi vouloir ainsi tant de créations
. . . . alors qu’un Dieu, bien à sa place, devrait plutôt, semble-t-il,
. . . . . . "se situant hors" notre univers, même immense, éternel,
. . . . . . "se situant hors" l’espace, le temps,
. . . . . . "avoir" créé tout en une seule fois ?
. . Si on veut bien croire à un Dieu, ce ne peut être, en effet, que,
. . . . . . face à un Univers inexplicable, incompréhensible,
. . . . . . . . étant donné les 5 infinis spatio-temporels,
. . . . ce ne peut être qu’à un Dieu, seule spiritualité,
. . . . . . . . refusant à cet Univers, toute cette spiritualité,
. . . . . . . . . . jusque là confondue avec les psychismes et les intellects,
. . . . . . qu'à ce Dieu Esprit-Saint dit Verbe, au départ de son évangile, par Jean l’apôtre.
. . Ainsi, par la même occasion, se trouverait facilement rejetée
. . . . cette absurde anthropomorphisation d’un Dieu
. . . . . . présenté comme ayant de vulgaires sentiments humains.
. . . . Et se trouverait résolu ce lancinant problème du mal.
. . Et ainsi pourra être mis fin à ces orgueilleuses prétentions humaines
. . . . de croire qu’il atteindra Dieu, qu’il est son oméga.
. . . . Un Dieu ne peut être que d’une autre nature que tout ce qui est en ce Monde.
Et ainsi voit-on à quel point est juste cette réflexion de François Dugognet
. . . . dans "Pour le moins" de 2009 :
. . "Le plus déterminant se situe dans le plus diminué.",
. . . . à savoir dans l’infiniment petit des causes.

UNE DERNIÈRE REMARQUE, UNE HYPOTHÈSE : UNE ULTIME ESPÈCE.
Nous pouvons sans difficulté constater
. . que l’Humanité s’est de plus en plus dotée de compléments artificiels,
. . et, donc, qu’elle a de moins en moins sollicité son anatomie,
. . et, donc, que, peu à peu, elle s’est désincarnée et est devenue de plus en plus éthérée.
. . Pourquoi donc, alors, ne pas imaginer
. . . . que d’autres êtres sur d’autres astres
. . . . . . en soient parvenus à des stades encore plus évolués,
. . . . et que ces anges et démons présentés par diverses idéologies soient ces êtres mêmes ?
. . Le rationaliste va se raidir. À tort, à mon sens.
. . . . En effet, le vrai rationaliste se doit de tout aborder.
. . . . Certainement, il peut rester dubitatif,
. . . . Néanmoins, il doit toujours laisser aux autres la liberté de croire.
. . Il s’agit donc des démons et des anges de la religion juive et des religions chrétiennes,
. . . . qui devinrent, aux 2 1ers siècles de l'ère commune,
. . . . . . chez les émanatistes des êtres divers et chez certains gnostiques des éons,
. . . . mais qui furent adoptés comme tels par la religion musulmane.

. . Dans les livres de base de ces religions, ils sont présentés
. . . . comme des êtres existant vraiment,
. . . . comme des êtres pourvus de pouvoirs extraordinaires,
. . . . . . se jouant des obstacles matériels,
. . . . . . jouissant d’une vie prolongée,
. . . . et surtout, d’emblée, comme des êtres ou affreux ou délectables.
. . Les démons sont considérés comme des êtres malfaisants,
. . . . et, le plus souvent, comme des anges déchus.
. . . . Ils sont appelés aussi fils des Ténèbres.
. . . . Dans les livres de base des chrétiens, lesquels ont été dits nouveau testament,
. . . . . . ils sont cités quelque 50 fois.
. . . . Et leur chef y est conté comme offrant par 3 fois une tentation à Jésus de Nazareth
. . . . . . en retraite dans un désert avant sa vie publique.
. . . . Comme, donc, ces démons sont plus ou moins désincarnés,
. . . . . . leurs mauvais penchants ne sont guère charnels,
. . . . . . mais plutôt d’ordre psychique ou intellectuel :
. . . . . . . . orgueil, insoumission, ambition, vanité, jalousie, colère, ... .
. . . . Et, bien sûr, leurs principales occupations, c’est
. . . . . . d’inciter les humains à mal faire,
. . . . . . de tâcher de les détourner de leur "droit chemin",
. . . . . . d’essayer d’éveiller en eux les pulsions les plus viles,
. . . . . . voire ... de tenter de les "posséder" ... .
. . . . Et leur prince est dénommé de diverses façons :
. . . . . . Lucifer, "Je porte la Lumiére.", d’où "Je suis la Lumière.", "Je suis Dieu.",
. . . . . . Satan, "L’ennemi, par excellence",
. . . . . . Belzébul, nom du dieu des Cananéens repoussés par les Juifs antiques,
. . . . . . Diable, à partir des hellénophones devenus chrétiens, "Le trublion", par excellence,
. . . . . . "le Prince des Ténèbres", "la Bête immonde", "le Malin",
. . . . . . Iblis, chez les musulmans.
. . . . Quant aux autres démons, ils sont dits
. . . . . . suppôts de Satan, diables aussi,
. . . . . . chez les musulmans, djin’s ... .
. . . . Enfin, ces êtres malfaisants, on les a fait résider, simple fantaisie,
. . . . . . à l’intérieur de 7 "cercles" infernaux, correspondant aux 7 cieux des anges,
. . . . . . . . ce, de moins en moins loin dans l’intérieur de la Terre
. . . . . . . . . . selon qu’ils sont de moins en moins terribles.
. . Les anges, au contraire, donc, sont considérés comme des êtres bienfaisants,
. . . . Et ils sont dits fils de la Lumière.
. . . . Dans les livres de base communs aux juifs et aux chrétiens,
. . . . . . il en est qui sont apparus à Abraham, Loth, Jacob, Daniel, Tobie, Job, ... .
. . . . Dans les livres de base chrétiens seulement,
. . . . . . à Marie, à Joseph, aux bergers,
. . . . . . aux mages (savants, successeurs des collègues d’Abraham),
. . . . . . à Pierre, le 1er des apôtres, lesquels, les 1ers envoyés de Jésus de Nazareth.
. . . . Par la suite, selon leurs témoignages ..., à divers personnages ... .
. . . . . . Mais, souvent, par humilité, on a ainsi transformé des révélations personnelles.
. . . . Et comme ces anges sont aussi plus ou moins désincarnés, éthérés,
. . . . . . leurs vertus ne sont guère charnelles.
. . . . . . Elles sont plutôt d’ordre psychique, intellectuelle :
. . . . . . . . humilité, soumission, patience, douceur, ... .
. . . . Ainsi leurs principales occupations, à eux, sont-elles de
. . . . . . nous protéger, veiller sur nous, nous sauver des "précipices",
. . . . . . nous guider, nous rappeler à nos devoirs, nous inciter à bien faire,
. . . . . . nous soutenir face aux tentations, ... .
. . . . Et, ici aussi : une hiérarchie.
. . . . . . Et ici, contrairement à l’avis d’un certain Pseudo-Denys des quelque 500,
. . . . . . et conformément à ce qui se dit des démons, je proposerai plutôt 7 "cieux".
. . . . . . . . Au 1er, le moins élevé : les chérubins, soit les spécialistes de l’exultation.
. . . . . . . . Au 2ème : les séraphins, des illuminations.
. . . . . . . . Au 3ème : les vertus, soit les énergies.
. . . . . . . . Au 4ème : les trônes, soit les majestés.
. . . . . . . . Au 5ème : les puissances.
. . . . . . . . Au 6ème : les dominations.
. . . . . . . . Et au "7ème ciel", à l’empyrée : les archanges, à savoir,
. . . . . . . . . . selon les chrétiens,
. . . . . . . . . . . . Raphaël, "Dieu est le Salut",
. . . . . . . . . . . . Gabriel, "Dieu est l’Énergie",
. . . . . . . . . . . . et le prince de tous, Michel, "Personne d’autre n’est Dieu",
. . . . . . . . . . et, selon les juifs, en outre,
. . . . . . . . . . . . Séaltiel, (dit aussi Sariel), Ouriel, Jéhudiel, Baraquiel,
. . Et une ultime remarque concernant tous ces êtres :
. . . . ainsi que je me suis déjà expliqué à ce sujet, il ne peut s’agir d’esprits.
. . . . Et encore moins d’esprits purs, tels que l’ont fait remarquer, du reste,
. . . . . . Pierre Chrysologue, vers les 430, Fulgence, vers les 500.

BIBLIOGRAPHIE COMPLÉMENTAIRE -
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"L’Europe des origines", Venceslas Kruta, "Gallimard", 1992 -
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"Métamorphoses", ...... Axelos, "Hachette", 1996 -
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"L’évolution, des faits aux mécanismes", Louis Allano, Alex Clamens, "Ellipses", 2000 -
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"La génétique des populations", Luca et Francesca Cavalli-Sforza, "Jacob", 2008 -
"Les Vikings", Régis Boyer, Laffont, 2008 -
"L’aventure du corps"[depuis l’Antiquité], Georges Vignama, "Pygmalion", 2009 -

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